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Problems don't come by themself, do they ? ✦ [Pv: Rachel]
Amai Gakuen  ::  :: RPs 2017
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Mer 14 Juin 2017 - 16:20
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Vendredi soir.
Ces deux mots sonnent comme une ode à la liberté.
L'atmosphère saturée par l'humidité et la chaleur de l'été se mélange à l'excitation qu'offre cette illusion de liberté. Après une longue semaine à bosser dans un bureau dont la climatisation a cessé de fonctionner. Après être passé toutes ces après-midi dans une salle de classe imprégnée par l'odeur de transpiration et les restes de sandwich au thon de Jean-Kévin.
L'heure de la liberté conditionnelle a enfin sonnée.

Mais ma réalité était loin de tout ça.
Ma première semaine passée à Amai ressemblait plus à des vacances qu'à une semaine de cours. Je sais que le temps libre qu'on nous donne à la fac est fait pour bosser mais... Que voulez-vous ? Les études, ce n'est pas mon truc. Ça ne m'empêche pas d'avoir attendu le week-end avec impatience comme tout les autres.

Ce soir, les habitants du district Uzume vont festoyer comme si il n'y avait pas de lendemain. Laissant une semaine de dur labeur derrière eux.  Cette atmosphère festive est en réalité présente tout les soirs. Mais le vendredi... Quelqu'un a dû se dire que dépasser les limites n'était plus suffisant : Il fallait les dominer et les écraser.
Le soleil disparaît derrière l'horizon, recouvrant les rues animées d'une légère obscurité. Obscurité rapidement remplacée par les lumières artificielles de la ville. Les lampadaires se réveillent en même temps que le district. Les gens s'installent sur les terrasses et racontent leur semaine autour d'un verre. Que ce soit des groupes d'amis ou des touristes, tout le monde semble s'être donné rendez-vous ici ce soir.
Un gamin vient de faire tomber sa glace par terre.
Un vieil homme tatoué fume à la fenêtre de son appartement au 3ème étage. Son regard fatigué balaie la foule, tel un roi regardant ses sujets Sa barbe fourni contraste avec son crâne chauve. Je dirige mon objectif vers lui et m'approprie ce charisme nonchalant.

Il y a tellement d'animation ! Je dois sûrement ressembler à une touriste moi aussi avec mon appareil photo autour du cou, mon sac à dos et ma casquette vissée sur la tête. Je m'enfonce de plus en plus dans les rues où les commerces sont aussi nombreux que les habitants. Je me demande combien de jours il faudrait pour faire le tour de chacun d'eux. Des notes de guitare acoustique survolent le constant brouhaha de la foule. Un concert en plein air ? Ça à l'air sympa. Je me dirige vers la mélodie, emportée par un flot de jeunes touristes allemands. Plus j'avance et plus la densité de personnes est forte. Je sens la transpiration coulée le long de mon dos sous mon t-shirt. Arrrg... je déteste cette sensation ! La chaleur est écrasante même après le couché du soleil !  Ma petite taille me permet de sentir tout un panel de différentes odeur d'aisselles. Je pense que vous comprenez qu'être au milieu d'une foule en plein été ne m'enchante pas particulièrement.


La rue s'ouvre sur une grande place. La masse s’agglutinent autour d'une petite scène où un homme d'une trentaine d'année chante d'une voix rauque accompagné de sa guitare. Sûrement un artiste local.  Je m'éloigne un peu de cette animation pour prendre la bouteille d'eau dans mon sac. Sans surprise : l'eau est tiède... Je soupire, gardant ma bouteille à la main contre ma cuisse nu. Je ne m'attendais pas à qu'il fasse aussi chaud et qu'il y ait autant de monde.

« C'est donc ici la grande place Kiku. »

Je m'arrête un instant pour observer toutes ces lumières. J'ai l'impression de reconnaître un groupe de filles qui étaient dans mon amphi ce matin. Les habitants d'Uzume sont plutôt jeunes. Pas étonnant qu'il y ait autant de bars et de boîtes de nuit. Il doit y en avoir un à chaque coin de rue. L'ambiance est géniale ! Vraiment ! C'est un peu le genre de lieu où des émissions à deux sous font des enquêtes spéciales sur « la jeunesse dévergondée ». Dommage que je n'ai personne avec qui prendre un verre ce soir. Au même moment mon portable vibre dans la poche arrière de mon short. Ah ? C'est peut-être le destin.
… Le destin s'appelle Papa.
Je lui répondrais plus tard. Je lui envoie un petit « De sortie ! Désolé ! » puis je remets mon portable dans la poche. Bon. Je ne tiens pas à rester planter là bêtement... Time to move ! J'observe une dernière fois cette grande place, épicentre d'Uzume, sous un voile de lumière, de brouhaha et d'odeur de nourriture.

