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Can You Just Shut The Fuck Up ? [ Alice x Logan ]
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Lun 13 Nov 2017 - 18:29

Can You Just Shut The Fuck Up ?Alice L. Skyes x Logan Rothschild



Je suis devant une porte bizarrement propre et en bon état. Avec beaucoup beaucoup de verrous.
Bingo.
L’appartement de Logan Rothschild.

Je sors ma vieille trousse a serrure. Elle m’a suivis d’Angleterre. J’ai même pris la peine de m’entraîner a crocheter ce type de serrure pour ce moment précis. Et j’ai bien sur choisis mon timing. A cette heure ci il doit dormir comme la grosse larve qu’il est.

Attrapant les outils je m’attaque a la serrure du haut, puis je descend. Quelque fois, je pense que les outils vont casser mais ils tiennent bon. Putain de serrure a 6 point du milieux.

Une fois entrée je tombe sur un appartement propre… et vide. Connaissant vaguement le connard, je pensais qu’il aurais des centaines de photo de lui un peut partout pour s’admirer le trou de balle. Mais même pas. Tout est presque vide, comme si il venais d’emménager ou qu’il s’apprêtait a partir.
Les cartons remplis de bouquin renforcent ce sentiment. Le parquet ne m’arrange pas, mes tallons risquent de s’entendre dessus. Je me met donc en chaussette et laisse les chaussures prêt de la porte, que je referme doucement.

Je sors de ma sacoche en bandoulière un petit flacon et un mouchoir. Contrairement a ce que l’ont crois dans les films, l’éther met plusieurs minutes a agir, surtout en fonction du poids et de la taille de l’individu. Je charge donc le mouchoir a l’odeur acre , facilement reconnaissable.

J’approche de la chambre en posant ma sacoche, ne prenant que du scotch et de la corde souple.
Je tombe sur un Logan endormis innocemment sous sa couette, et j’applique le mouchoir sur sa bouche et son nez. Le con ronfle…

Je compte 5 minute, puis décide d’en rajouter deux car il est mieux taillé que moi. Je retire vite le mouchoir, en espérant qu’au réveil la migraine l’assommerais bien, et qu’il ne me vomirais pas sur les chaussures.

Utilisant un nœud de self bondage que j’ai appris – Ne me demandez pas pourquoi et comment – je lui noue les poignets et les chevilles. Je tire ses draps pour le descendre, en mettant un coussin par terre pour éviter de le réveiller, même si l’éther allait l’assommer pour au moins 20 minutes.

Je le traîne dans le salon , le sourire aux lèvres, avant de retirer ma veste en cuir, restant en débardeur, chaussette et jean slim. Tout en noir, j’ai fait l’effort de me transformer en ninja.

A chaqu’un son tour d’être attaché.

Je range le mouchoir, satisfaite, et rajoute quelques cordes et nœuds, avant de l’attacher, assis, contre un pied de la table. Les poignets derrière lui, les jambes tendues devant, et le torce attaché au pied de la table. Quel beau spectacle. J’en connais qui seraient fiers de moi.

Je l’observe un peut dormir, ennuyée. La traque était bien plus drôle que la capture.

Un mois a le traquer sur le net sans trouver grand-chose. Hormis son ancien status d’étudiant a Amai. Un mois a le prendre en filature, et a menacer des petites frappes, au risque de perdre mon taff. Mais mon égo réclamais du sang. Je joue avec le scotch avant de me rendre compte que j’ai oublié de lui coller sur la bouche…. Bah , sa lui évitera de me vomir dessus.

Je m’accroupis pour lui sceller la bouche en sifflotant, avant de voir une petite machine a café. j’en fait couler un et la bonne odeur se répand dans l’appartement.
J’entends du bruit et me retourne, avec ma tasse a la main, pour le voir remuer , tenter d’émerger.

J’ai bien fait d’aller vite, l’ether n’a pas fait effet assez longtemps.. Mais si je le laissait trop longtemps, il risquais de s’endormir… Définitivement.
- Non pas que sa m’aurais gêné, mais j’aurais été frustrée. -

J’aperçoit une rose bleue sur une étagère et m’en saisis, jouant avec tout en l’observant, laissant blanche neige émerger.

