Japon me voilà ! [PV Hana Hideyo]

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Lun 18 Sep 2017 - 6:56


Japon, me voilà !

Voyager à l’étranger n’est vraiment pas simple. A vrai dire, j’avais eu de la chance que mon père m’aide, avant toute chose, à faire un itinéraire de mon voyage. Sans cela, je n’étais vraiment pas sûre que je serais arrivée à destination, même avec toute la bonne volonté du monde. Je n’étais pas forcément nulle pour trouver mon chemin, que ce soit dans un lieu connu ou non, mais je gérais assez mal le stress. Or, l’idée d’aller à l’école au Japon me rendait aussi euphorique que complètement angoissée. A tel point que je m’étais persuadée, que ce soit avant ou pendant le voyage en avion, que j’allais atterrir à Kobe. Même en regardant l’itinéraire de mon père, je ne m’étais pas rendue compte que mon atterrissage se ferait à Tokyo pour que je prenne le train par la suite. C’est donc un peu penaud que j’atterri à Tokyo sans tellement savoir où aller. Un peu paniquée, je me mis donc à demander mon chemin à qui voulait bien m’entendre et me parler.

Habillée d’un jean slim, d’un débardeur crème surmonté d’une veste à capuche bleu clair et de baskets noires montant jusqu’à mes chevilles, j’eue plus de facilités que si j’étais en jupe à me déplacer avec mes bagages. Ces derniers n’en étaient pas moins encombrants et, quand je parvins enfin à trouver la gare, j’étais déjà épuisée de mon voyage. Bien entendu, le décalage horaire ne devait pas y être pour rien non plus… Du coup, quand je fus enfin dans le dernier train, prête à rejoindre en ligne qui m’amènerait dans la ville qui serait la mienne au moins pour l’année scolaire, alors que je venais d’utiliser deux autres moyens de transport, je me détendis au point de m’endormir en serrant contre moi mes affaires. Peut-être eue-je un filet de bave qui pendait au coin de ma bouche, ou que je ronflai doucement, ou encore qu’à un moment je pris une position plus étrange que jamais… mais lorsque je me réveillai je n’en eue cure. Après tout, je me considérai chanceuse de ne pas avoir raté le terminus en me réveillant deux arrêts avant. J’en profitai même pour attacher mes cheveux en une tresse qui était faite pour reposer sur mon épaule gauche.

Une fois que je fus descendue du train, ma valise en main et mon sac à dos sur les épaules, je me mis à marcher en direction de la sortie à laquelle je me demandai si on allait venir me chercher ou si je devais appeler un taxi. Cette dernière option ne me plaisait pas vraiment tant je n’étais pas sûre de pouvoir payer le trajet et que je ne tenais pas à tomber sur une personne « peu fréquentable ». Bien entendu, la première option comportait aussi quelques risques, mais il me semblait tout de même plus limités puisque nous parlions d’une école.

Peu envieuse d’appeler l’académie, surtout à cause de mon stress toujours plus grandissant, de peur notamment de me faire envoyer bouler, à moins que ce soit celle de perdre mes mots et, ainsi, parler anglais au lieu de japonais, je me mis à tourner en rond en cherchant quoi faire, veillant à ne pas louper une personne qui tiendrait un écriteau avec mon nom écrit dessus, au cas où.

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Lun 18 Sep 2017 - 22:22
Japon, me voilà !

Dans quelques jours, les cours reprennent. Je suis contente car j’ai fini mes préparations de cours. De plus mon article est bouclé et envoyé. Ce mois a été bien productif. J’en ai quand même profité pour me reposer, revoir mes parents, visiter Kobe, sans oublier écrire, dessiner, peindre et sculpter, surtout ces derniers jours.

Fin juillet, la Direction m’avait parlé d’une jeune anglaise qui enchainait sa scolarité chez nous pour septembre, qu’il faudrait accueillir et guider fin août pour qu’elle puisse se repérer aisément dès la reprise des cours. Il semble que ma capacité quasiment bilingue en anglais et ma présence à Kobe fin août a orienté la Direction pour me choisir comme personnel d’accueil. Mais j’apprécie la confiance que semble me donner l’académie d’Amai-Gakuen. Le secrétariat m’a confirmé il y a quelques jours l’arrivé de la demoiselle. J’ai reçu toutes les informations qui la concerne et j’ai appris qu’elle sera dans ma classe de littérature de 1ère année de lycée. Je pourrais veiller à ce qu’elle suive bien dès ces premiers mois dans notre beau pays. Comme je ne suis arrivée qu’en avril pour cette nouvelle année et n’est que quelques années d’expérience, la Direction a choisi de ne pas me nommer professeur principal d’une classe. Néanmoins, il semble que je fasse mes preuves pour que l’on me confie de guider cette petite anglaise. Et cela me ravie. C’est de bon aloi pour ma carrière dans cette université.


Aujourd’hui, je me rends donc à la gare accueillir la jeune demoiselle de 14 ans qui a décidé de quitter l’Angleterre pour poursuivre ses études à Amai. Je ne peux qu’admirer cette jeune fille qui, si jeune, quitte sa famille, ses amis, son pays pour étudier dans notre beau pays. J’ai eu l’occasion de parcourir son dossier qui, je dois le dire, est exemplaire. Son père est japonais. Bien qu’il vive toujours en Angleterre avec sa mère, c’est peut-être cette origine qui a motivé le choix d’Edwige. Un bien joli prénom d’ailleurs. Je suis une grande adoratrice des cultures et littératures européennes, l’Angleterre entre autres. J’espère que nous aurons l’occasion d’échanger longuement sur son pays.