Maintenant, direction une petite épicerie ! Je n'ai pas mangé depuis ce midi et j'ai vraiment la dalle. Je me remets en marche, sentant mes pieds brûlants dans mes baskets et un creux dans le ventre. Une petite brise se met à souffler rendant ce périple rurale un peu plus vivable. Je profite avec joie de la climatisation du petit magasin dans lequel j'achète une bouteille d'eau et une boîte de gâteaux aux chocolats avant de retourner dans la marée noire d'Uzume.
Le chocolat fond immédiatement au contact de mes doigts. Ce n'est pas pratique mais au moins j'ai un truc à manger. J'aimerais vraiment m'éloigner du centre et peut-être découvrir un nouvel aspect du district.
Alors que je lèche disgracieusement mes doigts pleins de chocolats, je demande à un groupe de jeunes punks où je pourrais trouver un endroit un peu plus calme. Ils m'indiquent une petite ruelle perpendiculaire que je n'avais pas du tout remarqué tant elle était sombre par rapport à l'excès de lumière des grands axes. La ruelle rejoint un arrêt de bus qui peut m'emmener.... plus loin. Super ! J'adore les ruelles sombres... Je les remercie quand même avant de traverser rapidement ce chemin peu rassurant.

Sortie de l'ombre, j'arrive sur une rue un peu plus éclairée où quelques voitures passent à pleine vitesse.  L'arrêt de bus se trouve à ma droite. En regardant le plan je remarque que quelqu'un a tracé une croix rouge sur l'un des arrêts de la ligne. Eh... Un peu comme une carte au trésor non ? C'est décidé : ça sera ma destination.
Une dizaine de minutes plus tard le bus arrive. Je suis seule à monter dans un bus presque tout aussi vide. Un homme, la capuche devant les yeux, est assis tout au fond. Ça craint un peu. Je décide de rester à l'avant, pas très loin du chauffeur.
Arrivée à destination après un court trajet, l'homme descend au même arrêt que moi.
Arrêt Akai.
Oui, oui, vous avez bien lu. Je connais aussi la réputation de cet endroit. Mais après tout, nous sommes vendredi soir. J'ai bien mérité ma petite dose de danger et d'adrénaline parce que je ne suis qu'une jeune étudiante irresponsable. Je range mes gâteaux et ma bouteille dans mon sac avant de m'engouffrer dans ce lieu.

L'ambiance semble être aussi festive qu'au centre du district mais avec beaucoup moins de monde et peut-être un peu plus de policiers. L'air se fait un peu plus frais maintenant. C'est agréable.
Ici, chaque bar est séparé d'une ruelle sans issue, douce invitation aux dealers et à leurs clients. À  quelques mètres devant moi, je vois la police en pleine intervention devant la terrasse d'un bar. C'est assez violent, le gars qu'ils emmènent à l'air complètement défoncé. Un autre homme, sûrement un  de ces amis, menace les policiers de « leur casser la gueule ».
Charmant.
Je prends discrètement une photo de son expression colérique, éclairée par les néons bleu de la devanture du bar avant de continuer mon chemin. J'arrive au niveau d'un autre bar où la terrasse est minuscule et totalement vide. Par contre il y a énormément de monde à l'intérieur. Devant, est garé un vieux Van des années 70. Il y a même des hippies nostalgiques ici ? Je souris à cette pensée et le prends en photo sous la faible lumière des lampadaires. Soudain un homme hurle (ou était-ce un grognement ?) à l'entrée du bar. Je me retourne, surprise, espérant que ce ne soit pas ma photo qui ait déclenché cet horrible cri.






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Mer 14 Juin 2017 - 19:46
Vendredi. Peut importe le jour en fait, Rachel était en moto, elle avait comme souvent des choses à faire, là… C’était de livrer le véhicule qu’elle conduisait. Et bien entendu, la demoiselle devait être la plus rapide possible. En fait ce n’était pas le véhicule qui était intéressant, mais ce qu’elle avait dans son mini coffre. Comme toujours, Rachel ne regardait pas ce qu’elle transportait, le rien à foutre légendaire de la jeune femme lui permettait de rouler en toute discrétion. En fait… Pas vraiment, mais elle roulait assez vite pour être en paix avec son job. Une course était une course. Et bien entendu, cela pouvait être dangereux. Surtout quand deux jeunes conducteur s’amusent à faire la course sans faire attention. L’un manqua de percuter Rachel, cela se suivit jusqu’à un feu rouge, mécontente d’avoir faillit se faire tuer, Rachel envoya son pied contre la portière de la voiture afin d’y laisser une trace. C’était rare mais ça arrivait. Pile au moment où le feu passa au vert elle accéléra, pas de temps à perdre. Et le type tenta de la poursuivre mais abandonna en voyant les flics non loin. La police ne chercha pas à suivre Rachel, car elle avait tournée et du coup elle n’était pas dans leur champ de vision.

