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Le long du rivage [Ft Loganou]
Amai Gakuen  ::  :: RPs 2017
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Lun 12 Juin 2017 - 18:11

Cœur incontesté des traditions de Kobe, comme du reste du pays en général, avec ses bâtisses divers aux styles anciens, ainsi que ces habitants qui semblent pour la plus par se donner pour objectif de renforcer cette impression d'un autre temps, le district de Fujin est certainement l'un des plus peuplé de toute la ville. Autant par les habitants que par les touristes intéressés un tant soit peu par l'histoire, les traditions ou la beauté des bâtiments. Peu importe l'heure ou le jour donc, il va sans dire que le trafique y est dense, autant par les véhicules que par les personnes.

Pas franchement le genre de lieux où tu te rend en temps normal donc. Oui parce que bon, la foule, le bruit, tout ça, c'est pas trop ta tasse de thé. Après le quartier en lui même te semble des plus intéressant et il te ferais certainement grandement plaisir de pouvoir t'y promener, découvrir un peu plus la ville, son histoire. Il paraît que c'est très beau en plus. Mais même si tu t'y trouve, l'architecture n'est pas le point qui attire le plus ton attention pour le moment. Il y aurai moins de monde, moins de bruit, moins de risque de te faire rentrer dedans aussi. Non parce qu'avec ta carrure aucun doute que tu fini par terre, et les fesses sur le bitume... bah c'est pas des plus agréable quoi, donc tu préférerais éviter. Peut être qu'un autre jour, plus tard, beaucoup plus tard, que les lieux se ferons plus calme, tu pourrais tenter une excursion a but touristique ? A voir.

Pour l'instant tu cherche plutôt à passer inaperçu, rasant les mur avec une splendide marche de crabe qui doit sans doute avoir l'effet inverse que ce qui est rechercher, mais ça te rassure, même si tu est ridicule. D'autant plus que tu porte un sweet bleu trois fois trop grand pour toi et bien visible avec un short un peu trop court pour un garçon. Tu tire sur le haut et on a l'impression que tu porte rien en dessous. Le seul truc qui jure pas c'est ton sac, petit, discret, mais qui semble bien remplis par contre. Difficile donc d'obtenir l'effet voulu. Bon en même temps c'est pas comme si t'essayais d'échapper à quelqu'un qui veut te refaire le portrait façon Picasso non plus, c'est juste psychologique, parce que t'es pas à l'aise dans la foule et pas non plus quand on te regarde. Et puis de toute façon, actuellement le seul mec que tu connais capable de faire un truc comme ça c'est Logan, et ça fait un moment que tu n'a pas de nouvelles de lui. Depuis qu'il a arrêter les cours et que vous ne partagez plus la même chambre en fait.

Tu avance donc ainsi dans la rue, passant au travers de la foule en te faisant le plus petit possible. Ton objectif final ? Atteindre la plage sans problème. Parce que tu viens enfin de réaliser que si il y a la mer non loin c'est qu'il doit y avoir une étendue de sable au bord de celle ci, au moins un peu. Dans une ville aussi touristique le contraire aurais même été des plus étonnant puisque la plage attire également beaucoup les personnes. C'est pour ça que ça ne t'a pas étonné d'apprendre que celle ci se trouvais au bout du district de Fujin, étant lui même l'un des lieux les plus fréquentés du coin. Bien sur quand tu a comprit qu'un tel lieux se trouvais non loin de toi, tu n'a pas résisté à l'idée de t'y rendre. Faisant sur le moment fit de ta timidité pourtant omniprésente chez toi. C'est quand tu est arrivé dans la rue principale que tu t'es rendu compte du problème, mais plus question de reculer à ce moment.

Bien que ce soit difficile pour toi de passer au travers de cette foule importante qui envahis les lieux, cela n'en reste pas moins une expérience des plus enrichissante puisque malgré le fait que ton attention soit porté sur ton avancé, ton esprit se laisse parfois distraire par ce qui t'entoure. Notamment lorsque tu passe près de magasins ou restaurant et que la douce odeur des spécialités locales envahis l'air ambiant, faisant ressortir ton coté indéniablement gourmand qui se ferais un plaisir de goûter à l'origine de toute ces délicieuses senteurs. Ce désir te fait t’arrêter plusieurs fois en chemin, mais t'étend fait bousculé une ou deux fois à cause de ça, ce que tu cherche à éviter depuis le début, tu fini par secouer la tête et te claquer un peu les joues afin de te motiver à ne plus te laisser distraire.

Allez, un peu de courage, tu peux arriver au bout sans encombre si tu fais attention, c'est la mer que tu va trouver à la fin après tout !

Au bout de ce qui te parais une éternité, mais qui en fait n'a durée qu'une dizaines de petites minutes tout au plus, tu arrive enfin en vue de ta destination. La plage. Elle s’étale devant toi, accompagnée par la mer qui s'étend à perte de vue jusqu'à la ligne de l'horizon. Le sable est déjà accaparé par un certain nombre de personnes, mais rien de bien affolant non plus, tu a largement la place de t’installer dans un coin et de profiter toi aussi de l'eau et du soleil. Retrouvant en un instant ta bonne humeur et ton dynamisme, te voilà entrain de courir afin d'atteindre l'eau, manquant d'ailleurs de trébucher lorsque tu atteins la limite entre la rue et le sable.

Tu soupire de désespoir face à ta propre maladresse, qui t'a attiré quelques regards furtif en passant. Enchaînant ensuite avec un étirement de ton corps en lançant tes bras vers le ciel, avant de te baisser pour enlever chaussures et chaussettes dans le but de sentir la douceur et la chaleur des grains sous ta voûte plantaire. Tu y enfonce tes pieds, faisant jouer tes orteils avec ces petits bouts qui forment un si beau rivage, les laissant courir sur ta peau comme une caresse, bien qu'un peu brûlante à cause de la chaleur qui à pris place en cette journée. La brise marine viens enfin emplir tes poumons, te faisant toussoter sur le premier coup à cause de la saturation en iode, mais qui n'en reste pas moins agréable une fois habitué. Tu ferme les yeux en prenant une grande inspiration alors qu'un sourire satisfait étire tes lèvres.

Tu fini par rouvrir tes yeux, qui entraînent ton esprit bien loin de ce que peu ressentir ton corps au même moment. Non, ils sont fixés sur une toute autre chose qui à capté ton attention bien plus que la douceur sous tes pieds. Une autre personne pour être plus précis. Tu fixe la silhouette de cet individu que tu aurai imaginé revoir à n'importe qu'elle autre endroit de la ville, mais certainement pas ici, surtout une journée comme ça. Sur une plage bondé de monde. Non, définitivement pas son style. Ce qui te fait te demander comment il en est arrivé ici et ce qu'il fait là. D'ailleurs tu doute même un peu de ce que tu vois. Peut être est juste la chaleur qui tape un peu trop après ton petit coup de speed et qui te fait tourner la tête. Surtout depuis le temps que tu ne l'a pas vu.

Mais cela te parait tout de même trop réel pour être une simple invention de ton esprit. Douteux et surtout perturbé, bien que ravis au fond de pouvoir le voir, tu ne peux empêcher tes lèvres de prononcer son nom avec surprise.

- Logan ?
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Lun 12 Juin 2017 - 19:26

Il. Fait. Chaud. Constat implacable de ma raison à l'agonie, de mon cerveau en train de fondre sous le soleil à mesure que je me morfonds, un peu, beaucoup, passionnément et à la folie. Je déteste la chaleur. Je déteste l'été. Tout d'abord parce que tu passes ton temps à suer dès que tu fais un effort, que l'atmosphère est moite, que tu peux rien foutre de tes journées à part boire deux litres d'eau en espérant que le vent chaud ne vienne pas t'achever la gueule, voilà. Ouais bon, techniquement c'est pas encore l'été. Mais tu sais quoi ? C'EST TOUT COMME. Le pire dans tout ça, c'est que j'peux pas me dévêtir. Pudibonderie oblige. Ah, non. J'rigole pas avec ces choses-là. Essaye de retirer mon t-shirt et j'te jure, pauvre merde, que c'est tes tripes que j'vais retirer. Hors de question d'aller à la plage. D'me baigner. Dans l'eau. Avec des gens qui pissent dedans. Et m'étaler sur des excréments de poissons -non parce que le sable, en gros, c'est ÇA. -, entre la grosse truie qui s'est crue dans un camp de naturiste et les deux gosses se perdant en babillages grotesques. Cette odeur humide de crème solaire, les méduses, les coups d'soleil, et les moments où tu t'fais royalement chier, allongé comme une larve sur le sable, sans savoir quoi foutre.

Tch.
Pourtant, ouais, j'me suis paumé à la plage. En pleine journée. Avec des gens.
Plein. De. Gens.

Un t-shirt léger, blanc, qui me met terriblement mal à l'aise parce que OH MON DIEU on voit mes pectoraux se dessiner en-dessous, et mes bras de Hulk non recouverts par mon haut, parce que, oui, non, hein, bien sûr, il n'a pas de manches. Je me sens pas bien du tout. J'rigole pas. J'crois que ça se ressent dans ma manière de vous parler. C'est. Très. Dé.Cou.Su. Comme ça.
Je rajuste mon jean - oui, un jean, en cette chaleur, no comment - et regarde distraitement le paysage se déployant autour de moi. Des mioches, des vieux, des pimbêches, des cons, et puis la mer, le sable, et le ciel qui s'est paré d'un teint jaunâtre. Ah, non.  Ça, c'est à cause de mes lunettes de soleil. Faut savoir que mes yeux bleus sont très sensibles à la lumière. Ou alors c'parce que je sors plus de ma piaule et que j'suis devenu un vampire. Il n'empêche que, pour pas m'farcir une céphalée atroce, j'dois porter ce petit accessoire à la con. 'Fin tu m'diras, j'ai l'air moins débile que si j'étais en train de plisser les yeux, eh.

