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J'voulais juste une crêpe (Ft. Haruka)
Amai Gakuen  ::  :: RPs 2017
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Jeu 23 Mar 2017 - 1:38
Why does it always have to happen to me ?


Il faisait beau aujourd’hui. Pour un milieu de Mars et un tout début de printemps, il faisait même vraiment très beau. Tellement beau qu’Eddy s’était motivé pour sortir de sa chambre et de ses bouquins en balade loin des trois rues de prédilections à deux pas d’Amai qu’il ne quittait jamais. Aujourd’hui, il voulait manger des crêpes, des glaces, voire de jolis paysages, respirer l’odeur du port, il avait envie de se remplir l’esprit de nouvelles images qu’il ne voyait que trop peu. Cet exploit avait été assez difficile à accomplir par contre, voir même carrément surhumain. Parce qu’une fois la troisième rue la plus éloigné du lycée derrière lui, il avait commencé à se sentir très mal alaise. Il n’était pas dans son élément, il perdait chacun de ses repères si difficilement construit en trois ans de fréquentation constante, et il haïssait ne pas voir les visages des riverains et des commerçant qu’il avec lesquels il était familier. Soudainement, le pull aux épaules dénudé qu’il avait enfilé le faisait se sentir complètement nu, comme son pantalon taille haute et légèrement moulant dans lequel il avait l’impression de ne plus pouvoir marcher au fil des secondes tant il y était étriqué. Il sentait des regards aussi, pleins de regards, beaucoup trop de regards. Est-ce que ses cheveux étaient encore mal coiffé ? Ils l’étaient toujours. Est-ce qu’il faisait aussi tâche dans le paysage des touristes et des japonais ? Pourtant il était brun, petit, et discret. Est-ce qu’il était trop provocant avec son fessier d’aussi bien moulé ? Ou bien est-ce qu’il avait l’air d’une prostituée avec ses épaules et son cou aussi à l’air ? Il n’aurait pas dû être aussi idiot et partir si loin de sa zone de confort. Il devait avoir l’air encore plus remarquable tant sa démarche et son humeur pourtant si déterminé se décomposait en une pathétique boule d’angoisse plus que vulnérable.

Son état n’avait fait qu’empirer quand il dû se résoudre à prendre le bus. Parce que le port, bah mine de rien c’était pas à dix minutes de marche d’Amai. Sans compter que même s’il avait voulu y aller à pince, il refusait de passer par les districts mal famés. Déjà que d’habitude il évitait les petites ruelles par peur de se faire alpaguer même s’il n’y avait jamais de risques bien grands dans son quartier de riche tranquille… et bien pour Edgar en fait, si, il y avait toujours une possibilité que quelque chose tourne mal. Ce quelque chose qui d’habitude savait se tenir plus ou moins tranquille au fond de son esprit lui hurlait de faire demi-tour. Mais non. Il voulait ses maudites crêpes, il avait déjà fait bien trop de chemin pour rebrousser chemin maintenant, et une fois assis derrière la place du chauffeur, Edgar serrant son petit sac à dos tout contre son torse réussi à plus ou moins calmer son esprit en observant le paysage défilé par la fenêtre.

D’ailleurs personne ne l’avait embêté pendant tout le trajet, il avait même l’impression que plus personne ne le regardait. Il était sorti du bus dans le calme, le soleil brillait encore plus que depuis son départ, le port était plein de vie et les stands étaient déjà ouvert. Edgar de plus en plus détendu se mis à faire tout de suite la queue, pour acheter cette maudite crêpe à laquelle il pensait depuis sa sortie de la chambre, au chocolat la banane et deux boules de glace à la vanille. Après l’avoir payé, fait quelques mètres et évité au maximum les gros amas de foule pour ne pas déjà faire de crise de panique cinq minutes à peine après son arrivé, il s’autorisa même à regarder autour de lui, et lever les yeux du sol. Les gens avaient tous l’air détendu, heureux, les terrasses étaient pleines, en fait il avait peut-être eu raison de se pousser autant au cul. Avant qu’on l’interpelle. Très grossièrement. En l’appelant mademoiselle, bien sûr, sinon ça ne serait pas drôle.

« Mademoiselle, z’êtes toute seule ? On peut peut-être vous tenir compagnie ? Nous aussi on est seul !»

« N-Non… J-j-je ne préfère p-p-as s’s’il vous- »

« Pardon ? J’ai pas bien entendu ? Vous voulez qu’on se balade ensemble dans un endroit plus calme c’est bien ça ? »

« N-N-N-N-Non… »

« Bon bah dans ce cas on va vous escorter toute la journée mademoiselle!»

