Le jour et la nuit ! [PV Ji Hye]

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Sam 9 Déc 2017 - 0:54
Le jour et la nuit !

[PV Ji Hye]

Décembre c’est le mois de Noël. Au Japon, il s’agit plus d’une mascarade commerciale. Mais imprégnée de toutes mes lectures occidentales, c’est une fête que j’aime énormément. Malheureusement je ne la partage avec personne. Ma famille n’a jamais apprécié l’arrivée de ce genre de traditions qui ne sont pas notre. Je ne suis en rien chrétienne. J’aime le personnage de Saint Nicolas ou du Père Noël. J’aime l’esprit de famille qui s’en dégage. Un esprit si différent de ce que je connais. Un esprit si proche de ce que mes rêves les plus fous ne m’offriront jamais. Une famille à moi est une utopie qui me ronge de l’intérieur. J’aime découvrir les illuminations et les décorations. J’aime ces romans ou nouvelles, ces films ou téléfilms sur les histoires d’amour autour de Noël. Mais c’est aussi faire face à la réalité des choses. Jamais je n’aurai un enfant pour partager cette féérie. Jamais je ne vivrais ce genre de Noël. En cette période je me bats contre moi–même, contre mes rêves utopiques et mes envies d’ailleurs irréalistes, pour faire face à la réalité de la vie, de ma triste vie. Alors mes travers remontent à la surface. J’entre dans une période d’achats compulsifs que j’ai bien du mal à freiner.

Aujourd’hui, samedi, je devrais me consacrer à revoir mes cours pour la semaine prochaine. Mais c’est un rituel qui n’a pour but que de me rassurer sur mes compétences. Je maitrise parfaitement mes prochains cours. Et dans ces moments de combats intérieurs, j’arrive à passer outre ce besoin de retravailler sans cesse mes cours. Parce que mon besoin d’enfouir mon mal être dans l’achat de bibelots, matériels d’art, livres et fringues est plus fort que tout.

Me voilà donc dans le grand centre commercial de la ville. C’est un haut lieu de vie. Je ne suis pas à l’aise au milieu de toute cette foule. Mais j’arrive relativement à gérer mon angoisse grâce au plaisir des yeux et de remplir mon sac de nouveaux achats. J’ai craqué à l’instant pour quelques sous-vêtements en dentelle et soie très chics, d’une grande marque de luxe que j’affectionne beaucoup. Je suis toujours très mal à l’aise dans ce genre de magasins. Mais le fait que la clientèle soit majoritairement féminine a quand même un effet rassurant sur moi. J’ai ensuite craqué pour une paire d’escarpins noirs et argentés, et une paire bleu turquoise.

Je sais c’est peu raisonnable, et pas censé de choisir des chaussures avant la tenue. Mais j’ai flashé sur ces 2 paires. Qui puis-je ?

J’ai bien conscience que ces escarpins noir et argentés ne verront jamais l’extérieur. Je les porterai sûrement chez moi avec ma tenue de Noël le soir du 24 décembre pour faire mon réveillon avec moi-même. Mais peu importe, je dois trouver LA robe de soirée que je mettrai et qui s’harmonisera parfaitement avec ces chaussures.

Depuis 5 minutes, je suis au rayon robes du grand magasin principal. Et je ne suis pas du tout décidée. Je n’ai pas de coup de cœur. Il est 13h et je commence à avoir faim. Mais il y a surtout de plus en plus de monde dans le magasin et mes angoisses commencent à reprendre le dessus.

Soudain, une annonce est faite pour une promo sur des télévisions (enfin je crois). Et voilà qu’une foule furieuse se presse vers le lieu de cette vente flash. Je suis bousculée. Je proteste mais les gens deviennent comme fous dans ces cas. Cela est un aspect de l’engouement commercial occidental que je ne comprends pas et n’apprécie pas.

- Aaaaaaaaaaaaah !

Une horde de musclors vient de me propulser dans l’allée d’à côté. Je suis un poids plume pour eux. Bousculée, ballotée, je n’ai aucune résistance. Je m’envole et m’étale comme une carpe sur le sol. Je serre mes sacs mais les sous-vêtements légers sont projetés, dans mon élan involontaire, en dehors de leur fourreau. La honte absolue ! Me voilà le nez sur le balatum, les 4 fers en l’air, avec 2 paires de soutien-gorge et petits culottes devant les yeux. J’ai mal aux côtes de surcroît, je vais surement avoir encore plein de bleus.
Et heureusement que j’ai mis un jean pour une fois afin d’être à l’aise dans mes mouvements pour fouiller les rayonnages les plus bas, sinon j’aurai sûrement offert une vue déplorable sur mes fesses.