Ce matin, j’ai choisi de mettre une robe simple plutôt que mes tailleurs d’enseignante habituels. Je ne voudrais pas paraitre trop froide. Cette jeune fille n’a que 14 ans et se retrouve loin de sa famille et son pays, je dois la mettre en confiance, surtout la rassurer. Cette tenue bleue est fluide et ne me moule pas, ce qui est bien mieux pour ne pas montrer mon corps si frêle qu’il effrayerait sûrement la demoiselle. Il me faut paraitre tout de même assez robuste pour la guider et la soutenir dans cette nouvelle vie.

Me garant sur le parking de la gare, je constate que, comme à mon habitude, j’ai de l’avance. Je saisi mon sac et ma petite pancarte, préparée pour que la jeune fille m’identifie rapidement. J’y aie inscrit « Bienvenue » en japonais et en anglais au-dessus de ses patronymes pour qu’elle est le choix de la langue afin de m’interpeler. J’ai son visage en tête bien sûr, mais au cœur de l’adolescence les visages peuvent très vite changer, alors autant ne pas prendre de risque. Préférant ne pas louper son arrivée, si jamais le train changeait de quai au dernier moment comme cela est souvent possible, je me poste à l’accès de sortie. Je ne suis pas très grande, même avec mes talons, donc j’essaye de me faufiler sur les devants des quelques personnes qui attendent. Il fait très chaud et j’espère qu’elle n’a pas trop souffert du voyage.

Je la vois alors, vêtue d’une veste qui doit lui tenir chaud, d’un sac à dos et de nombreux bagages. Elle cherche quelqu’un. Bien sûr elle ne sait pas qui vient la chercher, alors je m’avance d’un pas en levant ma pancarte. J’essaye de prendre ma voix de professeur pour qu’elle m’entende bien.

- Miss Edwige Gawllen-san !

Je lui offre un sourire et un regard amicaux, tout en m’inclinant légèrement pour la saluer comme il se doit.

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Mar 19 Sep 2017 - 18:45


Japon, me voilà !

Pendant que je cherche autour de moi si quelqu’un aurait une pancarte ou tenterait de me héler, je ne peux m’empêcher de penser que j’aimerais vraiment enlever ma veste qui me tenait très chaud. Pourtant, je ne posai rien, non pas par crainte de me faire voler quoi que ce soit, mais bien parce que je m’étais jurée de ne jamais me plaindre du chaud tant j’avais voulu me trouver dans ce genre de températures. Après tout, l’Angleterre n’était pas le meilleur pays pour prendre un bain de soleil, malheureusement. Je m’étais d’ailleurs toujours demandé pourquoi sans trouver de réponse.

Après un moment, j’entendis quelqu’un m’appeler par mon nom en entier. Cela me fit étrange d’entendre le suffixe « -san », mais c’était loin d’être déplaisant. Après tout, cela faisait partie du Japon, pays dans lequel j’avais eu envie de vivre, et le fait qu’il soit prononcé me mettait directement dans le bain. Cependant, cela ne m’empêcha pas de me retourner vivement dans un premier temps afin de découvrir la personne qui m’avait hélée : une femme de taille moyenne et mince aux cheveux rouges. Elle portait une élégante robe bleue que j’aimais beaucoup et qui lui allait très bien avec une paire de talons. Elle levait une pancarte avec mon nom marqué dessus en plus du « bonjour » écrit aussi bien en anglais qu’en japonais. Ce dernier détail me fit sourire alors que je menais mes pas vers cette personne qui était venue m’accueillir.

Par considération, et parce que je respectais le fait d’être dans un autre pays que le mien, c’est en japonais que je m’exprimai :

- Bonjour, je suis Edwige Gawllen. Puis-je connaître votre nom ?

Je ne savais pas vraiment si elle prendrait bien le fait que je ne me sois pas inclinée, notamment parce que je n’y avais pensé qu’après, ou que je lui demande son identité. Néanmoins, j’étais prête à prendre toutes les leçons qu’on me donnerait et tenterait de bien les assimiler pour ne pas reproduire les mêmes erreurs. J’étais là pour apprendre, que ce soit en cours ou dans la vie de tous les jours. Du coup, il allait bien falloir que je teste et que j’apprenne de mes erreurs. C’était normal, tout comme je devais m’adapter aux autres ici, pas l’inverse… même si on me proposait indirectement de parler anglais. Peut-être étais-je trop inflexible ? En vérité, c’était des principes qu’il me semblait normal de suivre. Puis, au pire, je n’avais qu’à mettre en pratique ma devise : « accepter tout ce que la vie me donne ». Après tout, sans ces expériences, bonnes comme mauvaises, je n’aurais pas été ce que je devenais et cela me rendait triste d’y songer.

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Jeu 21 Sep 2017 - 11:36
Japon, me voilà !

