Can We Play ?

Asae A. Holstein
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Mar 1 Nov 2016 - 20:49

Can We Play? [Asae x Hayden]

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Asae était assise par terre , la tête sur less genoux, devant la porte du psy de la fac. Un certain "Hayden Delacroix" .

Rien que l'idée de se retrouver la repugnais Asae. Mais elle avais pris rendez-vous pour sa mère ; Qui s'inquiétait de voir sa fille si éteinte.

Si seulement elle savait ! Si elle voyais sa fille recrocvillé contre la porte du psy, dans ce couloir vide et silencieux..

Holy shit. for pokker! Jeg hader!



Elle tira sur un fil de son jean. Un vieux jean slim troué , un tshirt troué , une tresse faite avec les pieds.... Asae se détestait. Et elle détestais ce psy en retard. Et elle détestait Bae-Yunn qui lui envoyais des piques. Elle pris donc son téléphone et le jetta contre un mur dans le couloir , manquant de tuer quelqu'un arrivant vers elle...

Asae-chan

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Mar 1 Nov 2016 - 21:59

Chapitre I : Un sourire pour deux.

Une cigarette à moitié consumée fait danser ses volutes enroulées qui se brouillent et s’effacent, sous le joug d’un souffle glacé. C’est une expiration tranquille, un relâchement de chacun de ses muscles, et c’est sa tête qui, avec douceur, se renverse en arrière. Hayden rive un instant son regard vers le ciel, songeur et distrait, ailleurs mais nulle part à la fois. Il entend au loin l’écho de ses pensées qui s’entrechoquent, perçoit le fracas sonore que leur collision provoque ; c’est un feu d’artifice dans sa tête, un spectacle néanmoins morne et désolant pour lui seul spectateur. C’est comme... un film sans couleur.

Le psychiatre finit par délaisser les vestiges de sa douce cognition pour se rendre à son rendez-vous imminent. Les mains négligemment fourrées dans les poches de son élégante blouse blanche, il laisse balader ses yeux surmontés de lentilles vermeilles aux coins des couloirs qu’il traverse ainsi sereinement. Le rythme de ses foulées est régulier, dénué du moindre empressement, et son visage arbore une expression ferme et profondément empreinte de confiance en lui.

Confiance qui semble un instant s'effondrer au fond de ses prunelles. La lueur de ses yeux vacille et s'agite dans un brouhaha intérieur lorsqu’un objet volant non identifié menace alors de le heurter ; propulsé par une hargne débordante. Dans un réflexe instinctif, le Français se décale sur le côté, et à peine ce mouvement est-il amorcé qu’il entend déjà la chute du malheureux objet qui se fracasse contre le sol.
Il est surpris, mais son flegme ne laisse rien paraître.

Et bien.

Ce sera la seule manifestation de son étonnement.
L’homme fait quelques pas à rebours, se penche pour ramasser, avec une infinie délicatesse, l’appareil tombé au sol, avant de porter son attention sur la silhouette assise devant la porte de son bureau. Esprit analytique, logique pragmatique, il considère le dos voûté, la posture d’abattement, et l’allure de sa très chère patiente.

Il penche sa tête un instant, avec le naturel douteux d’un pantin désarticulé. Et puis ses pas reprennent, imperturbables. Le même rythme lent et soutenu, le même claquement de ses rangers contre le sol, aussi précis que les tics et les tacs d’un métronome. Ce n’est qu’une fois à hauteur de la demoiselle qu'il daigne se stopper.

Et lui tendre la main.
Comme ça, seulement parce qu’il n’aime pas la voir ainsi recroquevillée.

Où est passé votre sourire ?

Le ton est presque inquiet, la mine est contrite. Son autre main vient appuyer sur la poignée de son bureau, laissant le plein accès à ce dernier pour sa prochaine patiente. Patiente qui n'est autre que sa collègue.

Je veux bien vous prêter le mien pour aujourd'hui.