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Jeu 14 Déc 2017 - 14:46
Le jour et la nuit !
feat. Hana Hideyo
Un samedi en plein mois de décembre. Ji Hye travaillait le soir-même dans son club de strip-tease. Son patron comptait toujours beaucoup sur elle parce qu’elle était la meilleure danseuse de son club, mais aussi l’une des plus belles, il fallait bien l’avouer. La Coréenne avait énormément de succès et c’était sans doute la rançon de la gloire mais ses jours de repos se comptaient sur les doigts d’une main. Travailler plus pour gagner plus après tout ! Ji Hye aimait beaucoup son travail de toute façon et elle ne rechignait jamais à la tâche. Elle préférait même être sur place le plus souvent possible afin d’éviter à ses collègues un peu moins expérimentées de devoir se retrouver à faire des choses qu’elles ne voulaient pas faire ou regretteraient. Ça n’arrivait pas souvent, mais quand un client demandait des extras en ne lésinant pas sur les billets, les filles devaient se plier à ses moindres désirs, même si ça signifiait devoir faire un peu plus qu’une simple danse entièrement nue. Ji Hye connaissait le monde de la prostitution, elle avait été obligée d’y entrer afin de pouvoir subvenir à ses besoins, mais aussi pour pouvoir envoyer quelques cadeaux à son petit frère qu’elle chérissait tant et qui était en famille d’accueil. Un jour, elle se le promettait, elle trouverait le courage de se tirer de là et de rencontrer enfin son frère. Ça la rongeait de l’intérieur de devoir se contenter de l’observer de loin, même si son sourire lui réchauffait le cœur.

Quoi qu’il en soit, avant de voir aller bosser en début de soirée pour préparer un peu les lieux et ses collègues, Ji Hye avait un peu de temps devant elle. La Coréenne n’aimait pas trop dépenser son argent qu’elle gagnait si durement, mais là, elle avait envie de se faire plaisir. Les vêtements, les bijoux, les parfums… Tant de petits plaisirs qui lui remontaient le moral et lui faisaient presque oublier sa situation. De l’extérieur, on pouvait jurer que la jeune femme était riche et vivait dans le luxe. N’importe qui verrait l’état de son compte en banque et celui de son appartement se rendrait compte que ce n'était qu’une apparence qu’elle se donnait. Ji Hye s’habilla donc, comme à son habitude, de manière sexy. Elle aimait plaire et qu’on la regarde. Enfilant ses collants noirs, une petite robe dévoilant ses jambes fines qui semblaient interminables, la demoiselle attrapa un manteau chaud, son sac à main, un petit bonnet ainsi que des bottines aux talons mesurant pas moins de 10 cm. Elle adorait comment les talons galbaient son corps et lui permettaient de toiser les autres.

Fin prête, elle quitta son appartement miteux pour partir en direction du centre-ville. La matinée était déjà bien avancée, l’heure du déjeuner approchait et pourtant, au lieu de se restaurer un peu, Ji Hye était obsédée par l’idée de se trouver de jolis sous-vêtements qu’elle pourrait porter pour le travail. Ses tenues ne restaient jamais longtemps sur sa peau pour la couvrir alors autant partir du côté de ces rayons plutôt que vers ceux plus habillés. Ses pas la menèrent tout de même au rayon des robes, ses yeux pétillants à l’idée de pouvoir porter d’aussi jolies tenues avant qu’elle ne soupire. A qui une telle robe pourrait bien faire plaisir ? Elle n’avait pas de petit-ami et tous les hommes qui la côtoyaient le faisaient justement pour qu’elle ne soit pas habillée. Peut-être qu’elle pourrait quand même s’en offrir une, rien que pour elle ? Soupirant un peu en regardant dans les rayons, l’annonce qui retentit dans le magasin la fit sursauter, la surprise laissant bien vite place à l’agacement. C’était quoi le problème de tous ces fous furieux qui couraient comme des animaux pour une simple promotion ? Et alors qu’elle allait râler, une femme se retrouva projetée au sol juste devant elle par une horde de mecs baraqués. Bouillonnant, Ji Hye éclata.

« Hey les gorilles ? Ça vous emmerderait de faire un peu attention ? Quelle bande de sauvage, vous avez vraiment rien dans le crâne ! »

Ji Hye s’était vraiment contenue pour ne pas hurler encore plus fort et plus longtemps dans le magasin, son attention se reportant sur la pauvre femme à la crinière flamboyante qui se trouvait toujours au sol, ses achats étalés à côté d’elle. La Coréenne fléchit les genoux pour tendre la main à cette inconnue.