Dans ma main droite, une glace. Vanille-framboise. Que je lèche de manière très suggestive mais sur le moment, j'suis trop innocent pour m'en rendre compte - sisi j'te jure -. Cette glace, c'est la seule chose qui me réconforte un peu. Même si j'serais pas contre un bon cocktail bien frais, dans un endroit climatisé. Pourquoi j'suis allé à la plage, déjà ? Ah, oui ! Jake a besoin de putain de coquillages ! Et c'qui le pauvre abruti, larbin de surcroît, qui va les chercher ? Ouais, ouais. M'demande pas pourquoi il a besoin de coquillages. La dernière fois il réclamait trois sortes de bois spécifique pour confectionner une statue vaudoue très euh... flippante.

Logan ?

Je tourne instinctivement la tête vers la voix qui prononce mon prénom, mon regard s'accrochant à une silhouette toute frêle, toute mimi, avec une petite touffe blonde sur le dessus. Je remonte mes lunettes de soleil, les calant sur ma tête, afin d'observer ce spécimen sans le filtre jaunâtre que confèrent les deux verres de mon accessoire optique.

Oh, Cloporte.

Je ne me souviens plus de son nom. C'est, mh... grave ?
Me frottant l'arrière de la tête, je détourne le regard, cherchant dans les vestiges de mon passé ce prénom occulté. C'est peine perdue. J'ai la mémoire sélective. Pourtant, je m'efforce de chercher.  À voix haute.

Albert... T-toshi... Kyo, Kuro, Kobayaaa... eh. Yuki ?

J'affiche un air contrit, qui s'efface cependant lorsque je sens quelque chose de froid sur mon index ; ma glace. Qui est en train de fondre. Je grimace, lèche le contour, mordant dans la crème glacée, tapissant mes lèvres d'un merveilleux coulis framboise. J'suis ptèt' un tueur à gages, n'empêche que j'suis toujours un gamin dans ma tête. Pas foutu de bouffer sans m'en mettre partout.

Dans l'empressement, je poursuis, comme pour me justifier de cet oubli de patronyme :

C'pas contre toi Naruto, j'ai jamais su retenir les prénoms. J'oublie même mon anniversaire. Chaque année. Mais j'me souviens de toi, hein ! T'es Cloporte. Mon ancien coloc. Tu deviens quoi ?

Naruto, oui. Bah, il est blond, hein...



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Mar 13 Juin 2017 - 16:50
A peine ce nom à t'il passé la barrière de tes lèvres que l'individu que tu observe se tourne vers toi. Cela te permet de confirmer tes doutes, malgré ta surprise de le voir là. Le physique est le même que celui de ton ancien camarades, à quelques blessures prêt qu'il a du ce faire entre temps, difficile donc déjà de douter de son identité. Il y a également le fait qu'il se soit retourné quand il t'a entendu, ce qui prouve que ce nom est le sien, ou du moins qu'il le connais bien. Deux points qui rendent son identification plus qu'évidente.

Il retire ses lunettes de soleil pour les poser sur sa tête alors que tu l'observe avec une joie non dissimulé. En même temps il t'en a toujours fallu très peu pour t'attacher aux gens et vous avez quand même partagé une chambre pendant plusieurs semaines. Autant dire que pour toi ça rapproche. Mais rien ne te certifie que c'est la même chose pour lui. Tu t’emballe un peu vite. Comme d'habitude.

D'ailleurs, il faudrait peut être que tu sorte aussi tes verres de protection, entre le sable clair et l'eau, le soleil a de nombreux endroits où se refléter et tu risque de t’abîmer les yeux. Mais tu verra ça un peu après, tu est bien trop occupé à jubilé devant ta retrouvaille pour y faire réellement attention.

Après un petit moment à t'observer, il semblerai qu'il finisse à faire le lien entre toi et ses souvenir. Plus ou moins. Il utilise le surnom qu'il te donnais en général quand vous vous croisiez. Ce qui veux dire qu'il te reconnaît.

Tu lui fais un sourire accompagné d'un petit signe de la main pour lui retourner la salutation.

-Salut.

Par contre il semble que sa mémoire ne soit pas plus efficace que cela.

Il cherche désespérément ton nom, de ce que tu peux en juger avec ses expressions, énumérant à voix haute tout ce qui peu bien lui passer par la tête. Ton visage se ferme un peu et une moue vexé fait son apparition avec cela, prouvant que tu n'apprécie pas plus que cela son oublie. D'accord vous ne vous êtes pas parlé tant que ça, mais tout de même !

Pourtant tu n'arrive pas vraiment à lui en vouloir, surtout face à son air désolé, qui te prouve qu'il s'en veut. Ou du moins qu'il veut le paraître. Tu ferme les yeux en soupirant un peu, désespéré par la situation. Après tout, déjà lorsque vous partagiez le même lieu de vie des situations similaire se sont produites. Tu ne devrais même pas en être étonné au fond.

Lorsque tu rouvre tes paupières c'est pour tomber sur une image des plus comique, qui ne peut que te tirer un petit rire amusé. Après tout voir Logan, qui pour toi est quand même plus proche de l'adulte sérieux et accomplit. Oui oui, vraiment. A croire que tu a un filtre devant les yeux quand tu t'attache aux personnes. C'est pas vraiment le genre de mots que la plus par des gens utiliseraient pour lui mais bon. Bref, le voir avec la face barbouiller de crème glacé à un petit quelque chose d'asses cocasse à tes yeux.

Ton rire s’accentue d'autant plus quand le brun commence à se lancer dans une belle justification du pourquoi du comment sur le fait qu'il n'ai pas retenu ton nom. Oublier son anniversaire ? Vraiment ? Tu ne sais pas si c'est vrai, mais rien que l'idée que quelqu'un ai pu avoir idée de sortir une telle excuse te paraît des plus drôle. Bon au moins il te prouve qu'il se souvient réellement de toi. C'est un bon début.

Tu tente de contrôler ton rire en posant tes mains devant ta bouche. Et tant qu'a faire si tu pouvais éviter qu'il ne voit de trop ton amusement, que tu ne le vexe pas trop. De plus, il serait tout de même bien que tu lui réponde.

-Désolé.

Respirant un grand coup, tu reprend ton sérieux afin de pouvoir lui tenir une conversation correcte. Ou au moins répondre un minimum. Tu lui fais un sourire contrit avant d'enchainer.

-En tout cas tu n'étais pas si loin sur la fin, c'est Yûko. T'en fais pas, je t'en veux pas, tu te souvient de moi, c'est déjà pas mal.

Ton regard se fixe de nouveau sur son visage sale. Il faut bien avouer que ça te perturbe un peu, en plus de t'amuser. Réfléchissant quelques instants, tu fini par te souvenir que tu a une serviette dans ton sac. Ce sera toujours ça de pris. Tu fais donc glisser l'accessoire le long de tes épaules afin d'en récupérer le contenue, qui s’avère être une serviette de plage multi-colore, que tu tend à ton interlocuteur.

- Tiens, ce sera mieux que de rester comme ça.

Tu penche un peu la tête, faisant tomber tes cheveux sur le coté, alors que ton bras est tendu vers Logan afin qu'il puisse prendre l'objet. Visible tu semble fière de pouvoir lui venir en aide.

- Sinon, rien n'a vraiment changé pour moi, j'étudie toujours en musique et j'ai un nouveau colocataire, rien de bien captivant en soit. Et toi alors ? Après tout tu a quitté l'établissement d'un coup, qu'est ce qui c'est passé ?

Tu deviens d'un seul coup très curieux d'entendre ce qu'il va dire, si il accepte de te répondre. Après tout il a quasiment disparu d'un coup, sans donner de nouvelles. Tu ne sait ni les raisons qui l'ont motivé, ni ce qui s'en est suivis.
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Jeu 15 Juin 2017 - 22:31

Vous savez quoi ? J'adore la framboise. Je sais, c'est extraordinaire, Logan Rothschild aime autre chose que sa bière et ses chips, c'est la nouvelle du siècle. Mais, sincèrement. Mes papilles gustatives ont un petit faible pour les fruits rouges et SURTOUT, la vanille. Le chocolat c'pas bon. C'est écœurant. Tout ça pour dire que cette glace, j'y tiens, et que ce foutu soleil est en train de ruiner mon petit plaisir. Hé, dites. Est-ce qu'on peut éteindre le soleil ? Juste deux minutes, le temps que j'finisse de bouffer.

En tout cas tu n'étais pas si loin sur la fin, c'est Yûko. T'en fais pas, je t'en veux pas, tu te souvient de moi, c'est déjà pas mal.

En même temps, leurs prénoms japonais se ressemblent tous. Nous les occidentaux on a "Logan", "Nathan", " "Yoann" et... tout compte fait c'est aussi galère à différencier. J'y peux rien, si ma mémoire fait défaut. Je me souviens des visages, des manies, des lubies. Mais ce qui n'est pas tangible, je m'en affranchis. Un prénom n'a aucune importance après tout, l'important c'est cette personne face à moi, ce qu'elle est et ce qu'elle représente ; l'essentiel c'est sa moue joyeuse et ses yeux qui se plissent quand il sourit. C'est le mouvement languissant de ses mèches de cheveux suivant les ballottements de sa petite tête, sa voix, et son pull trop grand pour lui. Le reste, je m'en fous.