La pauvre petite semble un peu perdue ou bien ne connait-elle pas les convenances japonaises de salutation. Elle est anglaise et n’a sûrement pas encore tous les codes. Alors je ne lui tiens pas rigueur de ne pas s’incliner, comme de me demander aussi directement mon nom. Bien sûr, j’aurai du commencer par cela. Finalement c’est moi qui fais défaut à mes devoirs. Pliant et rangeant ma pancarte, je m’approche d’elle.

- Bienvenue au Japon, Edwige. Je suis Mademoiselle Hana Hideyo, ton professeur de lettres. Et ton guide dans cette nouvelle vie. Je t’emmène à l’école pour t’installer et te la faire découvrir, si cela te convient ?

Ma voix est douce et se veut rassurante. Je tends la main vers elle.

- Veux-tu me donner quelques-uns de tes bagages ? Ça doit être lourd tout ça ! Ma voiture est sur le parking d’à côté. Et tu devrais retirer ton gilet, il fait encore chaud ici, comparé à l’Angleterre. L’été n’est pas terminé.

Je lui souris toujours. J’espère que je ne parais pas trop froide ou crispée. Je ne suis tellement pas douée pour sourire et être avenante.
Certes je compte garder une certaine distance convenable entre une enseignante et son élève. Mais cette petite a été placée sous ma protection. Loin de sa vie habituelle, elle a besoin d’un point de repère de confiance. Je ne saurais pas survivre autrement dans sa situation. Peut-être est-elle très différente de moi pour cela. Sûrement même pour avoir choisi de partir vivre à des milliers de kilomètres de sa famille et son pays à 14 ans.
Elle ne connaît ni la ville et ni l’école, encore moins que moi. D’autant que ce n’est pas son pays et sa culture, ses repères doivent être complètement effondrés. Je serais complètement perdue et déstabilisée à sa place. J’espère vraiment pour elle, qu’elle n’est pas comme moi et saura vite trouver ses repères. Je pense d’ailleurs que je vais également lui servir de guide culturel et de formatrice sur les traditions. J’ai hâte de savoir ses centres d’intérêts aussi.

Mais il ne faut pas que je m’emballe, sinon je ne saurais garder cette distance respectable qui me permet de gérer mes émotions un minima. Nous guidant vers la voiture. Je m’enquière déjà de son état.

- As-tu fais bon voyage ? Tu dois être fatiguée de tant de trajet.

Elle est mignonne comme tout et semble curieuse de tout ce qui l’entoure. J’espère que nous pourrons bien nous entendre. Il sera plus facile pour elle d’intégrer toutes ces nouveautés dans sa vie. Je n’ose imaginer le dépaysement que cela doit être. Certes je rêve de voyager, mais à 27 ans je n’ai jamais quitté mon pays. Je n’aurai jamais osé partir à l’autre bout de la terre à l’âge de cette petite. Quitter mes parents, ma culture, mes repères, cela me semble si inconcevable. J’aurai définitivement perdue pied, c’est certain.

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Jeu 21 Sep 2017 - 18:52


Japon, me voilà !

Tout en pliant la pancarte, la dame me souhaita la bienvenue et se présenta. Je fus grandement soulagée de ne pas l’avoir froissée d’une quelconque façon. A vrai dire, cela m’aurait grandement attristée. Surtout qu’en plus elle était mon professeur : étant facilement touchée par mes erreurs, cherchant à comprendre les raisons et comment les annihiler, cela m’aurait fait un peu mal de commencer d’un mauvais pied avec elle. Après tout, j’allais la voir au moins toute l’année. D’ailleurs, je n’oubliai pas de noter dans un coin de ma tête que le suffixe « sensei » serait obligatoire pour lui parler. Heureusement que je m’étais entraînée.

- Je vous remercie pour votre aide, Sensei. Le programme me convient totalement.

Là encore, je n’étais pas certaine d’être juste dans mes formulations, mais je me doutais que si je venais à aller trop loin elle me le dirait, même plus tard. En attendant, je posai quelques-uns de mes bagages pour reposer mes pauvres muscles endoloris. La proposition de Miss Hideyo tomba à pic : j’en profitai donc d’avoir posé certaines de mes affaires pour faire de même avec mon sac à dos et enlever ma veste. Faisant cela, je lui répondis à sa question en souriant :

- Si vous y arrivez, j’accepte volontiers votre aide.

Moi-même j’avais des difficultés à porter au moins deux de mes valises et c’était la raison de la première partie de ma réponse. Après tout, je ne la connaissais pas assez pour savoir de quoi elle pouvait bien être capable. D’ailleurs, comment était-elle en cours ? J’avais hâte de découvrir comment cela se passait dans les classes japonaises. Etait-ce comme dans les mangas ou pas ? Quel genre d’uniforme allais-je porter ? Est-ce que les élèves auraient une attitude qui me serait familière ? Je n’avais cessé de me poser ces questions entre beaucoup d’autres pendant mon voyage.
Laissant mon professeur prendre au moins une de mes valises alors que je portais à nouveau mon très gros sac à dos de voyage et un autre de mes sacs, je la suivis jusqu’au parking dans lequel était garé sa voiture. Tout en faisant cela, je ne perds pas une miette du paysage totalement différent de ce que j’avais l’habitude malgré quelques similarités. On sentait tout de suite que la culture n’était pas la même, que j’allais devoir m’habituer à tout. Heureusement, cela ne m’empêcha pas d’écouter et de répondre à mon accompagnatrice :

- Pour le moment je ne ressens pas la fatigue, mais je suis certaine que ça viendra quand je serais posée. Sinon, je n’ai eu aucun souci pendant le voyage.