« Est-ce que tout va bien ? Tous les mêmes quand il s’agit d’une promotion. On dirait des animaux enragés, ils me font pitié. »

Ji Hye offrit un petit sourire à la jeune femme, priant vraiment pour qu’elle ne se soit pas fait mal en tombant. Si c’était le cas, la Coréenne se préparait déjà à débouler comme une furie au rayon des télévisions pour choper par la peau du cul les abrutis qui avaient osé bousculer cette pauvre jeune femme. Ses yeux sombres se posèrent sur les sous-vêtements.

« Oh ! Vous avez très bons goûts ! Vous les avez trouvés dans ce magasin ? »

Bah oui, elle était venue pour ça au départ quand même…

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Sam 23 Déc 2017 - 22:54

Le jour et la nuit !

[PV Ji Hye]

La foule, les gens agressifs et peu attentionnés, les annonces du magasin toutes les minutes, ne pas trouver LA robe qui ira avec ces chaussures… un monceau d’angoisses qui m’envahit et me tord les boyaux.

Alors quand je me retrouve bousculée je n’ai aucun reflexe pour me rattraper. J’embrasse tout bonnement le sol comme s’il avait besoin d’un câlin. Je ne sais même pas si j’ai mal, je suis comme anesthésiée.

Mais les invectives d’une femme me ramènent à la réalité du moment. Elle semble en colère contre la horde de barracudas qui m’a fait tomber. Je lève les yeux, encore sonnée. Je découvre tes talons dignes d’échasses surmonter de longues jambes magnifiques. Cette femme a un galbe parfait. Elle porte une jupe vraiment courte que je n’oserai jamais arborer, mais ça lui va très bien. Elle est belle avec sa chevelure tombant sur ses épaules. Elle est coiffée d’un bonnet, ce qui en soit n’est pas l’accessoire glamour pour moi, mais qui sur elle est splendide. Il est évident pour moi que cette inconnue est le genre de femme qui fait fureur auprès des hommes. Mais son air et son ton me font dire qu’elle a également beaucoup de caractère. Malgré les mots qu’elle vient de crier à ces malotrus, son visage est devenu tendre et serein face à moi. Son sourire est agréable et me donne confiance. Je suis heureuse de voir une japonaise très serviable. Elle s’agenouille devant moi avec une telle élégance que je la jalouse immédiatement. Surtout perchée sur 10 cm de talon. J’aurai fini à mon endroit actuel.

Le sol est froid et je m’agenouille pour saisir sa main. Je suis un peu courbatue et j’aurai sûrement des bleus sur les jambes et bras dans quelques minutes (une habitude qui s’installe depuis mon arrivée dans cette ville). Mais je suis surtout rouge de honte de ma position et situation. Face à une personne moqueuse ou imbue d’elle-même, surtout si c’est un homme, j’aurai immédiatement remis mon masque de professeur autoritaire, froide et stricte, tout en me relevant discrètement. Mais cette jeune femme est tout sauf ça. Alors je me tempère, bien que la honte torde mes intestins avec mon angoisse de la foule qui n’a fait que grimper exponentiellement.

- Merci beaucoup Mademoiselle. Ça va, je n’ai rien de cassé, juste honteuse de me montrer dans cette position.

La franchise et l’honnêteté sont des traits de caractère que j’enfouis souvent au plus profond de moi pour arriver à conserver mon comportement strict. Mais là ça sort naturellement. Mais je vois le regard de la femme se porter sur mes sacs.
Horreur ! Tout est déballé au sol. Surtout mes achats de sous-vêtements. Evidemment c’est ce qui la frappe le plus et elle me complimente sur mon choix. Je suis rouge de honte et m’accroupie pour ramasser tout cela en vrac dans mes sacs.

…trouvés dans ce magasin ?

Elle m’a posée une question. Calme ! Sang-froid ! Je le fais tous les jours ! J’en suis bien capable là au milieu de tout ce monde. Un monde dans lequel je suis un pion anonyme que personne ne remarque. Preuve en est, le valdingue que je viens de faire et qui n’a choqué personne. Personne sauf cette magnifique jeune femme qui semble bienveillante à mon égard. Lui répondre est la moindre des politesses. Les joues en feux, je me relève fixe mes sacs.

- Certains dans la boutique de luxe à l’autre bout de la galerie commerciale. Certains dans ce magasin, au rayon qui se trouve juste au-dessus.

J’ai tout sorti en un seul souffle et il me faut reprendre une grande inspiration. Je suis extrêmement gênée de parler de ce genre de tenue. Sous-vêtement que je n’arbore jamais devant quelqu’un. Personne d’ailleurs, hormis mère, ne m’a jamais vue en petite tenue. Et soyons clair, je ne porterais jamais de sous-vêtement de ce type devant mère.

Je lève un bras pour indiquer la direction du rayon à la jeune femme. Elle me dépasse de plus de 10 cm. J’ai le regard à hauteur de sa poitrine et ça en devient encore plus gênant. Je détourne le regard et balbutie en prenant la direction du rayon.

