Dressed to Kill //Logan//

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Logan Rothschild
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Mer 25 Oct 2017 - 21:22

C’te fille a raison, il est vrai que je connais et côtoie beaucoup de flics. C’est toujours une bonne chose d’avoir les faveurs de ces gens-là car de cette manière, ils ne se méfient pas. Je converse souvent avec ceux qui patrouillent dans les rues ; pour eux, je suis le gamin de bonne compagnie, celui qui est un peu perdu dans sa vie mais qui, en dépit de tout, se complaît à garder le sourire. Dans le rôle du gosse ravagé, je fais très bien illusion. Certains se sont pris d’affection pour moi avec le temps, lorsque d’autres savent très bien qui je suis mais le taisent, dans leur intérêt comme dans le mien. Voilà pourquoi je sais exactement ce qui se trame lorsque cela touche au crime organisé. Bien sûr, comme je ne fais partie d’aucune organisation, ces gens-là se gardent bien de me fournir un surplus d’informations. Toujours est-il que mes employeurs se chargent de me mettre au courant des choses primordiales pour mener à bien mes petits contrats ponctuels. Et honnêtement, ça me suffit.

Je me fous de savoir que la boulangère couche avec le fils du voisin, ou que Mr Yoshida trompe sa femme en prétextant des séjours professionnels à Shibuya. Malheureusement, certains policiers sont volubiles et aiment parler d’eux et surtout de leurs déboires sentimentaux. Ainsi, je sais que le gentil Hikaru est assez frustré ces temps-ci car sa chère femme est en clinique psychiatrique, et qu’il est bien trop fidèle pour s’affranchir de sa main droite. Il se plaint à moi comme si j’allais trouver une solution miracle ; mais je pense lui offrir un sextoy un de ces jours, ça le détendra le bougre. Puis peut-être qu’il me foutera la paix.

Avant que je puisse répondre, j’entends soudain un grincement sinistre. Comme si de lourdes tiges de métal s’entrechoquaient avec lenteur. Je cille, observant la Dame Blanche se lever avec un empressement non feint – je précise, car ce geste a l’air d’être le plus spontané de toute notre conversation –, et reste attentif au deuxième grincement qui se fait entendre, soulevant une petite vague d’inquiétude, quelque part en moi. Vous m’excuserez, mais j’ai pas très envie que ce petit contretemps se transforme en véritable scénario de film d’horreur, avec des individus coincés dans un ascenseur et qui se font tués un par un. Je suis d’ailleurs certain d’avoir déjà vu un film de ce genre, mais sur l’instant, il est impossible de remettre la main sur le titre de ce dernier.

Et puis disons-le franchement, quand l’ascenseur se mit à trembler, j’avais autre chose à faire que d’énumérer les films que j’avais regardé jusque-là.

Je me retrouve donc secoué comme un haricot dans une boîte de conserve et, pour ne pas me prendre une des parois de l’ascenseur, entreprends de me lever également. Lorsque je me retrouve debout, les tremblements s’atténuent et j’entends cette fois un grésillement désagréable s’échapper du microphone mural.

Ouah, heu… je suis vraiment désolé, depuis quand êtes-vous là ? J’étais parti man… enfin, ça n’a pas d’importance. Je vais appeler quelqu’un pour s’occuper du problème, quelque chose bloque ce tas de ferrailles.

Je perçois un soupir, mais n’ai guère le temps de répliquer puisque les grésillements cessent aussitôt. Super. Le mec nous laisse comme ça, sans plus d’explications. ALORS, COMMENT TE DIRE, QUE CA VIENT DE GRINCER SÉVÈRE ET QUE J’AI PAS PREVU DE MOURIR AUJOURD’HUI ? Putain mais c’est pas possible, j’ai la poisse ! Faut toujours qu’il m’arrive une connerie ; j’te jure qu’avec la chance que j’ai, quelque chose va céder et l’ascenseur va s’écraser comme une larve sur le sol. Nous ne sommes pas assez haut pour nous transformer en purée, mais l’énergie cinétique sera assez efficace pour nous exploser quelques ligaments, voire quelques os. Tch.