Alors il a étiré ses lèvres en un sourire, une douce extériorisation de sa compassion adressée à sa chère Asae.
Soit. Aujourd’hui, il sourirait pour deux.




« Tu me crois la marée et je suis le déluge. »
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Asae A. Holstein
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Mer 2 Nov 2016 - 16:37

Can We Play? [Asae x Hayden]

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Asae daidaigna la main de son collègue et se releva seule , et s'engouffra dans le bureau de son collègue , allant s'asseoir directement dans la chaise du psy, derrière le bureau.

Extérieurement elle semblais pensive, extérieurement elle était perdue dans un maelstrom d'émotions contradictoires.


C'est ma mère qui m'envoie. Elle pense que mon traitement n'est plus bon. On fait quoi?



Elle se releva , nerveuse. Se mettant a marcher de long en large du bureau , elle repris :


Je te propose un truc. Je me cale dans un coin , tu fait une sieste ou tu avance ton taff et tout ira bien , non? Oui? Je ne sais pas.



Elle se mis a jurer en Danois , des choses vraiment très vilaine , non retranscrite ici. Beaucoup d'insultes sur Dieu, les maman et la sodomie.
La jeune professeure se mis a pleurer et s'effondra dans une chaise , tirant sur sa tresse violament.


J'arrive plus a sourire putain. J'y arrive plus. Je vais plus en cours. Et c'est moi la prof ! Je suis seule ... toute seule...



Ses yeux bleu , d'habitude ressemblant a une mer en mouvement , semblaient vide. Presque décoloré. Morts.

Morts , car en elle même elle se sentais morte. Son ex, sa famille, l'éloignement... elle même.. tout lui semblait douleureux. Vain. Vain mais douloureux.


Je veut... non j'veut rien en fait. Enfin si. Me mettre dans un coin et mourir. Et me noyer dans l'alcool.



Elle sortis de son soutien gorge une cloppe et un briquet et l'alluma, les mains tremblantes.


J'ai que la cloppe pour tenir !



Elle renifla et essuya ses larmes d'une main rageuse.

Asae-chan

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Mer 2 Nov 2016 - 18:48

Chapitre II : Larmes de solitude.

La main tendue s'en retrouve délaissée, et voilà qu'Asae déplie les genoux pour s'arracher au sol, les lèvres fermées sur le tourbillon de pensées qui la ravage à cet instant. Hayden ne s'en offusque guère car il est bien conscient des états d'âme qui la matraquent et la maintiennent dans cet état de méfiance, pareille à un animal blessé qui reculerait, acculé, présentant ses crocs pour mieux dissuader d'approcher. Il ne se départit cependant pas de son sourire et, lorsque la brune daigne entrer dans le berceau des âmes tourmentées, le psychiatre lui emboîte tranquillement le pas, une main s'attardant distraitement sur la poignée de la porte afin de la refermer derrière lui.

Il reste là, les bras le long de son corps et le regard accroché sur cette silhouette consumée par ses hantises, qui s'agite et se perd sans s'avoir où aller, entre les murs de son bureau. Tantôt la chaise, et puis ses chaussures qui tambourinent contre le parquet, sa hargne et ses larmes, le jeune homme observe tout sans esquisser le moindre mouvement ou chercher à l'arrêter.

Et puis sa voix s’élève, comme un rappel à l'ordre.

Votre "mère pense que (...)". Bien, pour commencer, je me fiche de ce que votre génitrice peut penser de vous. Il ne s'agit pas d'elle.

Avec la lenteur presque irréelle qui le caractérise, le psychiatre vient faire face à sa patiente en larmes. Il ne commet néanmoins pas l'affront de s'approcher davantage ni de l'effleurer pour l'inviter à s'asseoir, à se calmer... Car ses allées et venues aux quatre coins de son bureau, son tracé invisible que ses pas ont formé, ne l'ont pas inclus dans sa sphère de perdition cognitive.

Hayden reprend, nettement plus doux et conciliant cette fois.