- Je vous remercie… Vraiment ! Cela devient rare… une personne aussi… prévenante. Puis-je vous offrir… quelque chose… pour vous remercier ?

J’ai tellement peu l’habitude qu’on me prête attention qu’il me semble important de la remercier convenablement. Mais depuis le temps que j’arbore mon allure de froide autorité, j’en ai perdu les principes de convivialité. Que puis-je offrir à cette femme pour la remercier ? Mon esprit revient à ces sous-vêtements qu’elle a appréciés. Oh mon dieu ! Non je ne peux pas penser à cela. Pour quoi cela passerait ? Elle pourrait se méprendre sur mes intentions. Je panique et me voilà ouvrant et fermant plusieurs la bouche, cherchant mes mots. Je la guide vers le rayon, en cherchant rapidement une idée qui serait convenable. Je m’arrête au début du rayon. Je ne me sens déjà pas à l’aise dans ces rayons bien que j’aime faire ces achats. Alors accompagnée, de plus par une femme mille fois plus digne de porter ce genre de tenue, je me sens comme une souris en cage en train d’avaler de la mort au rat.

Manger ? Oui c’est ça. Et ça me fera du bien d’avaler du sucre. Ça me calmera.

- Puis-je vous offrir un thé et une gourmandise ?

Les convenances Hana ! Tu ne t’es même pas présentée. Je m’incline devant elle, toujours aussi rouge pivoine.

- Oh pardon ! Je suis Hana Hideyo, enseignante à l’université d’Amaï, et vous suis redevable. Permettez-moi de vous inviter à partager le thé de la galerie.

Je sais que ce salon est un peu huppé. Non pas que je veuille lui montrer que j’ai les moyens. Mais il est à la hauteur de l’aide qu’elle m’a apportée. Et puis c’est un endroit que j’apprécie et dans lequel je me sentirai – peut-être – moins mal à l’aise.

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Mer 27 Déc 2017 - 11:41
Le jour et la nuit !
feat. Hana Hideyo
Ji Hye avait énormément de mal à laisser passer de tels comportements sans rien dire. Elle qui ne supportait pas le caractère macho de la grande majorité des hommes, voir qu’un groupe de testostéroneux venait de bousculer une pauvre demoiselle qui n’avait rien demandé simplement à cause d’une annonce de réduction sur des télévisions… Ça la mettait juste hors d’elle. La danseuse avait beaucoup de mal avec les hommes à cause de sa relation chaotique avec son père, qui n’était peut-être même pas le sien, mais ça elle s’en fichait comme de son premier tampon. Ils étaient tous les mêmes, prenaient les femmes pour des moins que rien, juste bonnes à faire le ménage, la cuisine et à satisfaire leurs plus bas instincts. Elle le savait. Elle côtoyait ce genre d’hommes tous les jours à son club. Ji Hye savait qu’il y avait des exceptions, des hommes doux qui traitaient les femmes comme leurs égales, mais ils étaient si rares ces hommes… Si rares qu’elle n’en avait jamais rencontré aucun. En même temps, avec le métier qu’elle faisait, comment pourrait-elle garder une perle comme ça à ses côtés ?

Quoiqu’il en soit, la brune préférait reporter son attention sur la pauvre femme qui gisait toujours sur le sol, s’accroupissant pour lui tendre la main et l’aider à se redresser. Celle-ci se saisit la main que la Coréenne lui tendait, visiblement très gênée de la situation, ce qui fit sourire Ji Hye d’un air bienveillant. Entre femmes, il fallait se soutenir après tout !

« Honteuse ? Vous n’avez vraiment pas à avoir honte ! Ce sont ces gros hystériques bedonnants qui devraient avoir honte de s’exciter autant pour une télévision alors qu’ils avaient une si jolie femme sur leur passage ! Ils ne voient jamais plus loin que le bout de leur nez de toute façon… »

Aussitôt, l’attention de Ji Hye se porta sur les paquets de la demoiselle, étalés sur le sol, dévoilant ainsi des sous-vêtements vraiment très au goût de la danseuse qui demanda aussitôt où elle les avait achetés. La Coréenne était parfaitement décomplexée, c’était donc un sujet dont elle pouvait parler sans aucune gêne, comme de tout ce qui concernait les pratiques sexuelles auxquelles elle s’adonnait avec certains clients. L’inconnue s’empressa de ramasser ses achats, les joues aussi rouges que ses cheveux avant de donner des indications sur leurs lieux d’achat. Ji Hye jeta un regard dans la direction indiquée par son interlocutrice, toutes deux enfin debout, cette dernière prenant même le chemin vers ce fameux rayon, talonnée de près par la danseuse qui la dépassait de 10 bons centimètres avec ses talons.