Ah les vendredi surtout au soir comme ça, passer en moto dans les rues du quartier d’Uzume. c’était plaisant. Les jeunes observèrent souvent la moto, mais Rachel n’avait pas le temps de discuter, ni même de se faire draguer ! La course avant tout, elle devait se rendre dans une rue pas très bien réputée, bien qu’elle a l’habitude de ce genre de lieu. Rachel resta vigilante. Avançant lentement dans la rue, elle vit le  bar où le type lui avait dit de livrer le véhicule. Rachel avait un peu d’avance, elle s’arrêta donc dans la rue Akai, retirant son casque, les dix minutes d’avances allaient peut être passer rapidement. Sur ce, elle leva le regard vers le ciel, observant le crépuscule qui se présenta. D’un léger soupire, Rachel sortit son téléphone. Un message de son employeur, comme quoi le client allait arriver en retard. Comme si c’était commun. Pestant intérieurement, elle ne pouvait pas bouger pour le moment, appelant son employeur pour avoir une augmentation. Oui elle n’avait pas de temps à perdre après tout. La vie c’était de l’argent, surtout qu’elle avait faillit se faire renverser par un sombre abruti. Le téléphone sonnant, l’employeur décrocha et s’excusa.


« Comme stipulé dans le contrat, le moindre retard équivaut à une augmentation de ma paie. »

Gêné l’employeur tenta de négocier en déclarant que ce qu’il se passait n’était pas de sa faute, mais aussi qu’il ne pouvait se permettre de l’augmenter. Rachel prit d’une voix froide lui répondit de manière à être compréhensive.

« Je demande une augmentation de vingt pourcent ! Si vous refusez votre nom sonnera comme étant celui d’un eunuque ! »

Sous le joug de la demoiselle l’employeur répondit qu’il allait les envoyer directement. Qui pouvait croire que Rachel était une femme qui se laisserait faire ? Il fallait être vraiment stupide pour croire cela. Qu’importe. Elle du attendre encore un bon quart d’heure, à ce moment là un homme mécontent sembla arriver, c’était le client, Rachel avait eux le droit à sa photo, le client sembla reconnaître la moto, du coup s’approchant une courte conversation aurait put avoir lieux, mais non. Il prit son téléphone et appela l’employeur de Rachel, déclarant qu’il avait reçut le colis. Rachel quant à elle retira son manteau de cuir. Il faisait chaud… Encore heureux qu’elle avait un débardeur blanc en dessous. Et qu’elle n’avait mit qu’un short en jean noir qui lui allait bien. Et en chaussure, c’était des bottes de motards ! Enfin, étant en plein boulot elle ne prenait pas le temps de se mettre en valeur, en plus… C’était un peu inutile de se mettre en valeur, ça attirait les hommes en manque généralement. Alors qu’elle s’éloigna après avoir eux confirmation de sa paie, un mec arriva dans la ruelle en hurlant vers Rachel.

« HEY SALOPE RAMENE TOI QUE JE TE NIQUE ! »

Minute papillon. Rachel tourna son regard qui était devenu aussi sombre que la nuit vers le type. Bien sûr elle le reconnut sur le coup, c’était le mec à qui appartenait la voiture qu’elle a frappée de son pied. Le mec mécontent sembla s’approcher à pas rapide, cela attira les regards, Rachel n’appréciait pas qu’on l’insulte certes, mais là… Ce con attirait l’attention des gens.

«TU VAS PAYER POUR MA CAISSE ! »

D’un léger rire la réplique de Rachel fut celle ci.

« Si je devais payer en nature ça prendrait une éternité pour trouver ta queue. »

Quelques personnes se mirent à rire discrètement alors que le type s’arrêta face à Rachel, levant la main pour tenter de la gifler. Mais Rachel avait déjà envoyé son pied dans les parties de ce pauvre crétin. Lui murmurant à l’oreille.