Je vous propose un "truc". Vous vous asseyez où bon vous semble, et vous me parlez de ce qui vous préoccupe. Et peu importe qui vous envoie ; maintenant vous êtes là. Vous n'êtes pas seule.

Et en lui tendant un mouchoir pour essuyer le flot de larmes débordant de ses yeux, et qui tapisse ses joues d'une estampe mélancolique, il a ajouté, dans un énième sourire :

Vous pouvez tout me dire. À condition que ce soit dans une langue que je puisse comprendre.

Un air subtilement taquin, et une allusion au dialecte baragouiné par son interlocutrice, quelques minutes plus tôt.




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Mer 2 Nov 2016 - 20:20

Can We Play? [Asae x Hayden]

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Asae stoppa net en entendant les mots du docteur. Elle renifla et pris le mouchoir , avant d'exploser de rire violament

Je suis seule. Mais je partage ma solitude avec d'autre. Des gens de passage dans ma vie. Des passages plus ou moins longs. On est tous seuls. On est tous des pantins. Mais je fait de ma solitude une forteresse. Car les solitudes communes sont dangereuse vous savez? Ils conduisent aux sentiments.



Elle se leva , se moucha , et s'asseya au sol, les pieds en l'air , posé sur le dos de ma chaise qu'elle venais de quitter. Elle fixa le plafond , cherchant ses mots.

Au Danemark on a un mot "Lykke" en anglais , c'est Bliss. En japonais c'est "félicité" ou "bonheur" mais je préfère Lykke. Et ce Lykke , je ne l'ai plus. Je ne l'ai pas. La faute a qui? A eux? A moi? A lui? A nous? Je ne sais pas.



Elle posa son bras sur les yeux

Au pire. Je suis déficiente mentalement déjà. On resoud sa avec des médocs non?



Elle se redressa sur ses coudes et fixa le psy en silence , attendant sa réponse. Comme si il pouvais la sauver.
Mais il n'y avais que dans les romants dont elle était friante qu'on pouvais la sauver. Elle le savais. Et l'espoir ne la sauverait pas cette fois ci.
Asae se recoucha , cette fois ci totalement , les bras étendus de pars et d'autre d'elle.

Des fois, je voudrais mourir. Mais je me souvient que nous sommes tous des cadavres animés. Que chaque battement de mon coeur me rapproche de ma fin.
Je suit de ceux qui grattent pour l'amour et qui ne récoltent que de la merde. Je suis de ceux qui ne comprennent pas. Je me prends l'injustice comme une baffe en pleine gueule. Et pourquoi moi j'y ai pas droit, a ce que bien d'autres ont ? Hein? Qu'est-ce qui cloche chez moi ? Qu'est-ce qui cloche chez nous ? Et pourquoi moi j'y ai pas droit ?



Elle hurla de frustration en se redressant un grand « aaaah » retentissant , tout a coup en colère au delà des mots. Son coeur battais a cent a l'heure , ses oreilles engourdies , comme bouché avec du coton.
A chaque battement de paupières, un feu d'artifice explosais dans son crâne. Elle se mis a trembler des millions d'éclats d'elle même contenus.

Sa me rend folle. Et qu'est ce que je suis censée faire ? Merde aux conséquences non ? Je suis pathétique et pourtant j'y peux rien merde !



Elle c'était mise a hurler sans s'en rendre compte. Pour elle plus rien ne comptais. La pièce tournais , le monde tournais autour d'elle , le monde avançait et elle restait seule, planté a voir le monde changer devant ses yeux.
Pendant un temps elle resta plantée la, essayant de maintenir les éclats d'elle voulant sortir. Puis elle détacha ses cheveux , les ébouriffant pour passer sa main dedans , tremblante.

Tu sais. Il m'a tué. En un sens il m'a tuée ce connard. Il m'a fait plus mal que n'importe qui. Il m'a fait plus mal qu'un coup dans mes couilles métaphoriques.



