L'amitié, tel le Phoenix, renaît-elle de ces cendres ? [PV Hana]



 

L'amitié, tel le Phoenix, renaît-elle de ces cendres ? [PV Hana]
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Yumi Akami
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Sam 15 Déc 2018 - 19:19

La pureté sous mon aile brisée



Le lys Blanc. S’il y a une fleur qui regorge de significations symboliques, c’est bien le lys. L’amabilité, la pureté, la féminité, l’amour, l’harmonie, l’innocence, l’unité, la dignité, l’espérance, elle symbolise tout cela et plus encore.

Sa forme, la diversité de ses couleurs et son doux parfum qui font du lys le symbole par excellence  de la féminité. Cette signification remonte à loin, jusqu’à l’ancienne Egypte. Du temps des Grecs et des Romains, les mariées étaient couronnées de lys pour présager d’une vie pure et fertile. Dans le même esprit, elle symbolise l’amour, les Romains utilisaient le lys en tant que rembourrage des oreillers et des couvertures, pour son parfum agréable. C’est ainsi que les lys sont devenus les diffuseurs de la senteur de l’amour.  La lys, dite La Madone symbolise aussi la femme pure.

Lorsque j’apercevais un Lys, je ne pouvais m'empêcher d’avoir l’image de la belle Hana en tête. Sa douceur, sa pureté, son innocence, sa dignité, sa féminité non assumée. Et l’espérance, mon espérance de pouvoir à nouveau échanger avec elle sans que rien n'ait changé.

La lumière pure. La lumière blanche. Elle nous transcendera. Le jour où je l’ai vu elle m’avait captivé. Si fraîche, si belle mais si froide alors qu’elle renfermait un coeur bien chaud battant à chaque émotion. Portant un masque, comme moi. Je m'étais attaché à elle. Oui, je sais vous allez dire que je m’attache à tout le monde par un rien. Mais ce n’est pas de ma faute si les gens que j’ai rencontré, ont quelque chose de spéciale, de captivant. C’était le cas d’Hana aussi.

J’avais envie de la protéger, de l’aider, de l’envelopper de douceur afin qu’elle s'épanouisse. C’était une femme en puissance, qui n’en avait pas conscience au moment où je l’ai rencontré. Enfermée derrière un mur de glace, imposé par sa posture de professeur. Position qui l’arrangeait bien pour ne pas mettre à nue son coeur blessé. Je voulais être pour elle, tout ce qu’on ne lui avait pas donné et surtout je ne voulais pas qu’elle fasse les mêmes erreurs que moi. Ce masque allait la ronger. Je connaissais ma suite et je voyais tellement mieux pour elle. Je voulais être son refuge, sa bulle de protection, sa bouée. Comme elle était sans le savoir, mon îlot d’innocence et d’espérance.

Mais j’ai échoué dans la mission que je m’étais moi-même confiée. Je le regrette. Je l’avais abandonné alors qu’elle avait besoin de moi. Égoïste d’un jour me dira-t-elle … Mais dans ma fuite, je voulais aussi la protéger de ce qu’il s’était passer et de moi-même. Je ne souhaitais pas qu’elle voit la poupée de porcelaine brisée. Et au fond, je pense qu’elle a sûrement dû mieux s’en sortir sans moi, plutôt qu’avec.

On avait tout de même gardé un contact, par quelques messages téléphoniques envoyés à intervalles irréguliers. C’était la seule personne avec qui j’avais échangé. Sans qu’elle sache réellement pourquoi j’étais partie. Je ne sais même plus quelle raison, plus ou moins crédible, je lui avait donné. Mais on en avait jamais parler. Respectueuse mais pas bête, la belle Hana savait sûrement que quelque chose d’imprévisible, de soudain et d’extérieur, c’était produit. Comme on n’a jamais parler, de ce que l’on représentait l’une pour l’autre. Elle était comme une mélodie de piano, qui vous apaise, vous émeut et vous saisi le coeur.