Hop', je lèche de nouveau la glace, mon faciès tiré par quelques traits naissant de ma contrariété. Rah, fait chier.

Tiens, ce sera mieux que de rester comme ça.

Mon regard bleu s'accroche au tissu que me tend le Cloporte, s'y attarde quelques secondes avant que, lentement, mes yeux ne retrouvent ceux de mon interlocuteur. Il me connaît, pourtant. J'ai tendance à refuser toute "aide", tout ce qu'on veut bien me fournir pour me faciliter la vie. J'ai l'habitude de me débrouiller tout seul, que ce soit pour gérer ma vie ou bien pour nettoyer mon visage parsemé de coulis framboise. Alors je secoue la tête, haussant les épaules avant de mordre de nouveau dans ma crème glacée.

Pas besoin, chou. Y'a de l'eau à perte de vue, j'me débarbouillerais la face après ma glace. Mais merci quand même.

J'ai presque envie de le patpat, mais je préfère éviter d'être trop familier avec lui. J'veux pas être désagréable, mais j'veux pas non plus qu'il voie en moi quelqu'un de très sympathique ; ça serait dommage de s'attacher à l'autre, hein ?

Sinon, rien n'a vraiment changé pour moi, j'étudie toujours en musique et j'ai un nouveau colocataire, rien de bien captivant en soit. Et toi alors ? Après tout tu a quitté l'établissement d'un coup, qu'est ce qui c'est passé ?

Oh bah tu sais, maintenant je tue des gens. C'est cool, ça tâche un peu mais on s'y fait. Puis ça paye bien. Non sérieux, j'peux pas lui dire ça. Faut que j'trouve un truc ; n'importe quoi. J'ai jamais vraiment réfléchi à une couverture, j'veux dire, je parle rarement aux gens alors je n'en voyais pas spécialement l'intérêt. Mais, là...

Il est sympa ton coloc' ? Il t'espionne pas quand t'es sous la douche hein ?

Des questions de circonstance, juste histoire de gagner du temps.
Je m'éclaircis la  gorge, cherchant mes mots.

Bah, t'sais... Le typhon, ça m'a mis un coup. J'ai eu un bon gros trauma crânien, un bras pété. C'était compliqué. J'voulais faire une pause après ça.

Au moins, c'est la vérité. En vrai, ce traumatisme crânien m'a achevé. Incapable de me concentrer pendant des mois, des oublis de mots, de phrases, de souvenirs. Mon bras fracturé, coincé dans un plâtre qui m'empêchait de vivre correctement ; condamné à galérer pour effectuer mes tâches quotidiennes. C'était difficile.
Et puis Elya qui m'a abandonné. Qui est parti. Juste... volatilisé.
Et les morts.
Et ma mort. J'suis plus qu'un zombie.

Mais bon ça va mieux maintenant hein, on va pas épiloguer. Tu veux que j'te paye une glace ?



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Sam 17 Juin 2017 - 15:47
Tu hausse les épaules s'en t'y attarder plus longtemps, c'est son choix après tout. Si il en a besoin il lui suffira de te demander. Bien qu'il y ai peu de chance que ça arrive, tu en a bien conscience. Des fois tu a vraiment du mal a cerner les gens, surtout ceux comme Logan qui sont très solitaire. Certes tu l'es aussi, mais c'est plus par obligation, dû à ta timidité, que par réelle envie. Si tu avais la force et le courage d'aller vers les autres et de leur parler, sur que tu ne serais pas aussi seul. Enfin peut être. Bien sur que chacun est différents, que chaque personne a son histoire et son caractère, et c'est justement ça qui te pose problème, c'est que ta propre expérience ne te permet pas de prendre en compte et de réellement comprendre les gens qui sont à l'opposé de toi. Tu fais de ton mieux pour, car tu ne veux pas rester dans une vision étriquer du monde, mais cela t'es tout de même compliqué.

Te mordillant la lèvre, tu réouvre ton sac pour y ranger la serviette, tu la ressortira quand le besoin s'en fera sentir, pas la peine de la garder à la main pour rien. Elle ne fera que t'encombrer. Puis ton attention se retourne vers le brun, que tu fixe toujours avec une certaine curiosité, impatient de connaître son histoire depuis votre dernière rencontre. Sans vraiment y faire attention, puisque tu est concentré sur ton interlocuteur, tu ferme le zip de ton sac et remet celui ci sur ton épaule.

‹ Il est sympa ton coloc' ? Il t'espionne pas quand t'es sous la douche hein ? › 

Heu … Ok ? C'est pas exactement ceux à quoi tu t'attendais, mais bon... C'est pas vraiment ce qui t’intéresse surtout, c'est vrai. Tu t'attendais à plus de détails sur ce qui lui est arrivé, et là tu n'a même pas le bon sujet. C'est en rapport avec votre conversation certes, mais voilà, t'es un peu déçu quand même. Par contre ça te fait un peu rougir d’embarras, parce que bon, c'est gênant d'imaginer que quelqu'un puisse t'observer prendre ta douche. Dieu, tu espère que ce n’est pas le cas ! En tout cas, ce qui est sur c'est que ce n'est pas ton coloc qui ferai ça, tu à du le croiser seulement deux ou trois fois, tu n'est même pas sur de son nom, Flynn il te semble. A croire qu'il ne dort même pas dans votre chambre, ou alors il est d'une discrétion absolue et ne passe que quand il est sur que tu en le remarque pas, quand tu dors notamment. C’est un peu glauque en fait.

- Je le connais pas trop en fait, je le vois rarement, mais je ne pense pas qu'il face ça … J'espère …

Tu secoue la tête afin d'écouter ce qu'il à encore à te dire sans être parasité par des pensées dérangeantes comme celles là. Surtout que le sujet deviens intéressant pour toi. Un peu perturbant par contre. Parce que tu t'attendais pas à ça notamment. D'accord le typhon à fait pas mal de dégâts, et ça t'a bien fait flippé en soit, mais tu à eu la chance de n'avoir été impacté que minimement par la catastrophe par rapport à d'autres. Donc à par une bonne grosse frayeur et une petite perte de confiance en la région où te trouve, rien de bien grave. Étonnant d'ailleurs que t'es parents ne t'ai pas fait transféré après ça mais bon. Bref, tu ne t'attendais pas à ce que lui ai été blessé, et tu ne peu t’empêcher de t’inquiéter, te retenant de lui poser tout un tas de questions sur ça santé car tu te doute qu'il va moyennement apprécier.

- Ho … Je savais pas …

Évidement que tu savais pas, c'est sûrement pas lui qui allait t'en tenir informer, il s'en fout un peu de ce que tu peux penser. Pire, tu te serais inquiété comme une maman pour lui et ça l'aurai bien fait chier de t'avoir sur le dos en permanence.

- Tu va mieux alors ? Enfin oui, je suppose, sinon tu serais pas là …

Une main embarrassé passe dans tes cheveux comme pour tenter de te calmer. Tu te sens un peu ridicule avec ta question. Tu à l'impression de t’enfoncer un peu à ces yeux là. D'accord, tu a tendance à te ridiculiser ou passer pour un idiot asses facilement, mais tu ne fais t’inquiéter pour lui. Sauf que c'est pas vraiment le genre de truc qu'il semble apprécier.

Il fini en te proposant une glace, sûrement pour changer de sujet. Tu vois bien qu'il n'a pas envie d’épiloguer là dessus, et même si tu a vraiment envie d'en savoir plus tu respect ça. Mais c'est franchement frustrant. Tu est très curieux et ne rien te dire ne fait que piquer cette curiosité encore plus. Tu est également asses poli pour respecter son silence sur ce sujet.

Enfin il t'a quand même promis une glace pour changer de sujet aussi. Et toi et le sucre … Dur de résister quoi. C'est trop simple de te corrompre. Enfin tout dépend de la situation puisque tu n'est pas du genre à révéler une information confidentielle, mais te faire changer de sujet est vraiment facile.Tu te mordille la lèvre inférieur quelques instant, pesant le pour et le contre. Tu la voudrais bien cette glace, c'est sur, mais en même temps, t'a pas envie de l’embêter et de le forcer à t'en acheter une, c'est ses sous après tout. Mais c'est bon les glaces.

- Hé bah … je peux me l'acheter seul tu sais, mais après je veux bien que tu m’emmène si ça te dérange pas. C'est la première fois que je viens ici.

Voila, ça fais un bon compromit, tu trouve. Il t'accompagne mais c'est toi qui paie et en plus, comme vous restez ensemble, tu a plus de chance d'arriver à glaner quelques informations supplémentaires pour assouvir ta curiosité. Si il accepte de t'en donner.


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Mar 20 Juin 2017 - 22:18

Je ne réagis pas lorsque le Cloporte souffle qu'il ne savait pas ce qu'il m'était arrivé. Personne ne savait, en réalité. J'avais tout caché à ceux qui me côtoyaient, bien déterminé à affronter ça seul et surtout, j'voulais pas subir leur pitié, leur inquiétude, leurs petites attentions horripilantes. J'ai toujours vécu en me débrouillant par mes propres moyens. Je taisais mes problèmes, désireux de les résoudre sans aide, sans dépendre de qui que ce soit. Ma vie, mes choix pourris, je ne les dois qu'à moi. Vous pourriez croire que c'est difficile de supporter un tel fardeau, de s'emmurer dans un silence tonitruant et de faire face à sa propre détresse en ne pouvant compter que sur soi. Mais j'suis trop misanthrope pour céder ma confiance aux autres. Alors quand j'ai eu ce trauma crânien, je suis seulement sorti de l'hôpital en envoyant les médecins se faire foutre. J'ai dissimulé tout ça et j'ai quitté Amai sans un mot.