Et voilà qu’il se faisait entouré par trois hommes, bien sûr plus grand que lui de dix centimètres, et refusant d’écouter ses plaintes. Il avait tenté de fuir, à défaut de se faire entendre, mais il n’était pas assez rapide, la glace coulait le long de ses doigts, et il commençait à paniquer de plus en plus, et d’avoir les larmes aux yeux, parce que personne ne semblait vouloir remarquer qu’on l’embêtait et qu’il avait besoin d’aide.

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Ven 24 Mar 2017 - 17:37

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J'voulais juste une crêpe




Haruka avait toujours préféré le printemps aux autres saisons. Si l’automne ne la dérangeait pas spécialement, c’était autre chose concernant l’hiver et l’été. Elle ne supportait tout simplement pas la froideur ténébreuse de l’hiver et la chaleur réconfortante de l’été. Le printemps représentait l’équilibre parfait. Ni trop chaud, ni trop froid, il était bien plus agréable que les autres cycles. Le temps pouvait être frais de temps à autre, mais fort heureusement, cela n’avait rien de dérangeant. Le mois de mars touchait presque à sa fin, et Avril toquera bientôt à la porte. La jeune fille avait décidé de profiter un maximum de ces derniers mois avant que l’été ne surgisse. Sa camarade de chambre avait apparemment eu la même résolution qu’elle, puisqu’elle avait déjà quitté la  pièce depuis environ une heure. Haru voulait plutôt prendre son temps et partir aux alentours de 12h30, c’était donc pour cela qu’elle s’était réveillée un peu plus tard qu’à l’accoutumée.

Après avoir réfléchi un long moment, l’adolescente opta pour des bottines à talons(du 4 cm, ce serait l’horreur de se balader avec des plus grands), un petit veston noir, une chemise blanche à manches courtes et un short bordeaux taille haute, accompagné de collants noirs pour dissimuler ses jambes pâles. Elle passa ensuite au maquillage, choisissant de rester toujours aussi sobre en ne maquillant que ses yeux de mascara et sa bouche d’un léger gloss rosé. Fin prête, elle saisit son sac à la volée et se dirigea hors de l’établissement. Un immense sentiment de soulagement et de liberté s’empara alors d’elle. Ce que ça faisait du bien de sortir prendre l’air et d’enfin décompresser un peu. La période avait été particulièrement ardue, et même si Haruka avait toujours été du genre bonne élève, travailler sans relâcher commençait à lui peser peu à peu sur la conscience.

Alors aujourd’hui, elle avait décidé de se faire plaisir. Sa mère lui avait envoyé de l’argent sur son compte bancaire, et bien qu’elle ait toujours détesté utiliser l’argent de ses parents, elle sentait bien qu’aujourd’hui c’était le moyen. Elle avait prévu de faire un grand tour de la ville et de s’arrêter dans quelques librairies afin de dénicher quelques petites perles qui n’auraient pas encore croisé son chemin. Enfin arrivée en ville, elle sentit tout d’abord son pauvre petit estomac lui crier famine. Pas loin d’elle se trouvait une crêperie. Bon, on avait parlé de se faire plaisir, alors qu’elle y aille.

Toujours aussi modeste, Haruka avait préféré prendre une simple crêpe au chocolat et décorée de fraises qui avaient l’air vachement appétissantes. Ça faisait un bon bout de temps qu’elle ne s’était pas permis de goûter à nouveau à ces petites merveilles. Elle commença alors à entamer sa crêpe, s’étonnant de la douceur de la pâte. C’était vraiment bon.


« Mademoiselle, z’êtes toute seule ? On peut peut-être vous tenir compagnie ? Nous aussi on est seul !»


« N-Non… J-j-je ne préfère p-p-as s’s’il vous- »

« Pardon ? J’ai pas bien entendu ? Vous voulez qu’on se balade ensemble dans un endroit plus calme c’est bien ça ? »

« N-N-N-N-Non… »

« Bon bah dans ce cas on va vous escorter toute la journée mademoiselle!»

L’adolescente tourna alors la tête. Elle reconnut immédiatement Edgar, qui était un de ses camarades de classe. Décidément, vu la situation dans laquelle le pauvre garçon était, elle ne pouvait rester  à les contempler les bras croisés.

D’un pas confiant, elle s’approcha des perturbateurs, arrachant son camarade de classe de leur entreprise en l’attrapant par la main. La position était plutôt gênante mais elle n’avait pas le choix.

« Est-ce que je peux savoir ce que vous voulez à ma petite-amie ? Vous ne voyez pas que vous la gênez, là ? »

Le ton était cassant. Bien que les « perturbateurs » en question faisaient au moins 2 têtes de plus qu’elle, ce n’était pas une raison pour se sentir inférieure. Mais ce qui était encore plus gênant dans tout ça, c’était ce qu’elle venait de débiter à la seconde...C’était horriblement gênant, mais encore une fois, c’était le seul moyen pour les faire dégager. Sans attendre une seconde de plus, elle serra fortement la main d’Edgar pour l’entraîner loin de ces opportunistes, heureusement pour eux, elle courrait plutôt vite.