Cela fait quelques jours que je suis de nouveau en train de fouler cette terre que j’ai fuis. Quelques jours que je n’ose pas aller la voir. J’ai peur de l’avoir blesser, peur qu’elle m’ait effacer, peur qu’elle m’en veuilles. Après tout, elle ne m’aurait pas écris plus textos, si elle m’avait effacer de sa vie. J’ai su qu’elle avait déménagé, quitter ces parents qui à mon sens l'empoisonnaient, qu'aujourd'hui elle allait mieux, qu’elle s'assume de plus en plus en tant que femme. Mais j’avais deviné, en lisant à travers les lignes qu’elle avait des amours perturbés sans en savoir plus. Peut-être qu’elle aussi avait changer mais je n’espère pas en l’ombre que moi j’étais devenu. Je veux retrouver cette lueur pure qui anime ces yeux et ne pas croiser une flamme soufflée comme dans les miens.

Quelques jours que je dormais dans un hôtel chic, aux nuits ô combien coûteuses mais qui ne perçait pas ma bourse pour autant. J’avais tourné dans ma suite une bonne partie de la journée, ne sachant quoi lui dire, ne sachant anticiper sa réaction, la tête appuyée contre la fenêtre panoramique, je me suis décidée à croiser sa route alors de son retour d’Amai. Une longue douche chaude mais faisant douter à nouveau, je me prépare à revoir la seule véritable Amie que j’ai connu. Je me pomponne comme à mon habitude, un jet de parfum dans le cou, j’enfile un sous-pull noir à manche longue pour la saison avec un jupe crayon noire aussi, fendue sur la cuisse droite, le tout surmonter une paire d’escarpins. Sombre, chic, sensuel, je ressemblais à toujours à la Yumi qui était partie. Physiquement en tout cas.
C’est vrai qu’un simple jean aurait fait l’affaire, mais vous savez bien que je n’ai pas pour habitude porter cela. Et je voulais paraître toujours aussi assurée et confiante devant Hana.

Je sors de ma chambre, prends l'ascenseur, ne remarque pas les regards glissants sur moi, ni le sourire embêté du portier. Je m’embarque dans les rues de Koyane. Je marche en réfléchissant toujours ça ce que j’allais lui dire. Un simple surprise ? Elle était au courant de mon retour, volontairement, je n’avais pas précisé le jour, ni l’heure de mon vol. Je n’avais surement pas la force de me retrouver en face de ce petit bout de femme pétillant en faisant mine et tout allait bien et de lui sortir un kils de mensonge sur mes nombreux voyages à travers le monde, qui avait juste pour but de me recomposer et d’accepter ce que j’avais fait. Hana ne savait rien de mon fil rouge. Je ne lui avait jamais parler de celui pour qui ou à cause de qui j’étais partie.

Le temps était clément pour la saison, frais mais doux, je n’avais pas eu besoin de fermer mon caban bleu marine aux bouton dorés qui me faisant passer pour une capitaine de marine. Après de nombreux pas, étaillés des claquement de mes talons, j’arrivais en bas de l’immeuble qu’Hana m’avait mentionné dans l’un de ces messages. J’attendais devant, une Lys à la main que j’avais attrapé dans un des magasin non loin de l’endroit où je me trouvais. Bah oui, j’arrive la fleur au bout du fusil et cette image n’en étais pas une. D’après mes souvenirs, elle avait fini ces cours un peu plus tôt et rentrerait sous peu, sauf si ce jour là, elle avait une réunion. Chose à laquelle, je n’avais pas pensé.

Mon Amie serait-elle contente de me revoir ou me rejettera-t-elle ? Pourrais-je lui faire face sans qu’elle remarque que mon âme s’est assombri ? Serais-je encore capable d’avoir une conversation sans sang ? Et sans avoir la sensation de la cross dans ma main ? Va-t-elle m’apaiser ou est-ce que c’est moi qui vais la rejeter, ne pouvant supporter la vie que j’avais avant. Avant de savoir que je suis capable de tuer.