Tu va mieux alors ? Enfin oui, je suppose, sinon tu serais pas là …

Je souris, distrait, lorsque je le vois glisser sa main dans l'amas de mèches blondes retombant docilement sur les coins de son visage. Je lui ai toujours trouvé ce petit côté attendrissant. Candide dans ses maladresses ou sa façon d'être, dans ses petites mimiques et gestuelles. Un peu faiblard à mon goût, ce qui a eu le don de m'agacer par le passé, mais je me suis habitué à son caractère et à sa manière de se comporter, songeant qu'après tout, il ne s'était pas confronté aux mêmes vicissitudes que moi. Tout le monde n'est pas misanthrope hein, je suis assez cinglé dans mon genre.

Oui j'vais mieux chou, t'en fais pas.

Un ricanement faussement railleur, comme pour me moquer gentimement de ses tirades malhabiles. Je croque dans le cornet accueillant ma crème glacée, savourant le mélange de biscuit et de goût fruité succulent pour mes papilles.

Je vais mieux oui, ou tout du moins, j'ai l'air d'aller mieux. Malgré la cicatrice sur mon bras droit - parce qu'un yakuza a voulu me tuer mais ça je vais éviter de le mentionner hein - et mes quelques hématomes. Mon regard s'attarde sur cet adorable blondinet, et je le remercie intérieurement de ne pas m'avoir cherché quand je suis parti. Yumi l'a fait. À cause de ça, et surtout à cause de moi, elle a dû tuer. Lui est resté loin de moi et j'en suis soulagé ; je porte la poisse alors plus il est loin et mieux il se porte.

Hé bah … je peux me l'acheter seul tu sais, mais après je veux bien que tu m’emmène si ça te dérange pas. C'est la première fois que je viens ici.
Ok, ok. Le glacier est sympa, avec ta bouille d'ange il t'fera un prix ›  

Ma langue vient chercher le coulis de framboise tâchant mes lèvres, se délectant de ce parfum fruit rouge. Après ça, je me baisse lentement, afin de récupérer mes rangers délaissées sur le sable, les empoignant par leurs lacets. Oui, j'porte des bottes en été. Je suis con, c'est pas nouveau hein.

Le soleil me tape dessus et je sens que, malgré ma peau naturellement hâlée, je n'échapperais pas au petit coup de soleil sur la nuque ou bien la naissance du torse. Parce que j'suis trop un rebelle de la société et FUCK LES CREMES SOLAIRES. Non en fait c'est juste que j'ai oublié d'en mettre. Tant pis, j'ai connu pire que des coups de soleil. Genre... Des coups de poings.

Nous évoluons sur la plage, nos pas ponctués par le son lancinant des vagues s'échouant non loin de nous, de rires lointains et bribes de conversations allant bon train. Les autres, les gens normaux je veux dire, auront trouvé à cette ambiance estivale quelque chose d'agréable, mais pas moi. J'aime pas le soleil, j'aime pas les gens, j'aime pas le sable s'infiltrant dans mes chaussettes blanches trop fines...

T'as pris la tête de la présidence du club de musique, maintenant que j'suis parti ? C'est gratifiant comme responsabilité. Puis j'te sens pas hyper épanoui. J'me trompe ?

Je dis ça sans trop y penser, mes yeux saphirs déjà happés par le stand de glace que nous atteignons enfin. Sous un grand parasol, le vendeur nous offre un somptueux sourire avant d'incliner la tête, dans une habitude terriblement nippone.

Fidèle à moi-même, je me tais et m'efface, laissant le Cloporte à son choix cornélien... quel parfum de glace va-t-il choisir, mhh ? La suite, au prochain épisode.



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Mar 27 Juin 2017 - 19:06
Malgré ta maladresse il te répond qu'il va bien, même si tu t'en doutais. Il à tout de même la bonté de te répondre et de ne pas faire fit de tes paroles un peu stupide il faut bien l'avouer. Ou du moins il ne le montre pas. D'une certaine façon, tu n'est pas sur qu'il aille réellement « bien », mais vus la proportion de chance qu'il n'ai pas la moindre envie de parler de ça avec toi, ou avec qui que ce soit d'autre, tu préfère éviter d'insister. Tu est peut être une personne curieuse, mais tu à avant tout vocation à aider et faire plaisir aux gens, et avec Logan, le seul moyen que tu a de réussir un minimum à faire ça, c'est de le laisser tranquille. Même si ça ne te fait pas forcement plaisir.

Un petit rire moqueur se fait entendre de la part du brun, mais celui ci ne semble pas le moins du monde mesquin, juste un peu amusé et taquin. En même temps tu une telle aptitude a voir le bien partout chez tout le monde que même si l'on se moquait réellement de toi tu ne t'en rendrais pas compte. Un élan d’embarras s'empare quand même de toi à l'entente de ce son et tu ne peu t'empêcher tes joues de se colorer de rouge et ta main droite de passer nerveusement dans les cheveux caressant ta nuque. Un petit sourire reste quand même visible sur ton visage, t'amusant toi même de ta propre bêtise.

Tu te reprend tout de même vite avec cette histoire de glace, qui te donne franchement envie, surtout avec la chaleur. Enfin vite mais peu longtemps puisque Logan enchaîne en te parlant du vendeur de glace et du fait qu'il te fera peut être un prix avec « ta bouille d'ange ». Ok. Cette fois c'est sur même un coup de soleil ne t'aurai pas rendu aussi rouge et aussi chaud que ton embarra suite à cette phrase. Il n'est pas nouveau que tu est facilement embarrassé lorsque quelqu'un te fait un compliment, lorsque que tu comprend que s'en est un.

- Ha ? Ho … heu … si tu le dit ?

D'accord, tu n'est pas très convaincu par ce qu'il à dit, mais si il le fait c'est qu'il doit avoir une raison non ?

Bref, le brun se met en mouvement pour rejoindre l'emplacement du fameux glacier et tu lui emboîte donc le pas rapidement pour ne pas le perdre. Quoi que sur la plage, étendu de sable plate, se serai un peu difficile même avec du monde. Tu profite de l'élan que te donne ton mouvement de marche pour remonter la sangle de ton sac qui semble vouloir rejoindre ses copains sur le sol, parce qu'il se fait la malle le long de ton bras. Une fois celui ci de nouveau en place et bien encré sur ton épaule, tu accélère légèrement le pas pour rester à la hauteur de ton guide.

Le sable ripe avec douceur sous tes pieds et se retrouve soulever de quelques millimètres sur ton passage, comme sur celui de toutes les autres personnes qui le foule d'ailleurs. Mais pour le moment tu n'y accorde pas la moindre importance, bien plus intéressée par votre destination.

Un chemin à peu prêt droit ce dessine entre les passants devant vous sur quelques mètres. Tu en profite pour fermer les yeux et profiter de la chaleur sur ta peau, bien plus agréable que celle qui était présentes quelques dizaines de minutes plus tôt, lorsque tu cavalais entre les marcheurs de la rue principale de Fujin. La bas la température te semblait étouffante et lourde, en grande partie à cause du monde incroyable réuni dans un  même espace, alors qu'ici tu la trouve plus douce, presque réconfortante dans un sens. Et puis en fond sonore tu a le bruits des vagues qui s'échouent sur la plage et les rires des enfants qui jouent. Un superbe cadre qui te fait te croire déjà en vacances. Tu te trouve avec un ami en plus, de ton point de vue du moins, de quoi agrémenter d'autant plus cette idée.

Logan reprend la parole, forçant tes yeux à s'ouvrir pour le regarder un minimum et attacher ton attention sur lui. Cela t'a d'ailleurs légèrement surpris car tu ne t'attendais pas à l'entendre parler, perdu dans tes pensées. Tu à un instant de flottement, le temps de comprendre et assimiler ce qu'il t'a dit, puis tu secoue négativement la tête. Ce n'est pas que l'option ne t'a pas traversé l'esprit, enfin si concrètement ça ne t'es même pas venu à l'idée, mais surtout tu est bien trop timide et négatif sur ta personne pour oser prendre de tels responsabilités.

- Non je l'ai pas fait, c'est un autre membre du club qui te remplace. Je crois qu'il est nouveau d'ailleurs, je suis pas sur...

Tu réfléchit un instant, posant ton index sur tes lèvres d'un air songeur, sans arriver à mettre le doigt sur l'information. Puis tu enchaîne avec un haussement d'épaule et une moue agacé par ce fait. Finalement tu te contente de juste répondre au reste de son interrogation, c'est déjà pas mal.

- Oui et non, disons que je me plais beaucoup dans ce que je fais mais que je me sens un peu … seul ? Bref, peu importe.

Ce n'est pas un sujet que tu veux particulièrement aborder, et tu n'est pas sur que ça l’intéresse non plus. De toute façon vous arrivez devant le vendeur et sa panoplie de glace. De quoi détourner largement l'attention.

Surtout la tienne en fait puisque tu fais à peine attention au vendeur, lui rendant simplement vaguement son geste de salutation. Ton attention est rapidement accaparé par la diversité des parfums proposés par l'homme plutôt que par lui. Tu observe avec curiosité tous les goûts étalés devants toi en te demandant ce qui va bien pouvoir satisfaire tes papilles et ta gourmandise. Les couleurs sont tout aussi variés, ce qui ne t'aide pas à fixer ton attention sur un choix en particulier.