« M’offrir quelque chose ? Vraiment, ce n’est pas la peine et puis, ce n’est pas non plus la peine de me remercier pour si peu ! C’est normal de s’entraider entre femmes non ? Et puis, si je peux m’acheter d’aussi beaux sous-vêtements que les vôtres, ça me suffit amplement comme récompense. »

Ji Hye était vraiment sincère, elle n’avait pas besoin d’une quelconque récompense. Arrivées au début du rayon, l’inconnue se stoppa, visiblement toujours aussi mal à l’aise. Eh bien ! Il ne fallait pas avoir fait psychologie pour comprendre que cette jeune femme semblait assez peu à l’aise avec son corps ! Est-ce qu’elle manquerait de confiance en elle ? Ji Hye ne put que s’en amuser gentiment, souriant de plus belle en attrapant le bras de la demoiselle pour l’entraîner dans le rayon.

« Allons, ne soyez pas gênée ! Vous avez un très joli corps, c’est normal de vouloir le mettre en valeur avec de beaux sous-vêtements ! Vous avez un petit-ami peut-être ? Un mari ? Ou peut-être que vous préférez les femmes ? Concernant le thé… Je préfère le café bien noir, mais je ne peux décemment pas refuser une invitation à manger une gourmandise, je suis une grosse gourmande ! Par contre, hors de question que vous m’invitiez, je vous préviens ! »

Comment passer du cop à l’âne avec Ji Hye ! La Coréenne n’avait absolument aucun préjugé sur les orientations sexuelles que pouvaient avoir les personnes qu’elle côtoyait. Il lui était déjà arrivé de devoir coucher avec des femmes qui l’avaient payée pour le faire, et elle n’avait absolument rien contre même si elle devait avouer qu’elle préférait de très loin sentir la puissance d’un corps d’homme contre elle. S’inclinant à son tour, la danseuse garda son air malicieux sur son visage.

« Enchantée Hideyo-san, vous avez un très joli prénom également ! Et professeur en plus de ça, c’est un très beau métier, je vous envie ! Quelle matière enseignez-vous ? Pour ma part, je m’appelle Ji Hye Won. Je ne suis pas une grande adepte des suffixes alors vous pouvez tout simplement m’appeler Ji. »

C’était comme ça que tout le monde l’appelait à longueur de journée après tout, aussi bien son patron que ses collègues, ou même ses clients pendant qu’elle dansait pour eux ou leur faisait une petite gâterie. Les yeux sombres de la danseuse parcoururent les différents ensembles, jusqu’à se poser sur un bustier noir dont elle se saisit aussitôt.

« Oh ! Il est superbe ! Je suis sûre qu’il vous irait bien à vous aussi ! La couleur noire se marie super bien avec la couleur de vos cheveux ! »

Ji Hye s’empressa de coller le bustier sur Hana pour appuyer ses dires. Waw. Elle serait vraiment sexy avec ça ! Et nul doute qu’elle allait se sentir très gênée avec cette chose devant elle !
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Jeu 28 Déc 2017 - 21:24
Le jour et la nuit !

[PV Ji Hye]

Il est difficile pour moi de me sentir à l’aise avec une belle jeune femme comme Ji Hye. Non pas que je sois attirée par les femmes, c’est plutôt le fait qu’elle me renvoie l’image de tout ce que je ne suis pas. J’ai beau m’habiller féminine et me maquiller, je n’atteindrais jamais la beauté naturelle de Ji Hye ou Yume. Je ne joue pas dans la même catégorie. Je n’ai d’ailleurs toujours pas compris pourquoi les hommes me trouvent un intérêt. Mais il faut être honnête, c’est un intérêt toujours des plus éphémères et ne cherchant qu’une aventure. Seule ma rencontre avec Bastian l’a apporté un peu de réconfort. C’est un homme très prévenant malgré sa carrure. Je pourrais un peu le comparer à un gros nounours.

Alors que j’essaye de me montrer polie avec la jeune femme qui m’a aidé en lui proposant un dédommagement. Elle s’emballe dans un flot de paroles qui me dépasse rapidement. Non seulement j’ai du mal à suivre car elle passe d’un sujet à un autre sans aucun rapport. Mais en plus elle, aborde des sujets intimes qui me mettent immédiatement mal à l’aise. Non pire ! Qui me font basculer dans une panique immédiate. Comment avouer que je n’ai rien de la jeune femme ordinaire de mon âge qui vit en couple, voire à déjà des enfants. Comment puis-je aborder cela avec une inconnue ? Vu que je ne l’aborde avec personne, vraiment personne.