Ils s’arrêtèrent finalement à un coin de rue.

« Excuse-moi...Pour ce mensonge plutôt embarrassant, mais je n’avais pas vraiment le choix. »


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Lun 3 Avr 2017 - 21:04
Why does it always have to happen to me ?


Tout c’était passé vite. Très vite. Trop vite. Edgar n’avait rien compris en fait. Pour commencer il était toujours désespérément encadré par ces trois hommes qui ne voulaient ni l’entendre, ni le lâcher, c’était même avec un petit cri que le brun réussi de justesse à éviter une main sur les fesses en accélérant vivement le pas, et en s’heurtant à moitié contre un de ses bourreaux, faisant tomber sa crêpe par la même occasion. Puis après une frayeur pareille, bien sûr, il n’eut pas le temps de dire ouf que tout d’un coup, on l’avait attrapé par la main, ce qui le fit réagir très violemment. Il avait réussi à ne pas crier une seconde fois, pour l’instant, ce qu’il comptait faire très bientôt si les assauts physiques ne se stoppaient pas, tandis que sa main se secouait brusquement et que ses yeux se remplissaient de larmes. Tout ça, c’était avant d’entendre la voix d’une jeune fille. Jeune fille qui, après avoir enfin daigné tourner son visage totalement paniqué s’avérait être la personne le tenant par la main. Ca ne le calma en somme absolument pas des masses, mais s’il devait choisir entre une jeune femme inconnu et trois étrangers agressif, il était ravi d’encore se faire passer pour une demoiselle visiblement en couple et fuir que de rester coincé dans une situation plus que précaire.

Fuite très sportive par ailleurs, Edgar n’avait pas du tout été prêt à courir, encore moins aussi vite que la demoiselle qu’il ne savait toujours pas reconnaître. Enfin, si, elle lui disait quelque chose très vaguement. Peut-être qu’elle était à Amai avec lui… ? Dans sa classe… ? Elle semblait être japonaise, d’après son accent et son allure en tous cas, avec des yeux rouges, choses qui était à la mode vue que la seule personne avec qui il avait réussi à socialiser portait des lentilles plus ou moins similaires.  Peut-être qu’il devrait essayer d’en porter aussi un jour ? Ou des roses, ça pourrait être mignon. Il en avait vu en vente quelque part, avec des petits motifs de cœurs comme pupilles.

Le petit anglais fut néanmoins sorti de ses pensées et de ses futurs achats par la voix de l’inconnue lui adressant cette fois ci directement la parole. Elle lui parlait de façon familière en tout cas. Donc ça voulait dire qu’elle, elle le connaissait… ? Peut-être ? Edgar n’était certainement pas le genre de personne à parler aussi naturellement et sans manières au premier inconnu venue, même après l’avoir sauvé d’un assez gros danger. Donc forcément, c’était logique d’assumer qu’en effet, ils se connaissaient bel et bien. Mais rien ne lui venait. Absolument rien. Il avait beau la regarder pourtant, strictement rien d’elle ne lui disait quoi que ce soit, si ce n’était peut-être l’impression de l’avoir déjà vu. Au lycée ? ou Koyane. Les deux étaient énorme, il y avait définitivement possibilité que ça soit le cas. Mais pourquoi il n’arrivait pas à mettre le doigt sur qui c’était ? Et puis s’il posait la question, ça allait être très gênant. Peut-être qu’il avait eu une crise devant elle ? Et qu’elle l’avait aidé ? De quoi il allait avoir l’air si il montrait clairement qu’il ne la reconnaissait pas du tout ?
Enfin ça devait déjà assez bien se voir sur son visage sans qu’il ait besoin de le dire, avec ses sourcils froncés, son air plus que perplexe et son énorme silence. Silence qu’il ne tenta pas d’abréger non plus parce que maintenant il se creusait encore plus l’esprit à sortir une réponse cohérente et ne laissant pas entendre quoi que ce soit pouvant possiblement vexer son interlocutrice.

« H…Hm… Merci-ci-ci b-b-beaucoup de m’m’m’avoir aidé… C-C-C’était vraiment très gentil de v-v-ta ta part. Et puis il-il-il y a pire. C-C-Ca ne m’a pas gêné, en t-t-t-tout cas. »

Edgar s’arrêta à nouveau. C’était sûr que lui qui était qualifié plus ou moins à juste titre d’originale par quiconque connaissait ses défauts et ses hobby ne pouvait pas vraiment trouver ce qui était gênant dans le fait de clamer pour secourir quelqu’un être gay. Même si il était vrai que dans un pays comme le Japon ça pouvait poser problème. …En fait pas que le japon. Et surtout pour une fille. Si finalement il voyait parfaitement ce qui était gênant dans une pareille démarche.