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Hana Hideyo
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Mar 18 Déc 2018 - 0:05
L'amitié, telle le Phoenix, renaît-elle de ses cendres ?
[Hana x Yumi]

La brise fraiche de ce mois de décembre ravive mon visage. La journée de cours fût intense et la fatigue m’envahit un peu. Mais j’ai le cœur léger car mes cours pour les jours suivants sont prêts. Alors je sais qu’en rentrant je vais encore dessiner. C’est devenu ma bulle d’oxygène indispensable. Même si ce n’est qu’un quart d’heure, établir un croquis ou travailler les traits d’un de mes personnages magiques est un moment de quiétude qui m’apaise chaque jour. Surtout ceux où je ne vois pas Jared…
Je crois que je dessine comme je l’aime, que j’écris comme je l’aime. Avec mon âme. Une âme libérée, une âme enfantine qui s’épanouie… enfin ! Peu à peu, je prends possession de moi-même. Comme me le décrivait Bastian six mois plus tôt, comme l’a toujours souhaité Yumi.

Il est étrange de sentir comme un changement en soi, un changement que tes amis ont pressenti possible bien avant toi. Je change ? Au fond, je ne crois pas. Je m’ouvre à la vie telle que je suis, serait bien plus juste pour décrire ce que je vis en ce moment.
Ces amis ont-ils conscience de ces changements ? Peut-être… en partie. Je garde cette sensation inexplicable qu’ils ne perçoivent pas tout en moi. Est-ce moi qui veut garder un peu de moi secret ? Est-ce que Jared le voit, lui ? Je ne sais pas s’il me voit de la même manière, je sais juste qu’il me voit avec une conviction et une douceur qui m’aide à être moi, à m’apprendre, à l’apprendre, à apprivoiser la vie, la vie définitivement comme je l’ai toujours rêvé. Sans trop savoir comment. Sans trop savoir pourquoi. C’est juste ainsi. Il est le plus beau cadeau que la vie m’ait fait, avec ce don pour dessiner et inventer des histoires. J’ai envie de croire que ce n’est qu’un « bon début » d’une nouvelle vie choisie. J’en songe même à réduire mon nombre de cours pour l’année prochaine… Peut-être… Si mes parents savaient ça…


Depuis quelques jours, je suis tourmentée par un nouveau tourbillon émotionnel en moi. A croire que chacun des êtres chers à mon cœur s’est donné le mot pour mettre mon cœur à mal une fois par trimestre. Yumi qui s’en va brutalement. La rupture consommée avec mes parents. Jared qui kidnappe mon cœur. Bastian qui me met à l’écart de sa vie. Oh ! Bien sûr que j’ai pardonné à Bastian, comment pourrais-je faire sans lui ? C’est mon seul ami proche. J’ai encore du mal avec sa manie de me voir trop fragile pour supporter ses soucis à lui. Il y a Yumi aussi. Qui fait exactement pareil. Mais je ne dis rien. J’accepte. Pour le moment. Et puis, je les accepte comme ils sont. Je suis peut-être la petite Hana fragile qui les rassure sur leur vie. Je ne sais pas. Je ne cherche plus à savoir. Je sais juste que je ne me sens pas entière sans chacun d’eux.
Yumi a choisi de partir loin de la ville sans donner une seule explication. Pourtant elle a aussi choisi de me laisser un moyen de contact. Certes je ne suis pas douée avec les textos, mais je m’y suis mise avec Yumi. Et Jared m’a convertie en quelques semaines, je dois bien l’avouer. Chacun de mes amis à sa manière d’être, sa manière de me voir et de m’aider, sa manière de me parler et de les laisser les rassurer à mon tour également. Je ne me sens jamais vraiment à la hauteur de tout ce qu’ils m’apportent. Mais s’ils gardent contact, même après des semaines de silence, c’est bien que je dois leur importer dans leur vie !