Petit-ami ? Mari ? Préférez les femmes ? Thé ? Gourmande ?
Je note mentalement que nous avons au moins un point commun dans la gourmandise, même si je suis plus du genre à picorer ou passer par des phases de goinfrade compulsives. Phases toujours suivies  par un moment dépressif où je ne me nourris que de thé et soupe, comme l’atteste ma frêle constitution. Mais les premiers propos de Ji Hye font buguer mon cerveau. Je suis instantanément rouge pivoine et baisse les yeux au sol. J’arrive tant bien que mal à bredouiller un semblant de présentation. Assez officielle,  j’en conviens. Mais retrouver mon masque d’autorité professoral, de convenance japonaise, est le seul moyen pour moi de garder la maîtrise de mes nerfs après une telle démonstration honteuse de ma fragilité et de mes difficultés sociales.

Pour être honnête, mon cerveau se réfugie dans ses travers de protection habituels et se focalise sur une seule chose : trouver la robe qui ira avec mes escarpins pour ma soirée solitaire de Noël. J’entends les propos de la jeune femme comme si j’étais sous cloche. J’ai conscience que je suis en train de partir en crise de panique. Mais la seule chose qui monopolise mon attention, c’est cette robe à dénicher.

Jusqu’au moment où elle me colle un bustier intime très, très, beaucoup trop, sexy qui n’est absolument pas convenable pour une jeune femme de ma condition.
Déjà le contact physique me fait sursauter et reculer d’un pas. Mon regard hagard va du bustier au sourire de Ji Hye. Elle doit se moquer de moi, aucun doute.

Mon corps tremble malgré moi. L’angoisse devient réellement une panique incontrôlable. Je suis incapable de sortir un mot, bien que ma bouche soit entrouverte. La tête me tourne et c’est le poteau du magasin qui retient mon élan de panique et m’évite une nouvelle démonstration de mes mémorables chutes de brindille.
J’hyperventile et mes jambes ne répondent plus. Tout mon corps est inerte, se moquant royalement des invectives d’obéissance que lui envoie mon cerveau. Je me sens comme une souris dans un vivarium. Piégée, paniquée, sans issue possible.
En plein centre commercial ? Que vont penser mes parents s’ils apprennent ça ? Et le directeur de l’université ?
Mais impossible de reprendre le contrôle de mon corps, la panique est bien trop grande. Les larmes se mettent même à couler malgré moi. Je me sens si bête, inutile, godiche, incapable d’évoluer normalement comme tout à chacun au sein de ce monde. Ce que je peux détester mon état d’hypersensible incontrôlable. Un cercle vicieux de contrariétés personnelles qui ne fait qu’augmenter mes angoisses et la crise de panique.

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Ven 5 Jan 2018 - 14:34
Le jour et la nuit !
feat. Hana Hideyo
Ji Hye avait tendance à parler vraiment beaucoup et même à passer d’un sujet à un autre sans aucun problème. Il n’y avait bien qu’elle pour parler d’orientation sexuelle et enchaîner sur le fait qu’elle était une grosse gourmande ! Enfin… gourmande, c’était vite dit. Elle adorait toutes les choses sucrées et elle avait une tonne de péchés mignons mais son estomac était si petit qu’elle ne pouvait manger que des petites quantités avant d’avoir l’impression qu’elle allait exploser. C’était vraiment frustrant parfois ! La demoiselle était tellement contente à l’idée de pouvoir trouver de jolis sous-vêtements à acheter qu’elle avait parlé sans se rendre compte qu’elle avait pu mettre mal à l’aise son interlocutrice qui avait immédiatement baissé les yeux, les joues rouges, se présentant de manière officielle et brève. Non, tout ce qui l’importait à ce moment, c’était de trouver les articles qui allaient faire chauffer sa carte bancaire ! Ji Hye jeta alors son dévolu sur un magnifique bustier noir très sexy qu’elle colla sur la pauvre rouquine pour lui assurer qu’elle serait magnifique si elle le portait.

Bien sûr, elle était sincère et ne pensait pas du tout à mal ! Elle avait juste envie de partager tout ça avec Hana, même si elles ne se connaissaient pas. Ça lui faisait plaisir d’avoir une copine de shopping d’une journée pour une fois ! Alors autant dire que la Coréenne ne put s’empêcher d’afficher un air interrogatif sur son visage en voyant que son interlocutrice se recula soudainement d’un pas avant de la fixer d’un œil hagard. Bah mince… Elle l’avait mise mal à l’aise ? Et voilà que la pauvre rouquine se mit à pleurer et se retenant à un poteau, comme si ses jambes étaient en coton. Oh non ! Ji Hye se sentait vraiment mal pour le coup, laissant tomber le bustier au sol pour s’approcher d’Hana avec une moue un peu paniquée. Ce n’était pas du tout ce qu’elle voulait !