Et ce malgré que je fus légèrement paniquée en me rendant compte qu’il fallait que je prenne le train entre Tokyo et Kobe. Ce petit miracle me rendait sacrément fière de moi-même si je n’étais pas encore prête à le dire à qui que ce soit. De toute façon… à qui allais-je bien pouvoir en parler, si ce n’était à mes parents ? Et encore.

- Je ne vous ai pas trop fait patienter tout à l’heure ? Je veux dire… quand je suis arrivée je ne vous ai pas tout de suite trouvée et j’ai tourné en rond un moment…

Je ne souhaitais pas être une nuisance pour elle pour quoi que ce soit. Après tout, elle s’était déplacée pour moi et me proposait même de me faire visiter l’école une fois que j’aurais posé mes affaires dans ma chambre. Ce n’était pas rien ! En parlant de chambre, allais-je avoir des colocataires ? J’imaginais que oui, mais comment seraient-elles ? Allais-je bien m’entendre avec ? Je l’espérais, tout comme j’espérais me sentir à l’aise dans ma classe ou dans l’école en général.

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Ven 22 Sep 2017 - 0:10

Japon, me voilà !

Je lui souris radieusement quand elle emploie le juste terme « sensei ». Elle a donc appris quelques règles de bienséance japonaise. Il est important pour moi, comme tout japonais, de sentir qu’un occidental fait l’effort de suivre nos traditions et se fondre dans notre culture. Bien sûr je fais partie des personnes tolérantes bien que très respectueuse des traditions. Contrairement à mon père, je comprends qu’un étranger puisse se trompe et ne pas tout connaître et appliquer. Mais cela je n’oserai le confronter à l’opinion paternelle.
J’acquiesce avec encouragement afin de rassurer la jeune fille qui retire son fardeau de son dos. Elle ne semble pas fragile mais est quand même une jeune demoiselle de 14 ans. Je suis impressionnée qu’elle est réussie à transporter tous ces énormes depuis Londres. Je saisie son lourd sac à dos pour le porter à mon tour. Et la voilà qui s’inquiète de ma capacité à l’aider. Elle est bien aimable et j’apprécie déjà sa sympathie.

- Ne t’inquiètes pas, il n’y a pas loin. Prenons un chariot pour le reste.

Je m’attache à trouver un chariot disponible et l’aide à poser ses grosses valises. J’y dépose le sac à dos par-dessus, pendant qu’elle s’excuse de m’avoir fait patienter. La guidant vers le stationnement de mon véhicule, je m’applique à la rassurer sur ce point.

- Tu es bien aimable, Edwige. J’apprécie ta sollicitude, mais ne t’inquiètes pas. Je viens toujours en avance et l’attente fait partie de mes qualités. De plus, il est bien normal que tu cherches ton chemin dans une gare, une ville, un pays inconnu. J’espère surtout que mes compatriotes ne t’ont pas trop impressionnée. Les gares sont souvent peuplées de passagers se rendant ou revenant du travail, un des emblèmes de nos traditions. Les visages sont souvent impassibles et les traits tirés. Cela peut te sembler très froid comme accueil. De plus, je crois que dans les transports en commun de ton pays, les gens se parlent beaucoup. Hors au Japon, tu te rendras vite compte que le silence est de rigueur dans ces moyens de locomotion.

Et c’est un point qui me ravie à chaque fois que je dois prendre le train, le bus ou le métro, étant très sensible aux ambiances bruyantes.
Je m’arrête devant mon véhicule. Une petite citadine bleu-nuit qui est bien pratique. J’avais anticipé le volume de ses bagages et baisser la banquette arrière pour faciliter le chargement.
Une le tout chargé et le chariot remis en place, je l’invite à monter devant.

- Allons-y. Nous sommes à une quinzaine de minutes de l’école. Le trafic est fluide par cette période estivale et vacancière.

Une fois nos ceintures bouclées, je démarre. Je conduis prudemment. La voyant admirer les paysages qui s’offrent à elle, je me tais. Moi-même j’aime apprécier les vues qui s’offrent à moi en silence, si une question lui vient elle me la posera sûrement. Elle ne me fait pas l’effet d’une jeune fille trop timide.

J’entre enfin dans la cour de l’école et vient me garer devant l’entrée de la pension des lycéennes. Le gardien est gentiment venu nous aider et j’apprécie vraiment car ces valises sont vraiment lourdes. Je conduis tout ce petit à la chambre attribuée à Edwige.


- Voilà tu es chez toi. Veux-tu te rafraichir et te reposer immédiatement ? Sinon, je peux te faire visiter les lieux ? Je reste de toute façon dans l’école aujourd’hui, donc je m’adapte à ce que tu souhaites.

Je comprendrais aisément qu’elle doit vraiment être fatiguée et désirer se reposer. Je pourrais aussi l’aider à défaire ses bagages, mais n’étant un proche de la jeune fille il me semble indécent de le proposer de but en blanc. Je préfère voir comment elle se sent et ce qu’elle a envie de faire dans l’immédiat.