Et maintenant c’est Yumi qui vient bouleverser ma petite vie tranquille. Elle est rentrée à Kobe. Je n’en reviens pas. J’ai dû relire son message des dizaines de fois, avant d’arriver à lui répondre ma joie, et ma nouvelle adresse par la même occasion.

Mais je doute. C’est terrible ces doutes qui s’insinuent en moi continuellement et me rongent d’angoisse !
Le message de Yumi date de plusieurs jours. Depuis, je n’en sais pas plus. Je n’ose pas lui envoyer un nouveau message. Où est-elle ? En ville ou repartie vers d’autres horizons ? A-t-elle des soucis encore plus importants ? A-t-elle décidé de me rayer de sa nouvelle vie ?
Tout se mélange. J’en ai parlé à Jared qui me répète de garder confiance. Pour lui, il est évident que si Yumi a gardé contact avec moi tout ce temps, ce n’est pas pour me faire espérer son retour et couper net tout contact définitif. Jared est comme ça. Il prend les choses comme elle vienne. Ce qui est très loin d’être mon cas. Il m’aide à me raisonner et trouver un équilibre quotidien. Ça n’a pas de prix pour moi.

Le froid engourdit mes pensées. J’ai choisi de marcher aujourd’hui. Je fais assez souvent le trajet à l’école sans ma voiture, maintenant que je loge bien plus près. Et puis parfois ça me permet de profiter un peu de la présence de l’homme que j’aime.
La nuit commence à s’inviter. C’est ce que j’aime le moins en ce mois de décembre. Mais lorsque je m’engage dans ma rue. Une silhouette familière, mais au combien loin dans mes souvenirs, se trouve au coin de mon immeuble. Mes lèvres tremblent. Mes yeux s’embuent. Mon corps est statique. Mon cerveau a du mal à croire ce que mon cœur est déjà certain de savoir. La silhouette me semble plus fragile, plus frêle que dans mes souvenirs. Pourtant lorsqu’elle tourne la tête, nos regards se croisent et ses yeux n’ont qu’un message que mon cœur capte. Yumi est vraiment revenue, et elle vient à moi en toute amitié. Beaucoup d’appréhension glisse de l’une à l’autre en un silence que je ne sais pas laisser s’éterniser. Comme si elle allait disparaitre à nouveau.

J’avance d’un pas sûr, je cours presque.

- Yumi ! Tu es vraiment là…

L’émotion m’envahit avec une brutalité douloureuse autant que doucereuse. Tant pis pour la Hana froide et distante ! Et puis Yumi a toujours vu celle qui est sous ce masque que je peine de plus en plus à maintenir en cours. Et l’incertitude que je lis dans son regard m’émeut encore plus. Je me jette au cou de mon amie et la serre à l’étouffer, le visage noyé de larmes.

- Si tu savais… Tu m’as tellement manquée…

Codage par Libella sur Graphiorum


Merci à Marc Lavoine pour l'inspiration L'amitié, tel le Phoenix, renaît-elle de ces cendres ?  [PV Hana] 3176761894 . Pardon d'avoir détourné quelques phrases de ses chansons. L'amitié, tel le Phoenix, renaît-elle de ces cendres ?  [PV Hana] 3507971625
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Yumi Akami
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Lun 31 Déc 2018 - 11:31
Douce brise qui éveille mon cœur


Vous connaissez cette douce brise fraîche du matin. Celle qui nous éveille et nous fait frissonner au petit matin, lorsque vous vous levez et délaissez votre couette chaude qui ne cesse de pleurer votre départ. Celle qui vous fait frissonner à la sortie de la douche et qui vous glace le visage une fois dehors. Mais celle qui vous rafraîchit, qui vous fait sentir que vous avez émergé, qui vous fouette par une douceur câline. La brise est créatrice de tant d’émotion : on s’en plaint, on la redoute, on la demande, on la fuit, on l’accepte, on l’apprivoise. Cette brise ravive nos sens nous fait nous sentir éveillé. Elle mute et s’adapte pour nous surprendre chaque jour. Mais au final, elle nous fait nous sentir vivant en caresse tout notre être.