Mais finalement tu te décide, avec un peu de difficulté mais tu pourra toujours revenir plus tard pour goûter autre chose. Tu hoche donc fermement la tête tout en sortant un petit porte monnaie de ton sac dans lequel tu récupère quelques pièces que tu tend à l'homme.

- Je … je voudrais prendre de la myrtille et de la coco s'il vous plais

Ton air se fait un peu timide, comme à chaque fois que tu dois parler à un inconnu, mais tu demande sans flancher. En attendant que ta gourmandise soit préparée, tu te retourne vers Logan pour continuer votre conversation.

- Et sinon toi tu fais quoi maintenant ? J'imagine que tu travail un peu pour payer ton logement non ? Je te vois mal loger chez un ami, même temporairement.

Tu pose la question l'air de rien, voulant satisfaire ta curiosité à son égard sans te rendre compte que ce n'est peut être pas un sujet à aborder. Ni un un aspect que tu voudrais connaître en fait, ce dont tu n'a pas conscience pour l'instant puisque tu ne sais pas de quoi il en retourne. Pour toi il reste une personne tout ce qu'il y a de plus banal, en moins sociable et plus solitaire que la plus part des gens. Ton esprit n'est pas du genre à imaginer de lui même la vie qu'il mène maintenant.
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Jeu 6 Juil 2017 - 21:58

Un peu de déception vient s'immiscer dans mon regard, lorsque j'apprends que Yûko n'a pas repris la présidence du club. Endosser le poids de quelques responsabilités ne lui aurait pas fait de mal, bien au contraire ; ça aurait permis de l'endurcir un peu... Il a l'air tout fragile, le bougre. Une brindille affublée d'un tempérament trop passif, trop peu combatif. Il aurait besoin d'un ou deux coups de pied au derche mais c'est certainement pas moi qui vais m'y coller ; je sais que j'vais pas supporter de le voir chialer. Ça va m'énerver. J'ai l'air d'un enfoiré dénué d'empathie et, même si ce fait est avéré, ça ne veut pas dire que je me montre foncièrement méchant envers lui. J'ai juste un caractère de merde et, la preuve que je tiens un tant soit peu à son intégrité mentale : je me la ferme, ne rétorque rien, hochant simplement la tête d'un air distrait. De toute manière, il n'y a rien à ajouter.

Oui et non, disons que je me plais beaucoup dans ce que je fais mais que je me sens un peu … seul ? Bref, peu importe.

Je lui glisse, l'air de rien :

Seul ? Tu sors, au moins ? J'veux dire. Pour les rencontrer. Les gens.

" Les gens ". Ces deux mots sont balancés d'un ton limite dédaigneux, la faute à ma misanthropie bien ancrée dans chaque parcelle qui compose mon âme, mon tout. J'aime bien la solitude, moi. Personne pour t'faire chier, personne à qui faire la conversation portant sur un sujet dont tu te fous royalement, de la salive économisée et du temps gagné pour faire quelque chose de plus constructif que de tisser des liens. Genre... Lire. C'est bien, de lire. Ouais j'sais, on dirait pas comme ça hein, mais j'aime m'instruire. Puis tuer des gens accessoirement ; à défaut d'apprécier autrui, autant me consacrer à un hobby permettant de me défouler. Ça évite de tabasser des innocents. Quooooique...

Yûko résout enfin le dilemme imposé par toutes ses papilles gustatives - sûrement en émoi -, sous les yeux bienveillants d'un vendeur tout sourire. Il me jette un regard, et s'adresse à moi dans un rire évanescent :

Et bien je suis gâté, vous me ramenez des clients !

Je le fixe, l'air blasé, incapable d'esquisser le moindre sourire ou bien de mimer sa bonne humeur. Engloutissant ma glace dans un silence tonitruant, je réponds, après d'interminables secondes de flottement, par un laconique :

Aah. ›  

Ou comment instaurer le malaise. Hein ? Comment vous dites ? "Être aimable" ? Comment on fait ? Non mais ta gueule, commence pas, je sais bien comment me montrer affable mais le seul souci tu vois, c'est que j'ai pas envie. Être ici m'agace, d'abord. Alors c'est un miracle que je sois resté si apathique jusqu'à maintenant, sans avoir envoyé chier les trois nippones derrière nous qui gloussent parce que Blondinet est trop mignon, et que Le Grand est bien foutu. Et puis... LE GRAND ? Et pourquoi pas LA PERCHE, hein ?! Mais allez vous faire foutre, bande de... d'humains. Pfft.

Je lève les yeux au ciel, me les crame au passage - foutu bleu de m... - , grogne et détourne aussitôt mon regard saphir qui s'échoue alors sur Yûko, tourné vers moi.

Et sinon toi tu fais quoi maintenant ? J'imagine que tu travail un peu pour payer ton logement non ? Je te vois mal loger chez un ami, même temporairement.


Et j'me prends une question à la con mais genre, en pleine face. Encore une fois, il n'est pas concevable que je lui dévoile ne serait-ce qu'un infime pourcentage de mes activités réelles. Le meilleur moyen de le garder en sécurité, c'est de me la fermer. Et puis un tueur à gages c'est censé être discret. Si tout le monde connaissait mon identité dans le métier, à quoi servirait ce "Dan" qui me sert de surnom ? La seule personne qui connaît ma double vie, c'est Jake. Et comme il s'en fout complètement, je suis tranquille.

Oh, moi... J'fais quelques boulots par-ci par-là, j'prends ce qui vient. J'ai pas vraiment besoin d'argent vu que j'en ai déjà. Plein. Peut-être trop. Mais j'me voyais pas rester inactif. Alooors... Mh, voilà. En ce moment je joue les détectives privés. ›  

Je reste vague, je cultive la nonchalance. Les mensonges sont plus crédibles lorsqu'ils sont teintés de vérité, et il est vrai, en effet, que je multiplie les contrats. Je m'improvise également détective ; cela consiste en fait à prendre en filature un gros déchet de la société avant de le buter mais, je vais me contenter de dévoiler l'euphémisme.

Le glacier tend finalement la glace au blondinet, en s'appliquant à ne pas croiser mon regard. Certainement parce que j'ai l'air louche. Je n'y prête pas la moindre importance, trop occupé à... à compter les grains de sable, figure-toi. J'ai néanmoins la présence d'esprit de m'éloigner avec Cloporte lorsque l'opération Glace se termine, poursuivant ainsi notre marche distraite au bord de mer.

Tu veux pas que j't'aide à te faire des potes aujourd'hui ? Histoire que t'ailles pas ici seul, la prochaine fois. ›  

Je ricane, estimant que la situation revêt un côté plus que cocasse. Le misanthrope solitaire qui apprend aux autres les subtilités de la sociabilité. Hé, j'te jure, j'ai toujours eu le contact facile avec les gens. Plus maintenant, c'est vrai. Mais j'peux me montrer sympathique si la situation l'exige, je fais même très bien illusion. Dans le rôle du jeune adulte fêtard et beau parleur, j'suis le meilleur. L'audace, ça plaît aux autres. Et c'est précisément ce qui manque à ma brindille ici présente.


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Lun 31 Juil 2017 - 13:33
Tu perçois fugacement une lueur dans son regard lorsque tu lu explique que non, c'est pas toi qui a reprit le club, t'es bien trop timide et t'a pas les épaules pour ça de toute façon. Mais lui semble un peu déçu. Ce qui te paraît plutôt étrange, parce que ce serait quand même étonnant qu'il veille qu'une catastrophe comme toi reprenne le club. Et puis même si tu n'a pas vraiment eu le temps de le lui dire, tu ne fais pas rien non plus, c'est certain. Après tout sans toi il n'y aurai peut être pas eu d'association avec le club de théâtre ? D'accord tu n'a pas fait un travail extraordinaire, mais quand même, les premier échanges sont souvent très important.

Mais bon, tu enchaîne avec autre chose, ratant l'occasion de lui préciser ceci. Tu te met d'ailleurs à rougir un peu en avouant ton affolante solitude, quoi que moins présente que les dernières années. Après tout tu a quand même fait quelques rencontre dans cet établissement. Sans pour autant pouvoir qualifier ces personnes d' « amis », tu n'en est pas moins plus entouré que dans tes précédent établissements. Enfin tu a encore perdu une occasion de te taire, parce que même si il n'a pas l'air plus intéressée que ça par tes états d'âme, il n'en pose pas moins une question en retour pour approfondir le sujet. Et ça c'est gênant, parce que tu n'a pas franchement envie de t'étaler là dessus.

Tu compte lui répondre quand même bien sur, t'es pas malpoli non plus. Mais après avoir commandé ta glace. Cela te permet de prendre quelques secondes pour répondre, réfléchir à ce que tu va pouvoir lui dire pour pas montrer à quel point tu te sens seul et que « les gens » comme il dit, sont pour la plus part assez réfractaire à l'idée de passer du temps avec toi. Bon. Faut bien avouer aussi que tu passe le plus clair de ton temps à squatter la salle de musique quand elle est vide aussi. Ça joue un peu quand même.

La commende passé pour une glace double goûts myrtille-coco, qui te fait drôlement envie faut bien l'avouer hein, tu cherche dans ton sac de quoi payer ta sucrerie. Évitant au passage les regard des personnes qui est posé sur toi et qui te met mal à l'aise. Ce qui te permet au passage de gagner un peu de temps avant de répondre.