« Si les flics viennent tu seras mal barré mon gars. Pars avant de le regretter. Mais sache que si tu recommences à faire ton boloss t’es mort. »

D’un demie tour elle ignora alors l’homme, s’arrêtant en fixant une fille qui sembla porter un appareil photo.
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Jeu 15 Juin 2017 - 3:32
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La rue Akai était réputée pour ce genre de scène. Mais je n'aurais jamais pensé assister à l'une d'elle aussi rapidement. Un règlement de compte ? Ou bien un simple malentendu ? Peu importe. Cela se finissait bien trop souvent en bagarre, encouragé par les alcoolos en terrasse, bien trop saoul pour y participer. Pourtant ce n'était pas l'envie qui leur manquait. L'ambiance de la rue faisait ressortir le côté animal des hommes qui balayaient d'un coup, toute éducation. Et l'alcool et les drogues empiraient clairement le phénomène. Ce lieu n'était encadré que par les lois de la jungle.
Le fort domine, le faible subit.
Du moins, tant que la police n'était pas dans les parages.

Cette fois-ci, le conflit concernait un homme un peu trop hystérique à mon goût et une femme à la carrure de mannequin. Sa longue chevelure brune flottant légèrement au rythme de la brise, son manteau de cuir dans la main, elle tenait tête à ce rhinocéros sauvage avec un sang-froid exceptionnel. On sentait qu'elle avait l'habitude de ce genre de situation. Elle le maîtrisa rapidement d'un coup de pied bien placé dans les bourses qui le mis K.O sur le sol.

Elle est tellement... COOL ! ♥

Je veux absolument immortaliser sa silhouette, digne d'une héroïne de comics, face à la brutalité de cet homme qui ne savait pas à qui il avait à faire. Alors qu'elle lui murmure quelque chose, je dirige mon objectif vers elle. Je sens encore mon cœur battre rapidement. Il m'a fait tellement peur à crier comme ça en même temps !
Je la regarde se retourner vers moi à travers mon appareil photo, alors que je réglais le focus. La lumière n'est pas assez forte pour détailler tout les traits de son visage ni l'expression de son regard. Est-elle surprise ? Ou bien en colère ? Peut-être qu'elle garde un masque totalement neutre. Tout ce que je remarque est la cicatrice au milieu de son visage.
Le temps semble s'arrêter pendant 3 secondes où nos regards se croisent indirectement à travers l'appareil photo jusqu'à ce que je capture ses courbes illuminées par la lumière orangée du bar.

Merde... Je ne m'attendais pas trop à ce qu'elle se retourne. Habituellement, je prends mes sujets sans qu'ils s'en rendent compte. Comme ça, premièrement, je n'ai pas à demander de permission ou quoi que ce soit dans le genre. Et puis, deuxièmement, une personne qui ne s'apprête pas, consciemment ou inconsciemment, à être prise en photo est presque photogénique à 100%. Avec le temps, j'ai appris qu'une photo faites spontanément aura plus de charme qu'une photo préparée.
Mais bref, ce n'est pas le moment de parler photographie.

Son regard était un peu intimidant. Elle devait bien faire une tête de plus que moi. Je n'arrivait pas à soutenir son regard. Je sortis de mon silence, un sourire gêné sur les lèvres :

« E-excuse-moi. Je ne voulais pas vraiment... »

Je fus rapidement coupée par un autre individu qui courrait vers nous. Il se baissa à côté de l'autre homme, encore en PLS, se remettant tout doucement de la douleur que la mystérieuse jeune femme lui avait infligée. Une main sur le dos de son partenaire, il tourna un regard pleins de haine vers la jolie brune et hurla à son tour :

« SALE PUTE !! T'vas vraiment r'gretter d'avoir croisé not' chemin!! »

Eh arrêtez tout ! Ça ne s'annonce pas très bien toute cette histoire ! Je n'ai pas envie d'être mêlée à des histoires de gangs ou d'autres trucs dans le genre. Ça craint !

Tout s'enchaîna d'un coup très vite. Un trio de policiers se dirigeaient vers nous. Ils ont sûrement été alertés par les beuglements de ces deux bêtes sauvages. Les quelques curieux venus assister à la scène retournaient rapidement dans les bars. Personne n'avait envie d'entrer en contact avec la police ici, ce qui était compréhensible. Les relations devaient être tendues entre les habitués de la rue d'Akai et les forces de l'ordre.
Je n'avais pas très envie qu'ils me posent des questions sur ma présence ici. Je suis sûr que ça doit être suspect de voir une étudiante dans le coin. La plupart des jeunes sont ici pour se procurer de l'herbe, du crack ou des drogues bien plus durs. Même si ça semble être une expérimentation intéressante, je passe mon tour.  
L'appareil photo dans une main, je m'approche rapidement de la jeune femme et la tire par le poignet :

« On devrait filer nous aussi ! Je ne pense pas que tu aie très envie de t'expliquer avec la police. »






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