En cette fin de journée, la brise me caressait tout le corps dans un élan voyeur et sensuel qui parfois me ferait presque frissonner comme une plume sur ma jambe dénudée. Alors que j’attendais la sublime Hana devant les portes de son immeuble. J’étais là, tel un piquet. Mais attendre quoi, qui. C’est surement ce que se demandait les passants qui posaient leur regards sur moi. Certains se disaient, je la ferait bien monter chez moi celle-là, d’autres pensaient que je devais surement avoir froid à rester planter en refermant leurs manteaux, d’autres encore me regardaient sans me voir et le reste pensaient sûrement que je venais pour retrouver un homme pleins au as pour qu’il puisse m’entretenir et que je lui fasse passer un bon moment. C’est vrai que me regardant dans le reflet de la baie-vitrée de l’immeuble, je faisais peut-être trop habillé ou au contraire trop peu pour se dire que je venais ici en tout amitié. Ce qui me sauve, c’est cette aura qui m’entoure remplit de bienséance, de bonne manière et d’une certaine classe qui permettait de pousser au loin l’image d’une fille de joie.

Pourquoi ais-je besoin de m’habiller comme ça ? Tout d’abord, on m’a enseigné dès mon plus jeune âge qu’il fallait se mettre en valeur, être présentable à tout instant, qu’une dame doit prendre soin d’elle, qu’elle doit être fière d’être une femme. Cette femme doit être accomplie, et assumée. J’aime la féminité mais est-ce que j’en fait trop. J’ose ce dont les gens ont peur, j’ose m’habiller, me dévoiler ainsi. C’est comme ça, je ne serais pas Yumi Akami si je n’ai pas attirante, si aucun regards ne se posait sur moi, j’ai une plastique de poupée sexualisée et je l’assume. Peut-être aussi que j’aime qu’on porte de l’attention ? et que je ne connais que ce moyen pour qu’on me remarque … Non, ce n’est pas cela. Enfin je ne pense pas. Lorsque que l’emballage est aussi attirant, on importe peu de savoir ce qu’il y a à l’intérieur. J’avoue qu'aujourd’hui, cela m’arrange bien malgré que je me suis toujours battu contre. Je n’ai pas envie qu’on sache ce que je renferme dans les recoins de mon âme, pas envie qu’on sache à quoi je pense.

Cacher ce que je pense. Chose aisée en face d’un public que j’arrive à duper avec une finesse et une facilité déconcertante. Mais en bas de l’immeuble de la belle Hana, je me demande, si elle, oui elle remarquera que la lueur dans mes yeux s’est assombris et je ne souris plus avec la même intensité, que je suis … ce que le destin m’a poussé à devenir … ce que j’ai … choisi … CHOISI … de devenir. Les retrouvailles funestes avec les yeux bleus m’ont apporter ou plutôt fait accepter cet aspect des choses.

Vais-je attendre longtemps ? Je doute. Et si c’était une erreur. Revenir hanter Hana alors qu’elle a surement trouver un équilibre que je vais ébranler juste par ma présence. Oui, je pense qu’elle vit mieux sans moi. Je n’aurai pas dû garder le contact avec elle, c’est un fardeau. J’aurais dû aller au bout de la démarche et la protéger en m’effaçant de sa vie. Moi, j’aurais souffert de son absence mais j’aurais pu me rassurer en me disant qu’elle est mieux ainsi. Et une chose de plus ou de moins dans mon panier au final. Mais ce qui est fait ne pourra s’effacer.