« En-En-Enfin c’c’c’est fini m-m-maintenant… Mais j-j-j-ai… J’ai perdu ma crêpe… »

Sublime observation qu’il venait enfin de faire. En plus elle lui avait coûté chère bon dieu. Autant monétairement que physiquement et émotionnellement. Tout aussi soudainement lui venait la réalisation qu’il avait failli se faire probablement violé en groupe de manière ignoble dans un coin de rue parce qu’il avait été assez bête pour sortir seul. Et que ses jambes ne le tenant plus le firent tomber à genoux sur le béton. Ce fut avec les yeux pleins de larmes qu’Eddy commença à pleurer, pleurer très fort sous le coup du choque et de la peur s’abattant sur lui. Comme si ce n’était pas assez d’avoir perdu sa crêpe maintenant il fallait qu’il s’humilie comme un gosse de cinq ans devant une fille qu’il ne connaissait même pas.

« P-P-P-P-P-P-Pard-d-d-don… »


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Mer 5 Avr 2017 - 23:19

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J'voulais juste une crêpe




Eh bien, on pouvait dire que cette journée avait pris une toute autre tournure. Dans un sens, ce n’était pas si décevant que ça. Les journées d’Haruka se ressemblaient toutes et il lui fallait bien une petite dose d’adrénaline de temps en temps pour tenir le coup. Ce qui était sûr, c’est qu’elle ne s’imaginait pas faire plus ample connaissance avec Edgar dans la situation dont elle l’avait si généreusement sorti. Quelle ironie, ils ne s’étaient jamais adressé le moindre mot depuis le début de leur scolarité, alors qu’ils avaient sûrement eu des centaines d’occasion de le faire. Peut-être était-ce sans doute dû au fait qu’Haru était particulièrement distante avec les autres et qu’Edgar était du genre timide ? Timide maladif plutôt. Mais on ne pouvait pas lui en vouloir sur ce point, une grande partie des étudiants d’Amai était détestable.


« H…Hm… Merci-ci-ci b-b-beaucoup de m’m’m’avoir aidé… C-C-C’était vraiment très gentil de v-v-ta ta part. Et puis il-il-il y a pire. C-C-Ca ne m’a pas gêné, en t-t-t-tout cas. »

C’était bel et bien ce qu’elle se disait. Il était vraiment timide. En l’entendant bégayer ainsi et hésiter plusieurs fois à terminer ses phrases, elle ne put s’empêcher de sourire légèrement. Il respirait l’innocence et la douceur et voir des types aussi barrés que ceux auxquels elle avait eu affaire en était presque regrettable. Pauvre petite chose, il fallait vraiment qu’il se prenne en main s’il ne voulait pas se faire bouffer tout cru à chaque sortie en ville. Comme par automatisme, la brune lui répondit par « De rien. » qui était plus neutre qu’amical et rassurant. Mais elle fut d’autant plus surprise lorsqu’elle vit son camarade de classe s’effondrer littéralement au sol. Elle retint un soupir excédé. Elle n’avait spécialement rien contre Edgar...Mais...Elle ne savait jamais comment réagir quand elle se retrouvait face à quelqu’un en pleine crise émotionnelle.

En même temps, quand on était aussi sèche et renfermée qu’elle, c’était un peu normal d’être souvent étonné des réactions des autres. Non seulement, il s’était effondré mais en plus de ça, il s’était également mis à pleurer. Haruka ne savait plus où se mettre. Il était prévu qu’elle aille simplement faire le tour de la ville...Et ça...Bah c’était pas au programme en fait.

Edgar pleurait tellement fort qu’Haru craignait sincèrement que toute l’attention ne soit redirigée vers eux.

« ...Bon sang...Pas la peine de pleurer comme ça, tu sais ! »

Lui dit-elle alors d’un ton qui se voulait être autoritaire, mais inquiet à la fois. Elle l’aida alors à se relever. Elle ne supportait pas non plus voir les autres se salir. Ça la titillait en quelque sorte.

«C’est à cause de ces idiots que tu as perdu ta crêpe. Viens, je vais t’en racheter une. »

Elle lui prit à nouveau la main, afin de se diriger tous les deux vers le crêpier en question. Haruka pouvait sentir la main d’Edgar trembler dans la sienne, et un certain sentiment de compassion semblait s’être emparée d’elle pendant un petit moment.

« Écoute...Tu as eu vraiment de la chance que je sois passée dans le coin, tu imagines ce qu’il te serait arrivé si tu étais seul ? Reprends-toi, mon grand ! Si tu te laisses aller ainsi, tout le monde entier va te retomber dessus. »

Elle ressemblait vraiment à une grande sœur indignée faisant la leçon à son petit-frère.

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