Quelque chose « bloque » ? Non non, j’ai l’impression plutôt que ce truc est en train de céder… Putain mais y’a personne pour entretenir cet immeuble ou comment ça s’passe ? Et dire que j’devais rentrer chez moi, m’enrouler dans un plaid et regarder le nouvel épisode des « Amours Tourmentés »…

Malgré le second degré palpable dans ma voix, je ne cache absolument pas mon mécontentement, et m’affale sans la moindre délicatesse contre le mur de l’ascenseur, la moue boudeuse.
J’ai définitivement la poisse.




mon coeur est passé sous le métro. #384C83 " Je fais ce que je peux. Avec mes silences et le reste. Avec mes peurs de bête. Avec mes cris d'enfant qui ne débordent plus. Je fais ce que je peux. Dans ce petit bain de cruauté et de lumière. Dans les éclats de verres et de mensonge. Dans la délicatesse. Dans la violence du temps qui piétine nos rêves. Dans nos petits pataugements précieux. Un matin après l'autre. Un oubli après l'autre. Un mot sur le suivant. Je fais comme tout le monde. Avec le ciel et sans les dieux."
Merci Jake !:
 
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Ven 3 Nov 2017 - 18:50
Dressed to kill

ft.


Elle était trop jeune et belle pour mourir, elle avait trop de regret aussi. Des tas de regret. Elle préférait largement crever la bouche ouverte dans un caniveau, elle voulait se battre pour sa survie comme elle c’était battu pour monter les échelons toute sa vie. Elle avait écrasé toute personne qui se tenait sur son chemin, et elle allait finir comme eux, soumis à une force plus forte. Eux,son pied, elle la gravité. Elle jura entre ses dents, elle avait envie de balancer quelque chose contre les murs, si c’était pour mourir, autant mourir vite et de sa propre main. Un grincement plus fort la fit frémir.

‹ Ouah, heu… je suis vraiment désolé, depuis quand êtes-vous là ? J’étais parti man… enfin, ça n’a pas d’importance. Je vais appeler quelqu’un pour s’occuper du problème, quelque chose bloque ce tas de ferrailles. ›

Elle allait le tuer, et ce n’était pas une expression il allait mourir de manière lente et douloureuse. Ce petit con les laissait la avec un je-m’enfoutisme révoltant ! Elle n’allait peut-être pas le tuer, mais le torturer si. L’ascenseur se mit à trembloter et Arachne serra les dents. Elle allait peut-être bien mourir là finalement à côté de ce crétin. Ce n’était pas tant de la mort qu’elle avait peur, mais plutôt de sa dernière destination. Cela ne se voyait pas et c’était même son petit secret. Mais Arachne était née dans un foyer très catholique, religion que sa mère lui avait fait rapidement mépriser. Quand elle était encore sobre ou qu’elle avait un simple verre de vin à la main, sa mère trouvait nécessaire de raconter des histoires à sa fille quand elle allait se coucher. Elle la bordait et attendait qu’elle s’endorme à ses côtés. Arachne avait chéris ses moments pendant un temps, retrouvant toute la douceur que sa mère avait pour elle quand elle était plus petite, plus naïve, et elle, encore marié. Mais plus sa mère vieillissait, seul et aigris, plus ses histoires étaient horribles. Un soir, malgré l’enthousiasme qu’elle possédait encore à cet âge, elle s’endormis quelques minutes après le début de son histoire. Le lendemain, avec véhémence, sa mère l’avait retenu éveiller en lui racontant des histoires terrifiantes et bien trop graphique. Le jour d’après, elle lui avait hurlé dessus. Arachne n’avait jamais eu le plaisir d’avoir un monstre sous son lit, non, elle avait une créature hideuse au mouvement erratique qui venait frapper à sa porte la nuit et qui la frappait et la griffait.
Oh Arachne avait des regrets oui. Elle aurait dû s’enfuir bien avant que sa conne de mère ne s’étouffe avec sa tequila, une queue à la main. Elle avait eu une mort bien digne d’elle. Dans l’alcool et le sexe.
Mourir dans un ascenseur, c’était nul et même misérable. Elle avait trop de hargne et trop de haine pour ce bas monde pour pouvoir crever ainsi. C’était stupide. La, vous vous dite que c’est à ce moment qu’elle va réviser ses choix de vie et devenir une fille gentille et aimable pour aller au Paradis ! Que le Paradis aille se faire foutre. Elle irait en Enfer boire un verre avec Lucifer, se tordre les boyaux et souffrir dans les ténèbres. Sa mère avait eu beau lui hurler qu’elle devait être la meilleure et la plus gentille pour aller au Paradis et lui dire des choses terrifiantes sur l’Enfer, elle allait la rejoindre là-bas, les deux pieds devant. Si c’était pour mourir comme un crevard autant le faire jusqu’au bout. Elle espérait au moins qu’elle aurait une belle carcasse qui ferait pâlir d’excitation comme un ange bizarre et romantique.