Alors que je me demandais si je devais partir ou bien rester à l’attendre, peser le pour et le contre de ma présence de sa vie, son regards percute le mien. Elle est si belle, si tendre entourée par son halo de douceur. Mais elle est figée. Il n’est jamais simple de voir un fantôme du passé (et je sais bien de quoi je parle). Et si j’avais raison, si elle ne pouvait pas supporter mon retour, si tout ébranlait. Je me sens plus fébrile. Yumi tu devrais pas lui infliger ça, va-t-en. Mais je bouge pas.

Elle avance avec hâte. Plus elle avance moins je sais ce que je vais pouvoir lui dire. Ses yeux, ils sont luisants. Bon signe ou mauvais signe, est-elle émue ou désespérée par la souffrance de mon départ précitée. Je retourne cette petite, tel un ouragan. M’apprécie-t-elle autant, ais-je vraiment laisser mon empreinte sur sa vie ?  

   - Yumi ! Tu es vraiment là…

Oui je suis là, cela m’étonne autant que toi. Elle m’enlace, me serre dans une étreinte aussi vivace qu’agréable. C’est … beau. La pureté de ces sentiments de ces réactions, l’ambre noyé mais je serais retenir ces larmes de douceur. Contrairement à elle. Je pose enfin mes mains sur elle, un câlin qui se veut apaisant et chaleureux. Comme si, je caressais son âme. Comme si j’enlaçais un enfant pour le rassurer après avoir fait un cauchemar. L’émotion lui a fait jeter son masque froid et rigide. C’est cela qui me touche le plus.

      - Si tu savais… Tu m’as tellement manquée…


Est-elle décidée à me faire pleurer appuyant sur chaque point sensible. Je pense que je n’aurais pas rêver mieux comme retrouvailles. S’en est troublant. Ma main dans ces cheveux, je la cajole comme un petit être fragile qu’on ne veut pas briser mais avec toute l’émotion qu’on pourrait avoir lorsque un enfant retrouve sa peluche fétiche qu’il avait perdu. J’essuie les ruisseaux qui se déverse sur ces joues avant d’y déposer un baiser tendre et affectueux.


    - Toi aussi.. tu m’as manqué ma belle


Mais il est tant d’ouvrir la bouche de parler, agir n’est point un problème mais faire la conversation, c’est un autre affaire. En faite, je suis comme lui, comme ce que je lui reproche, je ne suis plus aussi éloquente. je lui ai manqué, je l’ai fait souffrir de mon absence, mais elle ne me rejette pas. Face à tant d’amour, je ne sais que dire. Le temps d’un instant, j’ai l’impression d’être une bonne personne. Cette douceur qui m’avait tant manqué.

      - Je suis désolée, j’aurais dû prévenir

Prévenir. Oui prévenir de mon départ, prévenir de mon arrivée, prévenir que j’ai changé, prévenir que je suis capable de tout. Prévenir en m’éloignant pour toujours. Prévenir qu’il ne faut pas que tu t’accroches à moi et que tu as eu réussir ta vie plus en mon absence qu’en ma présence. J’ai l’impression d’apaiser une blessure que j’ai, moi-même, créé. Auteur et Réparateur.

      - Tu es sublime. Tout a bien changé durant mon absence, cela a été bénéfique. Me ferais-tu monter dans ton palace afin qu’on rattrape tout les histoires que tu dois me raconter ?

Bien. Tu as réussi à faire une phrase complète. Je lui sourie chaleureuse. Ne parlons pas de moi. Ne me fais pas cet affront, ne me demande pas de te mentir. Car tu le sais que je te mentirais pour te protéger. Et je sais tu déteste ça car je sais aussi que tu n’es pas dupe. Profitons de ce moment, laissons tout de côté. J’essayerai cette fois-ci d’être celle que tu mérites. Restons autocentrée sur toi c’est le plus agréable, le plus important. Tu es la brise qui m’apaise et qui me rafraîchis pour me faire ressentir vivante et consciente.