« Pardon ! Je suis désolée ! Je ne voulais vraiment pas vous mettre mal à l’aise ou quoi que ce soit ! J’étais vraiment sincère quand je disais que ça vous irait bien ! Je suis désolée aussi si je me suis montrée indiscrète, j’ai tendance à parler sans trop réfléchir avant… »

On lui avait souvent dit qu’elle était un peu trop franche, mais jamais sa franchise ne lui avait joué un tel tour, surtout pas avec une parfaite inconnue. Enfin, elle s’excusait pour tout ça, mais elle ne savait même pas si c’était à cause de ça qu’elle se trouvait dans cet état. Peut-être qu’elle se sentait juste mal à force d’être dans ce magasin ? Ji Hye avait parfois bien trop chaud dans les rayons bondés et il lui arrivait de se sentir mal, mais là, ça lui était venu d’un coup et elles n’étaient que toutes les deux dans le rayon. Non, vraiment, ça ne pouvait qu’être à cause des mots et du comportement de la danseuse.

« Écoutez… Je suis vraiment, vraiment désolée pour tout ça… Est-ce que vous vous sentez bien ? Vous préférez sortir d’ici ? Je ne suis pas très forte et je crois avoir compris que vous n’aimez pas trop le contact physique, mais vous pouvez vous appuyer sur moi si vous voulez. »

Ji Hye s’en voulait vraiment et elle paniquait parce qu’elle n’avait voulu que l’aider au départ et profiter un peu de sa présence pour faire une virée shopping, mais la virée était en train de tourner au drame. Et si elle se mettait à hurler pour appeler la sécurité et crier à l’agression physique ? La danseuse était tellement tactile à cause de son travail qu’elle en oubliait presque que ce n’était pas une chose qu’on faisait avec de parfaits inconnus. Comment pouvait-elle faire pour se faire pardonner maintenant ? La brune ouvrit à la va-vite son sac à main et fouilla quelques instants dedans avant d’en sortir une bouteille d’eau et un paquet de mouchoirs qu’elle tendit immédiatement à Hana.

« Tenez ! Ne vous inquiétez pas, la bouteille est neuve, elle n’a jamais été ouverte. Vous pouvez y aller sans craintes ! »

Ji Hye préférait préciser ce détail parce qu’elle n’avait pas envie de passer pour une grosse perverse qui s’amusait à échanger une bouteille dans laquelle elle avait déjà bu avec une parfaite inconnue. Beaucoup de gens avaient horreur de boire après une autre personne après tout. Voilà, avec ça, elle ne voyait pas quoi faire de plus pour calmer la pauvre rouquine face à elle. Les excuses, la proposition d’aide, la bouteille d’eau, les mouchoirs… Elle n’osait même plus trop l’approcher, de peur d’empiéter son espace vital et de la braquer encore plus. Décidément, Ji Hye n’était pas douée avec les gens quand il ne s’agissait pas de séduire… C’était sans doute pour ça qu’elle n’avait jamais réussi à se faire de vrais amis.
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Mar 16 Jan 2018 - 14:40
Le jour et la nuit !

[PV Ji Hye]

L’aisance de cette femme me dépasse totalement. Elle aborde tous les sujets sans aucun complexe ou gêne apparents. Elle est magnifique. Elle doit plaire à coup sûre. Elle semble très sociable, ce qui facilite grandement les choses. Elle ne semble pas avoir de tabou, pourtant elle ne me fait pas l’effet de quelqu’un sans éducation. C’est vraiment troublant. Mais mon état actuel ne me laisse pas la possibilité de penser à tout ça. Mes impressions sont là, mais enfouies sous une couche de panique incommensurable.

Comment en suis-je arrivée à une telle panique ? Comment ai-je pu laisser mon angoisse prendre autant le dessus sur ma maîtrise personnelle ? Comme cette femme a pris autant d’ascendant sur mes réactions ?

Incapable de réfléchir, j’essaye de choper de l’air. Mes poumons sont en feu. Mes yeux sont voilés d’étoiles. Mon cœur va exploser s’il continue à battre aussi vite. Heureusement que ce poteau est là, sinon je serais tombée une nouvelle fois. Je deviens vraiment très douée pour les gamelles depuis mon arrivée dans cette ville. Autant que pour rencontrer des drôles de phénomènes sociaux qui font éclater ma bulle de tranquillité.

J’entends la demoiselle me parler. Mais c’est comme si elle me parlait à l’autre bout d’un tunnel .Sa voix est feutrée. Douce mais à peine audible. Je perçois une inquiétude sincère dans ces paroles mais je ne suis pas capable d’y réagir, de faire un signe rassurant. L’air me manque de plus en plus. Entre mon attitude et la couloir pourpre de mon visage, je dois ressembler à un poisson rouge qu’on a retiré de son bocal. Incapable de respirer, incapable de bouger, incapable d’émettre un son.