< Alors chaton, bien dormis ? >

je souris de toutes mes dents en l’observant , effleurant mon visage avec la rose avant de boire une gorgée du café.
Cadeau d’une ex ? d’une petite amie du moment ? En tout cas, vu l’appart vide, il y tient.
On aurais pu être vachement semblable. Deux connards, deux criminels – Deux belles gueules – Mais moi, j’ai fait mon choix. Et le sien n’était pas le bon

< Quelle joie de te revoir en si bonne forme. ça va ? Pas trop serré les cordes ? Tu est a ton aise ?>

Je ricane toute seule en sachant que le sol était froid, les cordes trop serré et la position plus qu’inconfortable. Je trouve mon humour exelant. Ce qui n’a pas l’air d’être son cas.
Je fait tourner la rose entre mes doigts fins, tout en buvant mon café de l’autre main . Quelle drôle de couleur que le bleu...

< Je me suis permise, j’avais un peut froid et sommeil. Comme tu dormais et qu’il me fallait être en forme.. Le scotch ne te gêne pas trop j’espère. Mais j’ai pas trop envie que tu vomisse sur mes chaussettes a cause de l’éther je vais t’avouer...>

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Sam 18 Nov 2017 - 0:02

Garde le ton petit sourire de merde, j’en veux pas. C’est tout ce que tu sais donner, toi... Des petits sourires pour embrouiller les gens... Garde le va, garde le. Tu finiras tout seul et ce sera bien fait pour ta gueule. Moi, je sens que je fatigue, là.

Son regard. Bariolé du mépris avec lequel elle m’invectivait ; avec lequel elle me dévisageait. Dédain doucereux, placidité féroce. Sa cascade de cheveux bruns et sa silhouette maigrichonne me délaissèrent, m’abandonnèrent dans cette brasserie grouillante de vie. Le monde continuait de tourner lorsque le mien s’était terni. Une mélasse grisâtre et difforme, des bruits qui pulvérisaient ma tête et mes yeux sombres qui fixaient inlassablement le vide ; le vide béant qu’elle venait de laisser devant moi, à cette chaise en bois mordoré.

J’ai fermé les yeux, et le monde s’est écroulé.

Alors, et si je commençais par lui enfoncer cette lame dans l'œil ? Tu en dis quoi, Logan ?

Je ne peux pas parler. Je ne vois rien, incapable de bouger, de rétorquer quoi que ce soit, d’arrêter ce dégénéré que je ne parviens pas à identifier. Mes paupières ne veulent pas s’ouvrir mais je l’entends, elle hurle et son souffle meurt dans ses pleurs, ses sanglots primitifs m’arrachent le cœur mais ma voix ne l’atteint pas, ma voix se tait, ma voix se broie. Je suis terrorisé. Une terreur irrationnelle, un sentiment effroyable qui me lacère la poitrine, une peur qui tétanise.

Tu as raison. Je vais plutôt enfoncer cette lame dans ton oeil. Juste pour voir à quel point tu peux endurer la souffrance.

Et je me sens tomber. Une chute vertigineuse qui achève de me donner la nausée. Je tombe, je ne contrôle plus rien et je sens que je vais m’écraser. Mais soudain tout s’éteint. Le noir recouvre mon esprit et je prends conscience que ma peur était irréelle. Ma peur, cette fille, cette brasserie et ce type. Ils n’existent pas. Et j’en suis certain car à cet instant, je me sens de nouveau toucher à cette tendre matérialité.

Alors chaton, bien dormi ?

Un mal de crâne atroce me saisit, vrillant mes pensées qui suffoquent et disparaissent aussitôt dans un coin de ma tête. J’essaye d’ouvrir les yeux, je suis totalement shooté et j’peux pas bouger, comme un écho à mon cauchemar. Doucement, je prends conscience que des cordages me retiennent captifs. Naturellement, je constate qu’on m’a drogué. Et finalement, je pose mon regard sur Alice.

Salope.

Désolé hein, c’est le seul mot qui me vient à l’esprit en la voyant. Salope. Qui, courageuse comme elle est, a décidé de s’en prendre à moi pendant que j’étais étalé comme une pauvre larve sur mon lit, à cauchemarder comme un gosse. Applaudissements, s’il vous plaît. Elle fait la maligne et me toise d’un air supérieur, sûrement hyper fière d’avoir capturé un pokemon aussi rare que moi, mais malheureusement pour elle, je suis trop à l’ouest pour capter ce qu’elle me baragouine et n’y prête donc, aucune foutue attention. Je ne me sens d’ailleurs pas spécialement en danger. Et je ne lui en veux pas une seule seconde d’agir comme cela à mon égard.