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Sam 23 Sep 2017 - 15:39


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Mon professeur me parut être habituée à ce genre de situation, un peu comme si elle avait déjà voyagé ou été allé chercher des personnes qui venaient de voyager. Après tout, en plus de me proposer de me soulager d’un de mes sacs de voyages, elle émit la proposition de prendre un chariot pour aller jusqu’à la voiture, ce qui ne fut pas de refus. Cette dernière avait même été préparée dans l’optique d’accueillir des valises bien trop volumineuses pour le coffre. En chemin, elle m’avait rassurée quant au fait que j’ai pu la faire attendre ou non. Apparemment elle était une personne prévoyante et compréhensive. C’était agréable de voir une personne comme elle m’accompagner dans ce pays que je ne connaissais qu’à travers les quelques mangas que j’avais lus et les divers récits de mon père. Je me permis cependant d’essayer de la rassurer sur un point :

- Ne vous en faites pas : que ce soit dans ce pays ou ailleurs, je suppose que quand les voyageurs ont des objectifs ils font peu attention au reste. Je n’irais donc pas juger un accueil sur cette base. Puis, le fait que vous soyez venue à ma rencontre est le meilleur accueil que j’ai pu imaginer, sensei.

Il me semblait que mes doutes s’envolaient au fur et à mesure de la conversation, me laissant le loisir de sourire de joie. J’avais aussi envie de rendre à cette femme toute la gentillesse dont elle faisait preuve envers moi tout en restant à une distance normale entre un prof et son élève. D’autant plus qu’elle se montrait très prévenante, comme si elle savait ce que c’était de se retrouver dans un environnement étranger. Cela se voyait dans sa façon détournée de me faire découvrir le pays dans ses indications sur la suite du voyage.
Assise à l’avant de la voiture, j’avais regardé le paysage défiler, découvrant ainsi le rues forts semblables à ce qu’on nous laisse imaginer dans les animés, les décorations très spéciales et les bâtiments pouvant être aussi différents que semblables à tout ce que j’avais connu. Tant et si bien que je ne parvins pas à penser à une seule question. Pourtant, ce n’était pas ce qui manquait…
Arrivées à l’académie, nous fûmes rejointes par un homme qui nous aida à porter mes bagages pour que nous puissions entrer dans le pensionnat. Miss Hideyo avait eu la brillante idée de se garer juste devant pour que nous ayons le moins de chemin à faire jusque ma chambre. Cette dernière était dénuée de toute décoration ou de présence humaine. J’allais être seule pendant un moment, apparemment. Je trouvais cela dommage, mais je n’en fis aucun commentaire. Après tout, cela me laisserait le loisir de m’installer où je le souhaitais et de prendre mes marques en toute tranquillité.

- Voilà tu es chez toi. Veux-tu te rafraichir et te reposer immédiatement ? Sinon, je peux te faire visiter les lieux ? Je reste de toute façon dans l’école aujourd’hui, donc je m’adapte à ce que tu souhaites.

- J’acceptes volontiers de faire la visite maintenant, répondis-je sans hésitation.

Après tout, me connaissant, j’étais à peu près certaine de ne plus vouloir bouger pour plusieurs heures si je venais à me poser maintenant. Non pas que je sois fainéante ou peu courageuse, mais je souhaitais éviter de faire perdre du temps à mon interlocutrice qui se trouvait être extrêmement bienveillante. Mes bagages pouvaient bien attendre un peu.

Ainsi, quand mes affaires furent posées près du lit que j’avais choisi, je suivis le professeur en l’écoutant attentivement.

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Mar 26 Sep 2017 - 15:46
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Edwige semblait fatiguée mais répondit vivement à mon invitation. Je me suis dit que l’excitation d’un nouveau pays, nouvelle école, nouvelle vie devait être plus forte que sa fatigue. Laissant les valises, je me dirige vers la porte.

- Suis-moi alors nous allons commencer par le pensionnat.

Parcourant les couloirs, je lui montre les sanitaires tout en lui expliquant les règles de l’internat et le couvre-feu. Puis je l’emmène au réfectoire. Celui-ci n’est pas très fournit en aliment pour les vacances.

- Le peu d’étudiants présents en cette période, fait que le réfectoire est peu actif. Il fonctionne avec du personnel réduit. Les plats sont peu variés. Je t’indiquerai des magasins et lieux de restauration dans le quartier si tu veux changer un peu. Mais j’ai une proposition à te faire, Edwige-san, si tu le veux. Je ne connais pas encore toute la ville, étant moi-même là depuis peu. Alors, si cela t’intéresse, les midis je t’emmènerai manger ailleurs. Nous pourrons ainsi visiter la ville ensemble. Par exemple, demain je peux t’emmener à la Grande Place d’Uzume que je commence à bien connaître et nous pourrions discuter de tes envies de découverte ou autre.

Je n’ai pas l’habitude de faire ce genre de proposition. C’est même un exercice qui me met mal à l’aise. Et je me rends compte que je la regarde peu tout en marchant vers les bâtiments scolaires. Mais cette jeune fille a 14 ans, un âge où on a besoin de repères. Elle m’a été confiée et je compte bien tenir mon rôle de guide. De plus passer 4-5 heures par jour avec une compagnie, me fera le plus grand bien. J’utilise d’ailleurs cet argument pour la convaincre

- Je ne vois pas grand monde ces temps-ci, alors ça me ferait vraiment plaisir d’avoir de la compagnie dans mes visites de la ville. Et puis d’aucun dirait que je travaille trop pour des vacances. Donc une pause mentale de quelques heures chaque jour, me sera bénéfique. Mais bien sûr si tu préfères ta tranquillité, je comprendrais tout à faire.