Puis elle explosa. Et vidée elle se laissa tomber au sol , dos au mur, dans la même posis qu'Hayden l’avait trouvé.

Asae-chan




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Jeu 9 Fév 2017 - 12:50

Chapitre III : Le fardeau accablant nos frêles épaules.

L'impétuosité de cette hilarité soudain jetée en plein visage, le déni du dialogue et le refus si prompt de cette main tendue ; voilà ce qui caractérise sa patiente en cet instant trouble. Une férocité qui sommeille, entretenue par la frustration d'une solitude incomprise, une sorte de brasier inextinguible que même ses larmes ne peuvent pas tarir. Un bouleversement qui n'ébranle par Hayden. Il reste là, debout et de marbre, face à cette frénésie de sentiments, se plaçant en tant qu'observateur comme s'il se trouvait derrière un miroir sans tain l'empêchant d'être entrevu. Son calme désarmant et son flegme éternel semblent affronter l'agitation de la jeune femme, imposant à cette atmosphère propice aux tensions un équilibre strict, peu enclin aux débordements d'émotions. Il la laisse traverser son bureau, il la regarde qui déverse son flot de complaintes ininterrompues, d'interrogations floues se faisant le paravent d'inquiétudes plus ancrées encore. Hayden écoute, Hayden ne la lâche pas des yeux. Mais ce n'est guère un regard empreint de cette dureté si froide qui le caractérise d'ordinaire ; il a simplement posé son attention sur sa collègue de travail, sans jugement aucun, sans curiosité malsaine.

Tu sais. Il m'a tué. En un sens il m'a tuée ce connard. Il m'a fait plus mal que n'importe qui. Il m'a fait plus mal qu'un coup dans mes couilles métaphoriques.

Et le silence qui s'impose, qui se dépose sur eux et les enveloppe d'un drapé qui apaise les ardeurs, qui amenuise l'impact des éclats d'une âme contre les parois d'une pièce s'extirpant de l'instant présent. Juste... le silence, le néant audible qui met fin à l'écoulement du temps. Le monde en pause.

Le psychiatre amorce quelques pas vers Asae, avec sa langueur habituelle. Il vient s'asseoir à ses côtés, une jambe repliée et l'autre tendue, sa blouse blanche trop grande pour lui tombant à moitié de son épaule, emportée par son mouvement. Le vermeil de ses iris est happé par la silhouette de sa patiente ; il la regarde du coin de l'oeil, lui apporte un soutien muet dissimulé sous la facticité de cette couleur rouge.

Allons, souffle-t-il d'une voix douce, Il y a bien des questions qui demeureront éternellement sans réponses. Vos interrogations sont légitimées par un vécu difficile mais, pourquoi vous accabler davantage ? Vous épaississez votre fardeau avec des introspections qui nous dépassent tous.

Et il penche la tête sur le côté, comme pour soupeser ses arguments.
Lui ne s'est jamais attardé sur le pourquoi de son bonheur fugace, aussi intangible que lui ne l'est. Il n'a jamais blâmé la joie d'autrui pour son enfance ardue. Il s'est contenté de relever la tête, de retrousser ses manches et de ramer de toutes ses forces, taisant les pensées inutiles ou les écumes de ses regrets passés.

Vous parlez de solitude partagée lorsqu'il s'agit de vous, mais vous enviez les liens que tissent les autres.

Il ne juge pas, il constate et tente de comprendre une partie de son raisonnement.
Et puis le clinicien poursuit finalement, le regard dans le vague :

Vous avez le droit d'en vouloir au monde entier, tout comme vous avez le droit de souffrir. C'est une réaction normale ; se sentir désœuvré face à la vie. Mais il ne sert à rien de culpabiliser. Rien ne "cloche" chez vous. Il faut apprendre à vous décharger de tout ça, afin de mieux passer outre... et avancer.

La tête haute, et les dunes de tes joues dénuées de ces vagues salées.




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