A vrai dire, j’ai aucune animosité envers elle. On m’a juste dit de la torturer, je l’ai fait. C’est aussi simple que ça. J’avais rien contre elle et j’avais même trouver sa personnalité détonante de ce qu’on pouvait voir au milieu de cette populace d'arriérés. Mais, le boulot… c’est le boulot. Elle, par contre, semble cultiver une certaine rancœur, mh, voire même une indéniable hostilité envers ma personne. Et malgré la migraine qui m’assomme furieusement la gueule, mes neurones s’activent et les souvenirs resurgissent.

J’éclate de rire.

J’ignore ce qu’elle fout là. Mais j’en étais sûr. J’étais sûr qu’elle était trop idiote pour s’en prendre à mes employeurs, trop stupide pour établir un lien plus lointain mais plus étroit entre le fait qu’elle soit dans une merde noire, et la cause de tout ça. Non mais c’est complètement débile ! Bon, c’est pas la première à agir comme ça, certes… Les gens ont tendance à s’en prendre au premier venu, persuadé de se rendre justice ou de rétablir l’ordre des choses, sans savoir qu’ils sont à côté de la plaque. Et Alice qui, si originale soit-elle, joue la vilaine flic tout en faisant les cent pas dans mon appart… c’est hilarant. Si elle savait. Si elle savait à quel point sa vie est en danger, et qu’après le fiasco qu’a été mon contrat, ce n’est pas moi qui vais la tuer. Si elle savait à quel point on est dans le même merdier. Mais elle ne réagit pas. Tous ses efforts déployés… et pour quoi ?

Mon hilarité se heurte au scotch qui bariole ma bouche.
Elle s’est complètement gourée d’ennemi. Elle s’est fourvoyée, aveuglée par son propre ego démesuré. Et ça me fait rire, dieu que ça me fait mourir de rire ouais, d’être attaché à cette table et de la voir se pavaner chez moi avec son air médisant, ça me fait marrer de la voir s’appliquer à paraître si grotesque, si maniérée !

Alice, Alice... Je t’aurais bien apprécié, si tu ne te complaisais pas autant dans la médiocrité.


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Dim 14 Jan 2018 - 12:41

Can You Just Shut The Fuck Up ?Alice L. Skyes x Logan Rothschild



J’observe Logan et ses épaules qui se soulèvent, j’écoute son rire étouffé par le scotch. Et un voile rouge obscurcis ma vision.
Mon pied pars de son pleins chef percuter les cotes de Logan, tandis que je brise en deux la tige de la rose que je tiens entre mes doigts et que je la laisse tomber au sol.
Tout a coup, je le hais. Tout a coup, je pourrais le tuer.

Ten tiny breath after – je me sent bien mieux. Plus calme.


<Je pourrais ne pas t’en vouloir, en soi. Mais je t’en veux. Tu est un déchet qui a réussis a m’avoir, tu est un déchet envers qui j’ai une déte. Alors je te hais, et si je le pouvais, je t’égorgerais sur place. >

Je fini mon café et je pose la tasse sur la table, avant de m’accroupir devant lui.

 <Tu est un déchet a la solde de grands vilains. Bou ouh ouh. Papa t’a abandonné ? Maman t’a violé ? >

Je l’observe en souriant. Je vois ses pupilles se rétrécir, et je vois que juste ou non, j’ai mis le doigt sur quelque chose. Mauvaise relation avec ses parents ? Orphelin ? Ou juste ado rebelle ? Ou il me hait juste.
Après, c’est moins fiable vu qu’il a été malencontreusement drogué.


<  Maman ET papa t’ont abandonné ? T’es seul ? Il t’es arrivé pleins de malheurs ? T’es un type sombre qui peut faire rien d’autre parce que t’es bon qu’a sa ? >

J’approche légèrement

<Pauvre enfant… Si seul... >

J’attrape une clope dans mon soutif, avec mon feu, et je me redresse

< Dit moi comment atteindre tes patrons, et je penserais a l’idée , que dis-je, a la possibilité, de ne pas venger mon honneur bafoué. Sinon, je vais venger mon honneur bafoué. Et je pense que tu n’appréciera pas.>

Je fait glisser mon sac du bout du pied vers moi, avant d’en sortir mon petit attirail. J’attrape d’abord le feutre, le sourire aux lèvres. Des fois, je retombe en enfance.