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Hana Hideyo
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Dim 13 Jan 2019 - 20:02
L'amitié, telle le Phoenix, renaît-elle de ses cendres ?
[Hana x Yumi]

L’espace d’un instant j’ai cru que le froid avait gelé mes neurones. Mon envie que le message de Yumi soit concrétisé prendrait-elle le dessus sur la réalité ? Au point de me faire voir des mirages ?

Accélérant le pas, la vérité prend le pas sur l’espoir. Yumi est là ! Elle est vraiment là !
Plus fine, plus menue, plus fragile, mais toujours aussi belle et cette aura d’assurance qu’elle dégage toujours. Il m’est impossible de garder la distance requise par mon éducation. Et puis je suis à nouvelle école avec Bastian et Jared. Donc sans retenu, je la prends directement dans mes bras, les larmes noyant mon visage. La sentir contre moi est un soulagement si intense. Ça vaut la même scène sur mon canapé avec Bastian quelques semaines plus tôt. Sauf que Bastian m’a enlacé aussitôt, alors que je sens une retenue chez Yumi. C’est plus fort que la retenue qu’elle avait avant son départ. J’ai toujours su que Yumi montrait uniquement ce qu’elle voulait d’elle. Je l’ai toujours laissé me dire ce qu’elle voulait dire. Par respect autant que pudeur, mais aussi parce que je ne suis pas sûre de pouvoir encaisser ce qu’elle me cache. J’aime la Yumi qu’elle m’a toujours présentée : douce et attentionné, délicate et attachante. Et j’ai conscience que ces aspects, elle les développe encore plus pour moi et me mettre à l’aise. Mais j’aimerai aussi comprendre qui est la Yumi qu’elle me cache depuis le premier jour. Ses douleurs, ses peurs, ses hontes. Un jour, je ne perds pas espoir !

Cette douceur quand elle m’enlace à son tour. Comme si j’avais retrouvé une protection maternelle. Pourtant Yumi a mon âge, mais elle m’a offert plus de câlin dans ma vie que ma propre mère. Bon le record appartient à mon chéri puis à mon gros nounours. Mais tout de même ! Je réalise qu’en moins de deux ans, ces trois personnes m’ont donné milles fois plus d’amour que mes propres parents en vingt-huit ans. Et c’est douloureux, très douloureux.

Je souris au geste de Yumi pour stopper mes larmes. Et son baiser fini de me rassurer que je ne rêve pas.
Je sens que ces mots sont durs à prononcer. Non plutôt à exprimer. Je ne doute pas de sa sincérité envers moi.
 
Je caresse sa main et la saisie pour la coincer sous mon bras.

- Oui, viens ! Mais ce n’est pas un palace, tu sais ? Juste chez moi. Un vrai chez moi. De A à Z ! Et toi aussi, j’aimerais que tu me racontes un peu ce que tu as fait loin d’ici !

Mon regard reste tendre, mais mon ton est empreint d’une amertume que je ne soupçonnais pas. Je crois que depuis la disparition de Bastian et son retour comme un cheveu sur la soupe, j’en ai ras le bol que tout le monde me voit comme « la douce et fragile Hana ». Je n’aime pas cette image. J’ai conscience que c’est ma faute en partie. Mais c’est bien quelque chose que je compte faire entendre à mes proches. Ça a commencé avec mes parents puis Bastian. Alors continuons avec Yumi. Mais avant tout, je veux la retrouver et m’assurer qu’elle va bien.
Je la guide vers mon appartement.

- Tu sais, l’amitié c’est dans les deux sens. Je ne te demande pas de me raconter tout ce qui te ronge si tu n’es pas prête. Mais j’aimerai en voir un peu plus de la Yumi secrète. Et puis surtout, tu es toujours là pour moi. Et j’aimerai pouvoir t’en rendre autant !

Je m’arrête au milieu des marches et me met face à elle. Les larmes au bord du cœur, il y a principalement une peur qui me ronge

- Promets-moi que tu restes ?

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