‹ Quelque chose « bloque » ? Non non, j’ai l’impression plutôt que ce truc est en train de céder… Putain mais y’a personne pour entretenir cet immeuble ou comment ça s’passe ? Et dire que j’devais rentrer chez moi, m’enrouler dans un plaid et regarder le nouvel épisode des « Amours Tourmentés »… ›

Elle devait faire quelque chose, bidouillait quelque chose, s’enfuir, survivre à tout prix. Elle n’allait pas mourir ici, ce n’était pas assez bien ici pour mourir. Une ruelle, sa baraque, un canapé, son bureau n’importe quoi, mais pas un ascenseur. Elle tapota avec force sur le bouton appel de l’ascenseur, elle harcelé ce petit connard jusqu’à ce qu’il appelle de l’aide. Ce n’était pas un problème, c’était un risque.

-ça va, c’est bon ma petite dame, j’ai appelé quelqu’un qui va arriver dans 5 minutes…chill.


-Tu oses me demander de me calmer ? Très bien, je vais calmer et mourir calmement. J’espère que tu aimes ce job, parce que tu ne vas pas le garder.

-Oula…on se calme, je fais de mon mieux moi.

-Tu fais de ton mieux ? Un chien aurait réussi à nous sortir de là bien plus vite !

Elle se retourna avec hargne vers son compagnon de cellule qui semblait prêt à dire quelque chose.

-Ta gueule le misanthrope, retourne dans ton coin et oublie l’existence de l’espèce humain tu me feras des vacances. Et toi là, si tu ne bouges pas ton gros cul, même à travers la mort je te ferai bouffer tes dents.

-Oui madame !

Il coupa le micro et Arachne prit le temps de ranger son sac avec assurance, elle se plaça devant la porte de l’ascenseur et attendit patiemment qu’elle s’ouvre, en ignorant totalement le tueur à gage qu’elle venait de rembarrer. Elle en avait rien à foutre, s’il lui venait l’envie de la tuer, tant mieux. Elle serait la sangle de son sac si fort que ses phalanges blanchis commençaient à être douloureuse. Enfin juste quelques minutes après dans un bruit de métal se tordant la porte de l’ascenseur commença à péniblement s’ouvrir.

-Vous n’avez rien ? demanda un technicien qui apparut dans l’entrebâillement de la porte.

-Tout va parfaitement bien, je veux juste sortir d’ici, loin de monsieur je cache ma nervosité avec des blagues.  

-J’arrive, encore quelques…seconde…fit-il en ouvrant de force la porte.

La porte enfin ouverte totalement, une lumière aveuglante perturba la sortie d’Arachne, elle plissa les yeux et quand sa vue s’habitua enfin à la luminosité, elle vit apparaître la silhouette de quelques policiers. Elle se retourna vers son ancien compagnon d’infortune et fit avant de disparaître dans la foule qui c’était agglutiné devant l’ascenseur pour admirer le spectacle :

-Allez tchao…euh laisse-moi deviner… Dan ? Ouais t’a pas l’air adepte des noms trop long. Amuse toi bien surtout et à jamais.  