Alors je commence lentement a dessiner des lignes sur son corps, comme si je préparait une opération.
Ensuite je repose le feutre. Sa ressemblerais presque a un mauvais film sur les gangster tout sa.
Alors j’attrape au fond du sac de magnifiques pinces a tétons pourvus de grelot, et je les approche de Logan, avant de lui poser délicatement. Je ne les ai pas serré au maximum, alors elle ne devraient pas trop lui faire mal.

Et je sors de ma poche mon téléphone totalement anonyme. La ligne n’est pas a mon nom, ce n’est pas mon compte en banque officiel qui le paye. C’est donc difficile a tracer !

Un sourire étire mes lèvre tandis que j’allume l’appareil photo

<Souris un grand coup Logan s’il te plais. J’ai besoin d’un nouveau fond d’écran>

Le flash l’illumine brièvement

< Eh ça te va pas si mal. Tu pourrais jouer « We wish you a merry christmas » ? Sa ferais fureur en Angleterre de voir sa.>

J’allume ma clope pour en tirer une grande latte.

Soyons réalistes.
Il n’a sans doute aucun amis ou aucune famille. Donc pas de moyen de pression la dessus. Je n’ai quasi rien trouvé sur son passé. Pas grand moyen de pression la dessus.
Ses cicatrices sont un bon début même si je me doute bien d’où elles viennent.
Il a réagis sur le sujet des parents. C’est chou, un enfant paumé ?

Mes pas me portent dans sa chambre, que j’observe quelques secondes. Puis dans la salle de bain, blindée de produits pour les cheveux.

Comme quoi, même les petites frappes veulent faire mannequin a leurs heures perdues. - Non que chaton aurais eu du mal a se faire passer pour un mannequin - . C’est fou, je trouve un léger charmes aux gars de chez moi. Sans doute une névrose de plus a ajouter a mon dossier.
Je file dans la cuisine prendre une paire de ciseaux, avant d’arracher sans aucun état d’âme le scotch a mon chaton, priant presque pour que sa soit légèrement douloureux.

< Je t’ai dit que je fessais aussi coiffeuse, mon enfant ?>

Je marque une pause, cherchant quel angle attaquer

< Et si on parlais un peut de toi chaton ? Je parle beaucoup, un vrais moulin a parole étourdis. Mais et toi, qui est tu ? Rassure toi bichon, tu n’est pas ma Némésis. J’ai d’autre gens plus important que toi sur lesquels me concentrer. Convenons donc que ce qui se passe ici est une conversation agréable entre deux adultes consentants ?>

J’attrape une chaise que je pose devant Logan, le le dos de la chaise face a lui, et j’enfourche la chaise pour poser mon menton sur le haut du dossier.

< Je t’écoute mon grand, va y donc. Papa, maman, les enfants méchants, je t’écoute. C'est mon moment de gentillesse. >


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Mar 23 Jan 2018 - 12:11
Mon hilarité démente explose hors de ma bouche, secoue mes entrailles et me grise complètement. J'sais pas si c'est la drogue qui m'rend ainsi ; ma tête tourne et je ris, je ris à n'en plus pouvoir, je ris à m'en broyer les poumons tant je la trouve grotesque dans ses gesticulations vaines. Regarde-toi, Alice. Le regard ravagé par la haine que t'arrives même pas à contenir, les synapses écrasés par toute la frustration du monde qui t'accable mais, j'en suis certain, il n'y a pas que moi que tu hais dans ce bas-monde pourri. Alors, quoi ? Toi aussi, t'es mal aimée ? Toi aussi, t'en veux au monde entier ? Laisse-moi rire, Alice, laisse-moi hurler de rire devant ta carcasse détruite, encaisse mes reproches et ferme ta gueule. Ferme. Ta. Gueule.