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Mer 27 Sep 2017 - 0:00


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Sans attendre plus longtemps, mon professeur me proposa de commencer la visite par le pensionnat, ce qui était le plus logique puisque nous y étions. Quoi qu’en y réfléchissant plus encore le problème aurait pu être vu sous un autre angle. A l’envers peut-être : commencer par l’administration pour terminer dans les dortoirs pour terminer la boucle. Ce choix n’était cependant pas pour me déranger puisque j’étais déjà bien trop contente qu’on veuille bien m’aider à prendre mes repères. J’écoutai donc très attentivement les explications qui m’étaient données tout en sachant que j’allais avoir besoin de me noter quelques-unes de ces informations pour éviter de bafouer les règles sans le vouloir.

Lorsque vint le tour du réfectoire, il me fut expliqué que les menus n’étaient pas très variés à cause du peu d’élèves qui étaient présent. Les vacances n’étaient pas encore terminées, ce qui expliquait pas mal de choses. Je trouvais cela un peu dommage puisque mon immersion en devenait fort réduite. Après tout, si je restais seule j’allais apprendre moins de coutumes ou de manières qui, pourtant, seraient grandement appréciées par les natifs de ce pays. Néanmoins, je fus coupée court dans ce genre de réflexions quand Hideyo-sensei me proposa de me faire visiter la ville pendant des sorties pour manger. D’après ses dires, elle n’était pas là depuis très longtemps non plus et j’en compris qu’elle voulait, elle aussi, avoir plus de repères au sein de cette ville. Loin de m’effrayer, cette proposition fit naître en moi une telle joie que je souris en faisant de gros efforts pour contenir un maximum mes sentiments. Après tout, sauter de joie pour cela aurait pu être mal perçu. Puis, je savais que l’appréhension viendrait qu’une fois que j’aurais du temps seule, dans ma chambre. Enfin, cela ne changerait rien à mes premières impressions.

- Je ne vois pas grand monde ces temps-ci, alors ça me ferait vraiment plaisir d’avoir de la compagnie dans mes visites de la ville. Et puis d’aucun dirait que je travaille trop pour des vacances. Donc une pause mentale de quelques heures chaque jour, me sera bénéfique. Mais bien sûr si tu préfères ta tranquillité, je comprendrais tout à faire.

- Votre proposition me fait vraiment plaisir et ce serait une joie pour moi de l’accepter, sensei, répondis-je tout de suite après qu’elle m’ait donné d’autres raisons.

Je ne voulais pas qu’elle pense que je ne voulais pas de sa compagnie ou autre chose. C’était absolument le contraire ! J’avais peur de ne pas voir assez de monde, de ne pas assez m’imprégner de ce pays à cause de la peur ou que je vienne à m’enfermer dans la musique en oubliant ce qui m’entourait. Ce n’était vraiment pas ce que je souhaitais. Bien entendu, niveau budget j’étais assez posée grâce à la conversion de mon argent de poche, donc je n’avais absolument aucun argument contre cela. J’allais juste devoir me rappeler qu’il y avait un statut professeur et élève à respecter pour éviter les problèmes par la suite. Pour moi cette barrière allait très certainement être très difficile à tenir, mais il me semblait que l’adulte saurait me rappeler à l’ordre si besoin.

En continuant la visite, je me mis à réfléchir un peu à ce que j’allais marquer dans mon blog dans la soirée. Peut-être même allais-je pouvoir parler à mes parents ? Si tel était le cas, ce serait vraiment bien ! Internet était vraiment une bonne chose quand cela nous permettait d’entretenir des liens déjà acquis.

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Jeu 28 Sep 2017 - 21:44
Japon, me voilà !

Edwige sembla enthousiaste dès que je la laissa répondre. Il me semble toujours nécessaire de me justifier milles fois dans ce que je fais, encore plus pour une invitation. Je me rends compte que la jeune fille n’attendait que cela. Bien sûr j’ai conscience que je marche en terrain miné. Il me faudra beaucoup d’efforts pour maintenir la distance prof-élève.

A mon ancien lycée, j’ai réussi à maintenir cette distance, bien que je fusse un peu plus proche de certains élèves que d’autres. Néanmoins, pareille situation ne m’est jamais arrivée. J’aime bien l’idée de prendre sous mon aile quelques élèves en difficultés ou en besoin d’approfondir mes cours. Mais je sais bien qu’il ne me faut pas m’attacher. Je décide de profiter de ce moment pour faire une entorse à ma règle de contact, tout en y mettant les formes et les limites

- Je suis ravie que ma proposition te plaise. Je vais faire une petite entorse à mes principes et te communiquer mon téléphone. Mais, Edwige-san, tu dois me promettre de ne jamais le divulguer et ne pas l’utiliser à tort et à travers. Je serais ton guide au Japon mais notre relation doit rester celle d’un professeur et son élève. D’accord ?