- Un peu … dans l’établissement... Je vais pas trop en ville en général, y a trop de monde... Je suis pas fan des endroits plein de monde. Mais je rencontre des gens ! Y en a pleins à l'université !

Ok, c'est une excuse à deux balles, tu rencontre personnes, ou presque, tu évite les gens. Tu flippe un peu en vrai, t'a trop peur que ça finisse encore comme dans tes autres établissements. Et moins on te connais, moins y a de risque. Le bizutage et les emmerdes de souffre douleur t'a eu ta dose, merci bien.

T'a pas spécialement envie qu'il comprenne tout ça, vous en avez jamais parlé lorsque vous viviez dans la même chambre. C'est pas ça qui risquerait de l’intéresser de toute façon, au mieux il t'aurai questionné  pour être poli. Et puis t'aime pas vraiment l'idée qu'il puisse te prendre en pitié, t'aime pas ça déjà de base, mais alors venant de lui dont c'est pas du tout le style, ça te ferais bien chier. Alors tu reste vague pour éviter tout questions embarrassantes. Enfin vague en version Yûko, tu sais pas mentir donc ça limite le champ des possibilités.

De toute façon, le brun se fait appelé par le vendeur, tout sourire, qui semble pensé s'être fait un pote si on en crois sont air enjoué.

‹ Et bien je suis gâté, vous me ramenez des clients ! ›

Ou bien c'est l'appel du client aussi... Pas que tu remarque vraiment ce qui se passe, plongé comme tu l'est à compter les pièces présentes dans ton porte monnaie. Pour toi leur conversation ne s'apparente qu'a un vague murmure qui n'est pas pris en compte par ton cerveau déjà bien concentré. Et puis avec Logan en interlocuteur, pas sur que l'on puisse considérer ça comme une réelle conversation. Le vendeur doit pas être franchement emballé par l'homme vue la réciprocité des paroles.

Tu leve la tête pour tomber sur le visage sidéré du glacier, très certainement perdu ou mal à l'aise face à la situation. Ton regard reste posé sur lui quelques secondes, essayant  vainement de comprendre ce qui peu bien lui arriver, mais en vain. Tu hausse donc les épaules, laissant rapidement tomber la question pour l’interpeller.

- Monsieur ?

Une fois son attention attiré sur toi, tu lui lâche un petit sourire timide et contrits, désolé de l'avoir tiré de ses pensées. Puis tu lui tend l'argent dut pour la glace, dont le pris est noté sur une petite pancarte à coté, tu l'a pas deviné comme par magie même si il te l'a pas dit. T'a pas de pouvoir mystique, faut pas rêver. Enfin pas encore et certainement jamais, mais se serais cool avoue.

Le vendeur s’attelle à rapidement préparer ton du, alors que tu te recentre sur le brun qui t'accompagne pour le questionner sur sa vie actuelle. Bien loin de te douter bien sur que c'est pas des choses dont tu devrais être au courant. La tête que tu tirerais si tu savais la vérité. Tu risquerais de prendre peur aussi. A cause de lui qui prendrais un aspect bien plus effrayant ? Ou à cause des dangers qu'il court en faisant ça ? Ça reste la question.Mais tu sais pas et tu saura sûrement jamais donc pourquoi s’embêter avec de tel idées ?

Par contre tu remarque que la question semble l’embêter un peu et tu te demande pourquoi. Bien que tu mettrais plutôt ça sur le compte de sa misanthropie et du fait qu'il n'aime pas spécialement parlé de lui, ou parler tout court. Y a quand même quelque chose qui te chiffonne, mais pas assez pour t'en inquiéter réellement.

Et puis il enchaîne rapidement à t'expliquer ce qu'il fait comme boulot, et te voilà captivé, parce que sont dernier en date se rapproche d'un boulot de détective et que c'est trop la classe ! T'en zappe un peu le reste de la phrase d'ailleurs, où il t’explique qu'il à fait pleins d'autres trucs à coté sans préciser quoi.

- Wouah ! La classe ! Tu fais quoi comme enquêtes ?

Tu a les yeux brillant d’excitation à l'idée de savoir comment peut être sa vie maintenant qu'elle est remplie de mystères et d'énigmes. Loin de toi l'hypothèse que ce travail est bien loin de l'idée que tu t 'en fais. Ce pendant un aspect possible de ce métier si palpitant à tes yeux te viens à l'esprit et tu cache ta bouche comme pour stopper ton flux de vitalité alors que celle ci forme un grand « O » de surprise.

- Désolé, tu n'a peut être pas le droit d'en parlé...

Une mine contrite apparaît sur ton doux visage lorsque tu t'exprime.
Tu récupère ta glace que le vendeur à tendu dans ta direction lors de ton exclamation et tu le remercie rapidement alors que la petite merveille de gourmandise arrive dans tes mains. Celle ci capte alors toute ton attention et ton estomac manifeste son accord quand au fait que c'est un bien meilleur sujet sur lequel se concentré. La chaleur commence déjà a faire fondre la crème et tu te dépêche de sortir ta petite langue pour récolté le coulis sucré avec un petit « hum » de satisfaction, tes yeux se fermant automatiquement.

Lorsque tu les rouvre c'est pour voir Logan commencer à s'éloigner tranquillement, et tu te dépêche d'enjoindre son pas pour l'accompagner. Votre promenade le long de la mer continue donc à une allure tranquille. Enfin un peu moins pour toi puisque tu a de petites jambes et qu'il te faut donc un peu plus de rythme pour te maintenir à sa hauteur.

Pendant ce temps, lui te propose de t'aider à te socialisé un peu, pour que tu soit moins seul si jamais tu reviens ici. Tu ne peux t’empêcher d'étouffer un rire devant l'image qui s'impose à toi d'un Logan joyeux entrain de faire la fête sur la plage avec tous ses potes, un verre à la main, discutant de tout et de rien. Non vraiment, sa colle pas trop à l'image de mec discret et pas très sociable que tu connais. Après c'est peut être pas impossible, mais ça correspond pas à ce que tu connais de lui.

Tes yeux se pose sur lui alors que tu prend une expression désolé à son égard, à cause de l'amusement qui te prend.

- Pardon, mais … tu sais te faire des amis toi ?

Tu ne doute pas du fait qu'il en ai, au moins un minimum, mais lui qui est si renfermé, tu a du mal a le voir te donner de l'aide pour t'ouvrir aux autres. Tu lui tire la langue de façon taquine, pour lui montrer que tes propos ne sont qu'une plaisanterie à son égard. Tu n'aimerai pas qu'il se vexe pour si peu.
Avec un sourire amusé tu apporte ton pouce à ta bouche pour y récupéré un peu de glace qui à commencé à couler le long du cône.

- Sans plaisanter, c'est gentil, j'apprécie, mais je suis pas sur que même avec ton aide je sois vraiment capable de me lier à d'autres personnes.

Ton regard se porte sur ta sucrerie un moment, alors que tu plonge dans une certaine morosité en pensant à ta « fabuleuse » capacité à te faire des amis. Puis tu secoue la tête et la relève avec un sourire éblouissant installé dessus, alors que tu décide de ne pas t’inquiéter pour ça. Tu préfère largement te concentré sur ta balade et la personne à tes cotés.
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Lun 21 Aoû 2017 - 10:18

Le mec a l'air choqué. Il s'attendait visiblement à ce que je lui octroie l'esquisse fugitive d'un sourire, aussi maigre soit-il. Malheureusement pour ce bougre pourtant dévoué à son travail, faisant preuve d'une abnégation sans pareil pour conserver contenance et professionnalisme, je reste de marbre. Encore moins sympathique qu'une porte de prison. Mon regard bleu le toise, le regarde sans même le voir, et mes prunelles parcourent son visage sans la moindre once d'intérêt, si ce n'est celle du gars blasé s'amusant à compter les rides d'une muse vieillissante. Mes prunelles ont toujours eu ce petit quelque chose de... violent ? Même noyé de toute l'apathie du monde, il subsiste toujours cet éclat monstrueux d'un tonnerre qui gronde, sous-jacent, quelque part en moi. Pour la faire moins poétique - comprenez, la narratrice bah elle n'a pas écrit un RP depuis genre trois semaines -, je fais flipper. C'est un peu mon expression de base ; ce côté renfrogné, déviant de ce que l'on peut croiser habituellement. Les Nippons n'apprécient pas ce genre de regards, d'ordinaire réservés aux Gaijin comme moi, l'inverse n'était pas très accepté. C'est donc sur un manque de respect effroyable que je romps l'échange de paroles - échange, c'est vite dit - pour laisser Yuko payer et poursuivre notre balade au bord de la mer.

Il a l'air amusé, lorsque je lui propose de l'aider dans sa formidable quête d'amour et d'amitié, et j'peux pas lui en tenir rigueur vu la manière dont je m'illustre avec mes congénères. Chiant, colérique, irrespectueux et cultivant l'insolence avec toute l'indolence du monde. Je fais mine d'être vexé, mais ne cherche pas à me justifier. Tu sais, j'ai toujours eu le contact facile. Ce feeling qui s'installe et qui nous met à l'aise, nous désinhibe. Avant, j'étais fêtard. Alcool, sourires, femmes pulpeuses et potes d'une soirée. Maintenant, mon humanité est une tare. Je sais faire illusion, ouais. C'est facile. On décroise les bras, comme un automate, on déploie sa voix, et on sourit à qui veut bien, en plissant les yeux s'il vous plaît ; l'expression sonne plus vraie. Une inflexion de la bouche, on relève la commissure des lèvres, on fait mine de s'intéresser à l'autre. C'est à la portée du premier con venu. Même l'abruti du village, que tout le monde trouve gras et trop gentillet, peut dissimuler une facette purulente d'hypocrisie. Faire semblant, tout le monde sait faire.