Soudain la douleur explose et me coupe le souffle. Mes pensées se taisent un instant, sonnées par le choc venu cueillir mes côtes. Je l'entends me traiter de déchet, je la vois s'accroupir devant moi et jouer à la profileuse à deux balles, spéculant sur mes déboires familiaux. Ca ne me fait strictement rien. Les mots ne m'atteignent plus depuis bien longtemps, je me fous royalement des opinions d'autrui et me torche le cul avec, pour tout t'dire. Elle m'estime aussi insignifiant qu'un déchet, et alors ? Est-ce que ça va m'empêcher de dormir la nuit,  est-ce que je dois lui dire que j'en ai rien à cirer ? Est-ce que je dois m'offusquer de ce que pense une marionnette brisée ? Alice, Alice... Ne te donne pas des grands airs, tu vas finir par pleurer. Je t'aurais bien ramassé, en te disant que c'pas grave et que ça arrive de craquer, mais là, après ta démarche stupide... Crois-moi, je t'écraserai sous ma semelle, comme un vulgaire mégot désuet.

Je suis orphelin et je m'en branle totalement. Je comprends pas où elle veut en venir, je saisis pas l'intérêt de son discours sur mes problèmes d'avant, mes problèmes d'enfants. J'ai jamais souffert de pas avoir de parents. J'en ai jamais eu, donc comment je pourrais cultiver le manque de quelque chose que je n'ai pas connu ? J'ai vécu en foyer, c'était parfois difficile mais je ne regrette pas une seule seconde cette partie de mon passé. Contrairement à ce qu'Alice peut avancer, je n'ai pas été accablé par la solitude, j'étais l'intello qui frôlait le haut du classement de Westminster et même si certains me méprisaient, ça n'a jamais altéré ce que j'étais. Alors, en sachant que cette grognasse est totalement à côté de la plaque me concernant, et qu'elle patauge mollement dans sa propre médiocrité : dois-je en avoir quelque chose à foutre, de ce qu'elle me raconte ? Mhh ?

Et voilà que par un malheureux déficit de maturité, mademoiselle bariole mon corps au feutre noir. Se saisis d'un truc non-identifié dans son sac pour me les coller sur ma chair. Ah, c'est le moment où je devais me sentir humilié ? On dirait une gamine qu'est toute fière de faire une blagounette à son papa pendant qu'il dort. J'espère seulement qu'elle sait prendre une photo : le flash a tendance à me rendre plus blafard que je le suis réellement.

Alice s'en va et revient finalement avec un ciseau. Quelques secondes après, je sens le scotch tirer furieusement sur ma peau et peut de nouveau bouger mes lèvres. Je passe ma langue sur celles-ci, incommodé par leur sécheresse, et gigote un peu afin d'atténuer la sensation d'engourdissement qui étreint mes muscles. Foutu cordage.

Je t’écoute mon grand, va y donc. Papa, maman, les enfants méchants, je t’écoute. C'est mon moment de gentillesse.

Je ne réponds pas. Le temps s'écoule, et je la laisse profiter de cette douce brise découlant du vent que je viens de lui mettre. Elle devrait pourtant savoir que j'ai pour habitude de plonger dans un mutisme effarant, lorsque je suis attaché ainsi. Même la troupe de yakuzas qui m'ont brûlé la peau n'ont pas réussi à m'arracher un mot. S'tu veux que je parle, grosse conne, tu redescends de ton piédestal en carton et vire les cordes qui me lient. Autrement, t'iras faire la conversation à tes deux neurones.

Après de longues minutes de silence, je finis par lui sourire gentiment.

C'est quoi, tout cet attirail SM ? T'as peur de pas pouvoir me faire bander avec ton numéro de méchante flic ? J'suis navré mais j'ai pas ce genre de délires.

Je baille, encore ensommeillé, conscient néanmoins que ma tirade manquait de subtilité. Mais quand j'vois débarquer une femme avec des accessoires chelous, excusez-moi hein, mais j'ai du mal à la prendre au sérieux.

N'empêche, vu que t'as l'air d'aimer ça... J'en conclus que les délinquants comme moi t'excitent grave, en fait. Tu pouvais simplement m'écrire une lettre d'amour tu sais, au lieu de m'attacher.

Des paroles en l'air, juste pour lui faire perdre son temps. Sans efforts de sa part, j'compte surtout pas en faire non plus et, si elle veut continuer de jouer à la conne, je me ferais un plaisir de m'abaisser à son niveau.
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