La laissant prendre acte de mes propos et me répondre, je m’emplois à lui noter mon numéro sur un papier disponible à l’accueil de l’internat.
– Surtout appelles-moi demain si tu es trop fatiguée pour déjeuner. Je comprendrais, avec le voyage que tu viens de faire. Nous nous verrons le jour suivant.

La laissant ranger mon papier, j’emprunte ensuite la sortie pour la conduire au secteur scolaire.

- Je vais te faire visiter les bâtiments administratifs et de cours, mais c’est peu vivant pour le moment. Remarques, ça t’aidera peut-être à te repérer. Il y a quand même plusieurs étudiants, souvent des boursiers ou des étrangers venant de loin qui n’ont pu repartir chez eux.

Je lui montre alors tous les locaux dont elle aura besoin, gardant un ton et une attitude assez stricte de professeur. Je tiens à ce que mon attitude aille avec les propos que je viens de tenir. Une fois la visite accomplie, il nous reste les clubs et le parc. J’emmène Edwige dans la salle des profs pour une petite pause. Personne n’est présent, j’y viens de temps en temps pour y travailler dans un autre environnement que chez moi.

– Voici donc la salle des professeurs. Les élèves n’y sont pas autorisés sauf accompagnés par un enseignant ou membre du personnel. Le long du mur, tu as les casiers pour déposer des mots ou devoirs à tes professeurs. Sinon tu auras auprès du secrétariat, l’ensemble des mails de contact de chacun de tes enseignants. Je te laisserai le mien également. Je verrai avec la secrétaire pour qu’elle m’ajoute si jamais tu n’es pas dans une de mes classes. Elle revient de vacances, jeudi matin, nous pourrons nous y rendre ensemble, si tu préfères.

D’un geste et une inclinaison, j’invite la jeune fille à s’assoir sur le canapé.

– Veux-tu boire ou manger quelque chose ?

Je lui désigne les distributeurs. Il me semble qu’elle doit commencer à vraiment sentir la fatigue. Le jetlag doit être important en plus.

– Ils nous restent le parc et les clubs à voir. Peut-être préfères-tu qu’on fasse cela un autre jour ? As-tu déjà choisi les clubs où t’inscrire ?  

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Dim 1 Oct 2017 - 0:27


Japon, me voilà !

La professeure fut très contente que sa proposition soit bien accueillie, mais mon attitude ou son expérience la poussa à faire une certaine précision : la relation entre nous devrait rester exclusivement comme étant celle entre un professeur et un élève, ce qui signifiait que le numéro de téléphone qu’elle me marqua sur un morceau de papier ne devrait pas être utilisé à tort et à travers. Je lui répondis donc en souriant, le papier en main :

- Je comprends tout à fait et vous remercie de la confiance que vous m’accordez, sensei.

Par la suite, nous sortîmes totalement des dortoirs pour nous diriger vers les bâtiments principaux. En chemin, Hideyo-sensei me fit part du programme pour la suite de la visite que j’écoutai avec attention pour ne pas poser des questions auxquelles elle aurait déjà répondu. D’ailleurs, la rentrée était à quelle date exactement ? Il allait falloir que je vérifie dans mes papiers quand je m’installerais, plus tard.
Lorsque nous eûmes terminé le programme énoncé, je fus conduite dans la salle des professeurs. Cette dernière me fut présentée avec les règles qui allaient avec. Apparemment, en tant qu’élève, je n’avais pas le droit d’y aller sauf si j’étais accompagnée d’un professeur, ce qui pouvait sembler normal. L’adulte me proposa également que le jour du retour de la secrétaire nous allions la voir pour que je puisse avoir les mails de mes professeurs, ce que j’acceptais simplement. Je devais avouer qu’une telle proximité au point d’avoir autant de contact avec mes enseignants ne m’était pas familier. Après tout, dans mes anciennes écoles on devait aller les chercher à la fin des cours ou dans la salle des professeurs, sans plus. A la limite, nous pouvions laisser nos travaux aux surveillants qui se chargeaient de faire passer les messages ou travaux.

Je fus reconnaissante à mon guide de me laisser m’asseoir sur le canapé et de me proposer un en-cas. Tant et si bien que je n’eue pas le cœur de refuser, même pas timidité, ce qui me poussa à répondre :

- J’accepte volontiers. Mmh… je veux bien un chocolat chaud s’il vous plaît.

Eh oui, malgré la chaleur je ne pouvais pas m’empêcher de boire une boisson chaude comme celle-là, surtout quand elle m’était proposée, d’une façon ou d’une autre.

- Ils nous restent le parc et les clubs à voir. Peut-être préfères-tu qu’on fasse cela un autre jour ? As-tu déjà choisi les clubs où t’inscrire ?

- Eh bien, si j’aimerais intégrer le club de musique. Du coup, j’aimerais bien voir ce club aujourd’hui si possible. Puis, pour le parc, je pense qu’un autre jour serait préférable…

Cela me coûtait de l’avouer, mais je commençais à ressentir la fatigue et, notamment, la cruelle envie de me coucher dans mon lot et de ne plus en bouger. Paradoxalement, j’avais très envie de m’installer, mettre mes affaires en ordre pour ne plus avoir à m’en inquiéter.

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Lun 2 Oct 2017 - 14:18
Japon, me voilà !