Par contre, être soi-même, c'est plus compliqué.
Surtout dans cette société.

Sans plaisanter, c'est gentil, j'apprécie, mais je suis pas sur que même avec ton aide je sois vraiment capable de me lier à d'autres personnes.

Je hausse les épaules, sans chercher à approfondir le sujet. J'suis pas son psy et, si j'me souciais réellement des états-d'âme d'autrui - ou bien des miens -, bah j'aurais pas fait tueur à gages. Il est réservé le p'tit, c'est ballot, hein, mais pas la peine d'entamer une thérapie.

Lier ? C'est marrant, comme mot.

Lier. "Me lier aux autres". Il n'y a que moi qui trouve ce verbe péjoratif ? Lié, par des chaînes, mh ? Lié, contraint, la corde autour des poignets ? Retenu captif dans un concept nauséabond appelé "cercle social" ? Et bien moi non plus, je ne pense pas être capable d'être ainsi lié. J'préfère délaisser la camisole et dénouer ces "liens" hypothétique, découdre les émotions écœurantes reflétant l'amitié, au risque d'en découdre, justement, avec ceux qui sont liés.

C'est tout aussi bien d'être réservé, tu "réserves" ces liens à des personnes plus dignes d'intérêt. ›  


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Sam 4 Nov 2017 - 20:55
Bon, il ne semble pas vraiment vexé par ton semblant de plaisanterie. Non parce qu'au fond faut bien avouer que tu le pense un peu quand même. Voir beaucoup parfois. Mais il vaux mieux éviter qu'il le sache hein, on sait jamais. Tu l'a jamais vu comme violent ou agressif, grand bien t'en face petit naïf, mais faut pas pousser mémé dans les orties non plus, il fait bien deux têtes de plus que toi. Il t'en colle une tu vole. La prudence s'impose donc un minimum. Même si tu fais tout comme, tu ne le connais pas si bien que ça au final.

Prenant encore un petit bout de ta glace qui fond misérablement sous le soleil, tu écoute Logan te répondre. Tu penche un peut la tête sur le coté en le regardant avec une moue interrogative alors qu'il fini. Marrant? Tu ne voit pas trop en quoi ce mot peut être "marrant" mais si il le dit. Il y a peut être perçu ta phrase d'une autre façon? qui sait.

- A bon? Tu trouve?

Tu pose la question pour savoir quand même, tu est curieux après tout et tu aimerais bien comprendre ce qui lui est passé par la tête. Si il veut bien te le dire. Mais il ne répond pas à tes interrogations par la suite. Non, il préfère s'étendre sur le fait que privatiser ses connaissances n'est pas mal non plus. Ce qui n'est pas faut. Tu est même on ne peut plus d'accord avec lui sur ce fait. Mais pour pouvoir réserver ces fameux liens à des personnes particulières, il faut déjà trouver les dites personnes. Et pour le moment tu nage un peu à ce niveau là.

On ne peut pas dire qu'il n'y ai personne dans ton entourage qui soit digne d’intérêt, c'est même tout le contraire. Sauf que ces dites personnes ne te trouve aucun intérêt, et c'est là tout le problème. Comment approcher des personnes qui ne veulent pas que tu les approchent? C'est un dilemme du quotidien. Enfin, n'exagérons rien non plus, tu n'est pas totalement isolé non plus, tu a déjà sympathisé avec quelques personnes quand même, mais soit ça n'a pas duré longtemps, soit ils sont partis entre temps. Rien de bien concret en somme. Tu t'en demande même comme Logan à pu rester avec toi aussi longtemps. Ok, certainement parce qu'il n'avait pas trop le choix avec sa chambre, il faut être honnête.

- Certe, je suis d'accord, mais avant de créer des liens avec des personnes il faut déjà les trouvez ...

Tu hausse les épaules, un peu blasé toi même par la situation. Après tout, si tu n'est pas fait pour avoir des amis c'est comme ça, pour l'instant tu n'en est pas mort, c'est pas comme si ça avait un impact catastrophique sur toi ou le monde non plus.
Hum... pourquoi cela semble sonner faut a tes oreilles?

Ces pensés quittes bien vite ton esprit, plus concentré sur l'étincelle qui à attiré ton regard. Complètement oublié ses histoires de liens social et tout ce qui va avec. Sans vraiment faire attention à ce que tu fait, tu glisse ta glace dans les mains du brun et te précipite près de l'eau pour voir ce qui à provoqué l'éclat qui t'a attiré. Et ce qu'en pense ton interlocuteur ça te passe par dessus la tête sur l'instant.

Tu t'accroupie au bord de l'étendue salé et ramasse un petit coquillage bleuté qui tiens dans le creux de ta main. C'est lui qui scintillait avec l'eau autour de lui et le soleil tapant dessus. Fière de ta trouvaille, tu retourne après du brun et récupère ta glace avec une moue contrite en te rendant compte que tu lui à légèrement forcé la main.

- Désolé pour ça ...

Ton regard reste fixé un moment, avant qu'une idée vienne s'immiscée dans ton esprit. Un peu idiote et franchement niaise, mais c'est pas toi que ça va arrêter. Le petit objet se retrouve bien vite à la place de ta glace, dans les mains de Logan.

-Tiens, cadeau. Pour m'excuser et puis comme ça tu pensera un peu à moi de temps en temps, parce que je pense pas qu'on se verra trop souvent.

Un petit sourire étire tes lèvres, malgré tout tu est fière de ton idée.
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- Grand Manitou -
Mar 7 Nov 2017 - 20:04

Je ne comprends pas la réponse de mon interlocuteur. Bien sûr, j’en saisis la forme, cependant le fond me paraît erroné. En quoi trouver des personnes à qui se lier revêt une quelconque difficulté ? Nous sommes plus de sept milliards d’abrutis sur cette terre en perdition, t’as l’embarras du choix et plus encore, mon p’tit gars. Il ne tient qu’à toi d’aller vers les autres et de prendre des initiatives ; les liens, ça tombe pas du ciel mais ça se tisse et si tu sors pas ton matériel, te demande pas pourquoi tu ne parviens pas à boucler ton objectif. Je suis misanthrope et c’est en l’étant que l’on apprivoise tous les détours et subtilités de l’être humain. J’suis maladroit, certes. Je fais exprès d’être un connard fini, j’exècre avec atrocité les contacts physiques, j’envoie chier les gens et leur crache tout mon dédain à la figure. Et pourtant, malgré mon caractère de merde, mes défauts à la pelle et mes airs de gros con, les gens s’accrochent à moi comme des sangsues. Alors tu vas pas me faire croire que ce p’tit cloporte adorable, facile à vivre et souriant subit une solitude qui ne lui sied pas, et dont il ne parvient pas à se défaire.

Soudain, sans que je ne sache trop pourquoi, je me retrouve avec une glace dans la main, et un Yûko qui s’éloigne vers l’écume lancinante. J’hausse un sourcil, observant mon vis-à-vis, l’air dubitatif. J’ignore ce qui a ainsi happé son attention mais je fais l’effort de me taire, mon regard bleu chutant sur la glace qui, en proie aux rayons du soleil, semble vouloir fondre le plus rapidement possible. Il fait terriblement chaud et l’humidité caractéristique de ce pays n’arrange rien à la situation. Je donnerais n’importe quoi pour fuir la chaleur et rejoindre un lieu climatisé, nul doute que ça rafraîchirait mes neurones et me permettrait de recharger un peu mes batteries.

Désolé pour ça ...

J’hausse les épaules, ignorant son petit air contrit, aussi adorable soit-il à cet instant. Il fait ce qu’il veut de sa vie hein, s’il souhaite patauger dans l’eau ou aller faire une partie de beach volley, qu’il le fasse ! J’suis pas son père et je suis certainement pas du genre à m’offusquer pour si peu. Par contre, sa glace va finir par rejoindre le sable, s’il ne se magne pas pour la finir. Et vous savez à quel point je n’aime pas gâcher la nourriture, ahem.

Il n’a pas l’air de s’en soucier, puisqu’il met au creux de ma main sa petite trouvaille : un curieux coquillage aux teintes bleutés. Il m’explique que c’est un cadeau, ahem, première fois qu’on m’offre un truc d’ailleurs, je ne sais pas ce que je suis censé dire ou faire… Un coquillage, c’est pas grand-chose tu me diras. Ça pourrait être un des innombrables présents frivoles que les enfants offrent aux plus grands ; quelque chose qui ne signifie peut-être rien pour lui mais je suis tout de même attendri par cette petite attention à mon égard.

Merci. J’apprécie.

Un peu gêné – il m’en faut peu, je sais –, je lui adresse un sourire et me penche vers lui, laissant un baiser sur le haut de son front. Ma main libre vient gentiment ébouriffer ses mèches blondes, j’essaye de me montrer chaleureux pour une fois, et m’affranchi donc de mon tempérament peu démonstratif.

Même si on s’voit pas souvent, sache que c’est pas pour autant que je t’oublie. Mais ça me fera une raison supplémentaire de penser à toi. ›  

Gardant le coquillage dans mon poing fermé, je fais signe à Yûko de me suivre, m’installant dans un coin à l’ombre. Le soleil tape fort et faire une petite pause, le temps que le p’tit finisse sa glace me paraît être une bonne idée. M’étirant de tout mon long, je m’allonge sur le sable brûlant, le soupir d’aise au bord des lèvres.