« Vous préférez sortir d’ici ? »

Oui ça serait une bonne idée. De l’air frais. Mais mes muscles ne font pas ce que je leur demande. Mes jambes restent ancrées dans le sol comme si j’étais ensevelie dans du béton. Ma tête est lourde comme une enclume et je n’arrive pas à la décoller du poteau pour acquiescer. Me concentrer sur répondre « oui ».



Impossible ! Mon corps est en rébellion complète. Tremblant comme une feuille qui tombe de l’arbre à vitesse d’escargot, il ne veut rien entendre de mes ordres.

Ji-Hye Won se met à fouiller son sac. Elle ne va pas appeler les secours ? Mon regard se révulse, augmentant ma panique. Non ! Non !

Un immense soulagement s’empare de moi quand je la vois me tendre de l’eau et des mouchoirs.

Je souris. Enfin quelqu’un qui ne fait pas n’importe quoi. Les gens souvent panique encore plus que moi, et appelle les secours, ce qui ne fait qu’augmenter ma panique. Et ça me met dans une situation impossible.

Ce geste a pour effet de réduire l’émotion incontrôlable en moi. J’halète toujours, essoufflée comme si j’avais couru un 100 m plus rapide que le champion du monde, sans préparation physique. Mais mes muscles se détendent un peu. J’arrive à sourire un peu et à tendre le bras pour saisir l’eau.

J’apprécie que la jeune femme reste à distance. Quand je ne connais pas la personne, les contacts physiques me mettent mal à l’aise. Mais c’est encore pire quand je suis en crise d’angoisses. ça ne fait qu’alimenter mon mal. Hum ! Non, même quand je connais la personne, le résultat est le même. Seule ma grand-mère avec le don de me calmer avec ses câlins. Ma mère un peu mais pas toujours, cela dépend souvent des sujets qui ont provoqué la crise de panique, mon second handicap – comme dit mon père. Ne cherchez pas, mon premier handicap est bien évidemment mon infertilité. Je ne suis pas l’exemple même de la femme qu’un homme voudra prendre pour femme.

Tout doucement, je porte le goulot à mes lèvres. Je bois rarement à la bouteille. C’est peu convenable. Encore plus de le faire en public. Mais en l’instant, mes principes éducatifs sont le cadet de mes soucis. J’ai besoin de me rafraichir pour m’aider à réduire la température de mon corps, le réguler pour calmer mes réactions émotives et ainsi que la raison reprenne le dessus sur mes émotions.

Je bois par petites gorgées, les yeux fermés, retrouvant peu à peu quelques sensations musculaires. J’ai bu la moitié de la bouteille, et me note dans un recoin de la tête de lui en racheter une. Je respire un peu moins rapidement, mais l’oxygène a du mal à passer tout de même et me déchire toujours la trachée et les poumons. Mes lèvres s’agitent voulant former des mots. Je mets un petit moment mais finis par arriver à m’exprimer succinctement.

- Merci… Je veux… bien… sortir…

Je me redresse. Mes jambes sont chancelantes mais je tiens debout. J’avance d’un pas. Ça va ! Je tiens ! Je prends une plus grande inspiration. Je grimace sous la douleur dans mes poumons mais le plus grand volume d’oxygène m’aide à réactiver mes neurones.

J’avance totalement au hasard. Je suis déboussolée et ne sais plus du tout m’orienter. Je regarde la jeune femme d’un air suppliant pour qu’elle me guide.

- Est-ce que… vous pouvez… m’indiquer… la sortie ?

J’ai bien conscience que je dois avoir l’air d’une « sans-esprit », mais je sens déjà l’immense fatigue m’envahir. C’est inévitable. Après chaque crise, elle me prend dans ses bras et m’assomme complètement. J’ai besoin de rentrer chez moi et m’allonger. Je vais encore dormir 24h. Heureusement que c’est le weekend et que je n’ai pas à m’inquiéter de devoir assurer mes cours demain. Sinon la panique reprendrait le dessus à vitesse de la lumière.

Je ne touche pas la jeune femme. Je ne suis pas l’exemple même de la fille qui tient debout, mais j’ai besoin de garder une certaine distance. J’espère qu’elle peut le comprendre. Elle ne me fait pas l’effet d’une mauvaise personne profiteuse. Sinon elle n’aurait pas réagi si judicieusement face à ma panique. Elle doit juste être habituée à dire ce qu’elle pense et ressent. Tout ce que je ne suis pas. Elle ne doit pas avoir de tabou. Tout le contraire de ce qui définit mon éducation de japonaise élevée dans le milieu de la haute bourgeoisie. Aucun doute pour moi que nous sommes le jour et la nuit, sur ces plans-là tout au moins.
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Le jour et la nuit ! [PV Ji Hye]

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