Il me semblait important de préserver la santé de la jeune fille qui changeait totalement d’univers et d’ambiance. La durée du vol et le décalage horaire auront aussi rapidement raison de son tonus. C’est pourquoi je pris ce temps à la salle des prof, et je fis bien. Lui servant un chocolat chaud, je l’écoutais me donner son choix de club. Après m’être servie un thé, nous prîmes notre temps pendant quelques minutes pour boire nos boissons et lister les endroits qu’il lui restera à voir. Je lui évoqua un endroit particulièrement fleuri et agréable du parc qui ravira sûrement les yeux de cette jeune demoiselle.

Une fois revigorées par cette petite pause, j’emmenai la jeune fille au bâtiment hébergeant les clubs. Je n’y suis jamais venue, hormis lors de ma première visite du campus. Il y a d’ailleurs un club de Littérature auquel je pourrais m’intéresser si les élèves le souhaitent. La musique, j’avoue que je ne pratique pas, mais j’adore la danse, alors c’est toujours intéressant à découvrir.  

- Voilà la salle de musique en question. Tu y as libre accès. Je ne sais pas te dire si des élèves y viennent ces temps-ci puisque ce sont les vacances, mais rien ne t’empêche d’y venir.

Je laisse Edwige prendre ses marques tout en l’observant. Puis je la guide à nouveau vers sa chambre.

– Voilà. Installes-toi bien et reposes toi surtout. Je viens te chercher à 11h30 demain. Si jamais, tu es trop fatiguée, n’hésites vraiment pas à m’envoyer un texto. Il n’y a pas de soucis. Même de dernière minute.

Je lui souris pour la rassurer. Nous nous quittons ensuite après nous être saluées respectueusement.

Je suis ravie d’avoir été désignée pour la guider. Elle me semble être une jeune fille bien et intéressée. Il faudra que je lui prépare aussi mes cours précédents si jamais elle est dans ma classe. La secrétaire devrait me confirmer ça rapidement.

Je passai le reste de l’après-midi à lire et me reposer. Je n’ai pas l’habitude de parler autant, surtout en baissant un peu ma garde de professeur strict. Emotionnellement, c’est quelque chose qui a un impact et peu vite me déstabiliser. Il était donc nécessaire pour moi de me ressourcer dans le calme, en prévision d’une journée autant chargée le lendemain.


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Lun 2 Oct 2017 - 22:10


Japon, me voilà !

La pause fut très revigorante. Passée dans le calme, j’avais vraiment l’impression de passer une étape avec Hideyo-sensei, même si cette dernière s’évertuait à mettre de la distance entre nous. Je le comprenais tout à fait et cela ne la rendait pas moins avenante et prévenante envers moi, ce qui était déjà très apprécié. Puis, quand nous eûmes terminé nos boissons et que j’eue les réponses à certaines des questions qui m’étaient venues concernant l’organisation des cours entre autres, nous allâmes en direction des salles de clubs. Et, plus exactement, la salle de musique qui m’émerveilla par la seule présence d’un piano. Ce dernier trônait majestueusement dans un coin de la salle. J’avais vraiment l’impression de me trouver dans un manga juste le temps de quelques secondes.

Doucement, je m’avançai dans la salle et, après un rapide regard à mon professeur, comme pour lui demander silencieusement une autorisation, j’allais vers le piano. J’y jouai quelques notes de la sonate au clair de lune de Beethoven avant d’être interrompue pour être conduite à nouveau dans le dortoir. Devant ma chambre, j’eue le droit aux dernières recommandations qui me firent chaud au cœur :

- Voilà. Installe-toi bien et reposes toi surtout. Je viens te chercher à 11h30 demain. Si jamais, tu es trop fatiguée, n’hésites vraiment pas à m’envoyer un texto. Il n’y a pas de soucis. Même de dernière minute.

M’inclinant respectueusement à la japonaise pour la première fois, comme si je me rappelais enfin des convenances, ce qui n’était pas totalement faux, je lui répondis :

- Je vous remercie infiniment, sensei. Je vous préviendrais si je ne me sens pas capable de venir demain. Bonne soirée.

J’étais vraiment contente de cette rencontre. Tant et si bien qu’en rangeant soigneusement mes affaires et en faisant mon lit je ne cessais d’y penser. Je regrettais presque de ne pas avoir accepté de voir le parc, mais mes jambes me rappelaient douloureusement à l’ordre. Il semblait que marcher autant alors que j’avais passé la majeure partie du voyage assise ne me convenait pas du tout. J’avais également grande hâte de retourner dans la salle de musique pour jouer de ce piano. Après tout, les touches n’étaient pas trop dures et le son qui sonnait était aussi clair qu’agréable. Rien de plus plaisant que cela !

Dans la soirée, après avoir mangé dans le réfectoire pratiquement vide, je me douchai et m’habillai en pyjama avant de prendre mon ordinateur portable, assise sur mon lit, pour rédiger une nouvelle page de mon blog. C’était comme un rituel pour moi de mettre les évènements les plus marquants de ma journée. Je ne le faisais pas pour les mentions « j’aime » des internautes et encore moins les commentaires. Simplement, cela m’aidait à prendre conscience de ce qu’il s’était alors passé et tirer des leçons de mes éventuelles erreurs. Tout simplement. Puis, cette fois-là, cela me permit également de parler à ma mère dont j’étais séparée pour la toute première fois.

Fin.

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