 

Logan Rothschild
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Dim 5 Nov 2017 - 21:43

Un bar mondain de Koyane, quelques rires timides qui viennent simplement donner un peu de chaleur à la rumeur ambiante, un café infect sur le comptoir me faisant face. Le cabinet d’avocats semble déjà loin derrière moi et c’est bel et bien le cas. Mon esprit distrait a déjà occulté la moitié des événements et, à mesure des gorgées amères alimentant mon corps en caféine, ma mémoire sélective achèvera de s’occuper du reste. Cette fille, ces flics. Cet ascenseur. Une parenthèse dérisoire dans mon quotidien tumultueux, des visages qui s’étioleront pour redevenir un amas de traits étrangers, privés de leur matérialité. Rien durant ces longues minutes n’a su attiser mon intérêt. Pas même Dame Blanche, doté d’un caractère très premier degré que j’ai trouvé grotesque. Je l’ai quitté dans un éclat de rire, les mains plaquées contre ma bouche pour taire mon hilarité affolante ; tirades ridicules, colère palpable et démesurée, j’avais seulement envie de lui dire de détendre son string mais, malheureusement, mes paroles se sont faites broyées par mes gloussements impétueux. J’ai toujours méprisé ceux qui se prennent trop au sérieux. Je me suis allègrement foutu de sa gueule comme je l’ai si souvent fait avec les innombrables ingénus partageant les mêmes traits de caractère qu'elle.

Les flics m’ont regardé bizarrement, m’ont demandé si ça allait. J’ai simplement hoché la tête, avant de m’extirper de cette cage de fer et de les remercier de leur réactivité. Rien d’ironique ; j’aime préserver une certaine proximité entre moi et les forces de l’ordre afin de mieux attirer leurs faveurs, ces derniers peuvent être d’une utilité formidable au moment opportun. Oh certes, j’aurais pu quitter l’ascenseur en arborant un visage fermé, sûrement apeuré à l’idée que Dame Blanche connaisse mon p’tit surnom. Au lieu de ça, je me suis demandé pourquoi elle me l’avait pas dit carrément, au lieu de se la jouer tacticienne des bacs à sables. Peu inquiet de la savoir au courant – puis au pire je la tuerai hein –, j’estime de toute manière que ce genre de personne ouvre beaucoup sa gueule mais n’amorce aucune démarche à la hauteur de leurs mots. Ils prétextent le je-m’en-foutisme ou le désintérêt ; je répondrais seulement que s’ils s’en foutaient, ils ne chercheraient pas à obtenir des informations sur autrui, ni à les dévoiler à la personne concernée. Cette fille, donc, ne me fera rien. Les chiens qui aboient ne mordent pas.

Après être sorti du bâtiment, mon dossier sous le bras et un clin d’œil idiot à la secrétaire gérant l’accueil, je me suis donc rendu dans ce bar. Un p’tit café avant de rentrer chez moi, dire à mon employeur que les choses attendront encore quelques jours. Il va râler et me dire que je décale toute l’organisation mais on fera au mieux. C’est chiant mais c’est comme ça, j’avais pas prévu que la poisse me suivrait jusque dans les petits tracas du quotidien, aehm.

Buvant la dernière gorgée de mon café qui, au passage, me donne immédiatement envie de gerber ma race, je paye le serveur et me relève en m’étirant de tout mon long. Je sors du bar et entame le chemin du retour, un sourire tranquille sur mon visage hâlé.




mon coeur est passé sous le métro. #384C83 " Je fais ce que je peux. Avec mes silences et le reste. Avec mes peurs de bête. Avec mes cris d'enfant qui ne débordent plus. Je fais ce que je peux. Dans ce petit bain de cruauté et de lumière. Dans les éclats de verres et de mensonge. Dans la délicatesse. Dans la violence du temps qui piétine nos rêves. Dans nos petits pataugements précieux. Un matin après l'autre. Un oubli après l'autre. Un mot sur le suivant. Je fais comme tout le monde. Avec le ciel et sans les dieux."
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