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Dim 7 Jan 2018 - 12:53
Fière de ton idée certe, mais en y réfléchissant, c'est un peu stupide non? Enfin, tu t'es déjà fait la réflexion avant, cependant le recule sur une situation ou un geste vient toujours après celui ci. C'est donc un peu trop tard pour regretter. Techniquement tu peux toujours récupérer l'objet et faire comme si c'était une plaisanterie, mais ça s'apparenterait à un mensonge et tu déteste ça. Et tu n'en aurai pas l'air moins idiot au final. Dans tous les cas ça représente bien le coté enfantin qui te colle à la peau, en même temps avec une taille et un caractère pareil faut pas s'en étonner. D'un point de vue extérieur ça peut même très bien passer pour les personnes qui vous observent, si il y en a car tu t'en fiche complètement là. Vous devez certainement ressembler à un gamin et un membre de sa famille, genre son frère... plutôt son cousin, le physique est vraiment trop éloigné. Mais pour Logan, tu doit juste avoir l'air d'un crétin fini. Ou pas.

Tu te contente donc d'attendre la réaction de Logan avec une pointe d’appréhension. La sensation de la glace qui fond sur ta main ne te tilte même pas, bien que tu porte la sucrerie à ta bouche instinctivement pour nettoyer ce qui a coulé. Ce geste est purement mécanique et tu ne semble même pas percevoir le goût de celle ci.

A ton grand étonnement, il semble apprécier le cadeau et à même une expression que l'on pourrait qualifier d'attendri? Ce mec en est capable? Faut croire que oui. Et cela te touche beaucoup, ce qui doit ce voir même si tu tente de le lui caché. Avec ta capacité à vexer les gens sans t'en rendre compte, on sait jamais.

Non mais sérieusement, combien de personnes doivent être capable de faire ressentir ça à ce mec? Mieux! D'arriver à ce que ce soit asses fort pour que ça se lise dans son expression? Pas grand monde à n'en pas douté. Donc t'es un peu privilégier au fond. Et ça te fait plaisir.

Encore plus quand il te remercie, te tirant un doux sourire, parce que c'est le genre de chose qui n'arrive pas souvent, surement autant pour toi que lui.

Attend... Est ce qu'il à l'air ... géné? Tu ne serais pas surpris tu trouverais surement ça super choux, mais là c'est pas le premier truc qui te viens à l'esprit. Surtout qu'il se rapproche de toi en même temps. Ça lui viens d'où ça aussi? Depuis quand il se rapproche de toi comme ça? Les gens normaux le fond déjà rarement. Ouai Logan est pas normal, mais il super cool donc ça compense.

Sous la surprise et une pointe d'appréhension, tu ferme brusquement les yeux, attendant le suite sans vraiment savoir quoi prévoir. Ce qui te pousse à les rouvrir en grands quand tu sens ses lèvres toucher ton front. Tes joues se tintant d'une douce couleur rose quand tu prend conscience du geste, déjà intiment en temps normal, mais qui prend encore plus de valeur venant de ce type qui ne montre quasiment rien en vers personne. Il se pourrait donc que tu ai un peu de valeur pour quelqu'un au final.

Tu rentre ta tête dans tes épaules quand il enchaîne en ébouriffant tes cheveux. Qui n'étaient déjà pas franchement coiffés à la base il faut l'avouer. Cela te tire d'ailleurs une belle grimace, il va falloir démêler tout ça en rentrant, ça va être une belle galère encore. Mais ça te tire aussi un sourire, car malgré toute la bonne volonté dont il fait preuve, tu peux sentir dans ses gestes que Logan n'a pas l'habitude de ce genre d'actions.

Un sourire purement heureux se colle sur ton visage quand il t'avoue ne pas t'oublier malgré la distance et indirectement qu'il compte garder ton présent.

-Tant mieux, c'est le cas pour moi aussi. Et je suis content que tu veille le garder.

Il s'éloigne pour se caler non loin dans un coin à l'ombre et tu le suis sans un mot pour t'asseoir à coter de lui. Tu l'observe un peu tout en t'attaquant de nouveau au la sucrerie, grimaçant alors que tu t'aperçois enfin que celle ci coule sur tes doigts. Tu fixe donc le cornet avec exaspération.

-Rah mais quel crétin...

Tu entreprend donc de nettoyer ta main un peu poisseuse et de finir la glace avant qu'elle ne se transforme en flaque, ce serait quand même dommage. Cela te prend un petit moment, durant lequel tu te concentre sur l'eau en face de toi et les gens qui passent dans ton champs de vision. Ensuite tu récupère un mouchoir dans ton sac pour essuyer ta main un peu humide.

-Et sinon, qu'est ce qui t'amène ici au juste? Parce que je pense pas que tu vienne à la plage pour le plaisir daller à la plage, il fait chaud et y a des gens.

Il faut bien avouer que ça t'intrigue un peu. Et puis t'aime pas le silence en plus alors autant faire la conversation comme tu peux, puisque tu a bien comprit que certains autres questions te resterons sans réponses. Et tu doute qu'il ai très envie de parler de la pluie et du beau temps.
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Mar 16 Jan 2018 - 19:49
J'observe avec une pointe d'amusement non dissimulée, les joues empourprées de Yûko qui poursuit avec un sourire d'imbécile heureux, un sourire bien niais comme je suis incapable d'en faire. Rien que pour ça, ma misanthropie latente aurait presque envie de lui asséner une violente balayette pour le voir se ramasser dans l'eau. Comprenez-moi, j'suis davantage habitué à contempler les gens se tortiller sous la souffrance ou la colère, l'innocence démesurée me fout en rogne et je l'exècre par tous les pores de ma peau et de mon âme. Oui, mon âme a des pores. Un problème ?

Non mais regardez-le, là, merde, arrête de sourire comme ça, par pitié ! Je sais plus quoi dire. J'ai apprécié son offrande malgré qu'elle reflétait la petitesse de son esprit, il n'empêche que j'aurais presque envie de lui faire un don de neurones en retour, pour qu'il puisse enfin faire deux choses en même temps. Sa glace coule et il ne s'en rend pas compte. Je suis sûr que si je me barrais de là à dos de crocodile, il ne le verrait pas. En fait, ça m'agace surtout parce que je suis un estomac sur pattes et je ne supporte donc pas qu'on délaisse ainsi la nourriture ; allez Yûko, assied toi, bouffe ta glace et essaye de pas te ramasser la gueule en trébuchant sur tes propres pieds, d'accord ? Oui, Yûko serait tout à fait capable de trébucher en étant assis. Parce que c'est Yûko.

Rah mais quel crétin...
J'te le fais pas dire.

C'est sorti tout seul. Je le fixe, le regard lourd, lui jetant mon dédain d'une voix tranchante. Ce n'est qu'après avoir prononcé ces mots que je prends conscience de la dureté de mon regard et de ma voix. Je soupire, comme si ça allait atténuer la tension déraisonnée qui crispe chacun de mes nerfs, et songe amèrement à le laisser en plan maintenant, puisque je ne suis visiblement pas assez humain pour épargner ce gosse innocent de ma misanthropie. Mes yeux se ferment un instant, j'inspire l'air iodé et écoute les sales mioches piailler non loin de nous. L'un d'eux se fait même complice de mon exaspération viscérale puisqu'il décide de m'achever avec un cri strident, un cri odieux qui me donne immédiatement envie de lui faire bouffer tout le sable de la plage.

Yûko décide de briser le silence - dieu merci, j'étais à deux doigts de me lever pour aller buter ce gosse, et me demande l'air de rien pourquoi je suis ici. Je rouvre les yeux et les darde sur le petit coquillage reposant au creux de ma main, l'air pensif. J'ignore quoi répondre à ça. Je suis sorti, je suis venu ici parce que j'en avais envie et que Jake m'a fourni un prétexte pour contourner ma haine d'autrui. C'est chiant de rester chez soi ou de déambuler fatalement dans les mêmes quartiers, les mêmes rues, et passer devant les mêmes enseignes sans savoir qu'on se tue à la monotonie.

Je suis venu parce que les gens ne me paraissaient pas être des obstacles sur le moment. Même les types comme moi ont besoin de prendre l'air.

Je sais bien qu'il doit m'prendre pour un sauvage et je ne vais pas le nier, je suis loin d'être quelqu'un de bien, je sais pas être gentil, la violence vient souvent tarir ma raison, je me défoule sur les malheureux que j'croise et tant pis pour les restes de mon humanité. J'vais pas faire semblant de m'offusquer face à cette étiquette qu'on colle sur mon front, ni d'en avoir quelque chose à foutre, de leurs opinions.

Finalement, je viens poser mon avant-bras sur mon ventre, et tourne la tête vers Yûko en cillant lentement, le bleu de mes yeux agressés par la luminosité ambiante. Je sens le sable s'infiltrer parmi mes cheveux ébènes et chatouiller mes bras, incapable de savoir si c'est agréable ou non. Ce qui va être désagréable par contre, c'est de virer ledit sable de mes vêtements lorsqu'il faudra que je décolle mes fesses de là.

Mais je t'avoue qu'avant de venir ici, j'ai squatté tous les konbinis du coin pour profiter de leur climatisation. On étouffe, ici. Votre été est chelou.


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Le long du rivage [Ft Loganou]
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