al rozana. - Byska Kraïev ♥

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Sam 25 Mar 2017 - 14:42
al rozana
ft. Byska Kraïev

Nawel venait de finir sa journée de cours, il était environ 17 heures. Le soleil était en train de se coucher et répandait des tonalités orangés et roses sur l'ensemble du ciel, dont même les nuances bénéficiait de cette teinture. Nawel marchait dans le district Fujin tout en regardant ce ciel. Il n'avait rien d'exceptionnel, peut-être était-il plus prononcé que ceux qu'elle avait l'habitude de voir en France, mais excepté ca, aucunes pensées intéressantes ne traversait son esprit. Sauf peut-être une. Le ciel lui évoquait la nourriture, éveillant ainsi son appétit de monstre. C’est vrai, les nuages rosés ressemblaient terriblement a de la barbe à papa et le ciel en lui-même à un jus d'orange fraîchement pressée, que du sucre quoi. Nawel était précautionneuse quand il s'agissait de manger, elle avait glissé ce matin dans son sac trois petits paquets de gâteaux au chocolat, des sablés recouvert d'une couche de chocolat au lait pour plus de précisions. Toujours en marchant, elle en sortait un puis le mangeait. Un petit jus d'orange pour accompagner serait juste parfait, mais elle était assez loin de l'emplacement ou se trouvait la machine à boisson, elle n'avait vraiment aucune envie de refaire tout le chemin pour quelque chose dont elle pouvait se passer. En fait elle était vraiment dégoutée mais quel genre d’être faible serait-elle si elle n’était pas capable d'oublier une pauvre briquette de jus ? Bon, d’accord, c'est dur, surtout ce goût acidulé qui vient emporter tout l'arôme du chocolat en bouche et … on s'égare la non ?
Pour en revenir à Nawel, elle n'avait pas tellement envie de réviser maintenant elle pensait qu'elle méritait bien une petite (grande) pause. Elle cherchait donc un endroit pour lire ou dormir, de toute façon ça reviendrait au même puisque les deux lui procurent de la satisfaction. La tunisienne pensait au jardin botanique, un endroit qui avait éveillé sa curiosité auparavant. Ce serait l’occasion parfaite pour s’y rendre maintenant. Elle partait donc en direction du jardin et dès qu’elle y était, partait en quête d’un endroit tranquille dans lequel personne ne la dérangerait.

Elle trouvait enfin l'endroit parfait. Une petit coin vert et fleuris qui lui aussi n’était pas épargné des rayons du soleil, cela rendait l'endroit plutôt charmant et une douce chaleur s'en dégageait, c'était l'endroit parfait pour la jeune tunisienne. Elle s'asseyait puis décidait qu'au lieu de lire, elle allait rêvasser en écoutant de la musique, peut-être un morceau de jazz ou de musique andalousienne. De toute manière elle a du temps devant elle et disposait d’une playlist spécialement conçue pour les occasions de ce genre.

Le soleil, quand à lui, éclairait ses yeux, leurs donnant une lueur marron éclatante, ses cheveux étaient également teinté de reflets orangés. Elle mettait sa musique en marche et plongeait son regard dans le vide.
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Sam 25 Mar 2017 - 16:20



Al Rozana

 Ft. FENIRA Nawel



- Allongée sur son lit, regardant longuement le plafond, pensant dans le vide. Depuis quelques jours maintenant Byska était arrivée à Amai. Elle ne s'était pas encore totalement accommodée à cette nouvelle communauté. Aussi, le décalage horaire entre son pays d'origine et Kobe jouait beaucoup sur l'humeur de la jeune russe. Elle était enveloppée dans un cercle vicieux, la faisant s'endormir tôt et se réveiller en plein milieu de la nuit. Et pourtant, il fallait qu'elle retrouve un mode de vie sain, afin de me pas trop en baver après.
Elle écoutait le mécanisme de sa montre, ce tic-tac insupportable lui faisant prendre conscience que les heures sont si longues, les minutes trop lentes et les secondes trop bruyantes.

Il était seize heures et généralement Byska s'endormait dans ces environs. Mais ce n'était pas en restant là à se laisser bercer par le doux Morphée qu'elle se sortira de cette effroyable situation.
Alors, prise par un élan de motivation soudainement apparu, elle se leva de son lit. La russe se regarda un instant dans le miroir, soupirant de voir ses yeux cernés ressortirent dû à sa peau pâle.
Byska passa un linge humide sur son visage, essayant de se donner un peu plus bonne mine. Puis elle enfila rapidement une chemise et un jean, puis partit avec son appareil photo, évidemment.

Byska marchait maintenant en dehors d'Amai, ignorant la direction qu'elle avait prit. Réussirait-elle au moins à retrouver son chemin une fois sa balade terminée ? Probablement que non, mais maintenant c'était trop tard pour faire demi-tour.
Elle en profitait pour admirer les bâtisses de la ville. Si elle ne se trompait pas, elle était actuellement dans le district Fujin. Elle le reconnaissait grâce aux différents styles d'architectures.

La petite russe appréciait grandement l'air printanier du Japon. Il faut dire qu'actuellement en Russie, il ne faisait sûrement pas aussi chaud à cette période de l'année.
Ce que Byska adorait ici, c'était les cerisiers en fleur. En un léger coup de vents, quelques pétales se détachaient de leurs branches et se laissaient emmener par la brise, laissant derrière elles leur doux parfum sucré.

Une petite trentaines de minutes s'étaient écoulées à présent, et Byska se retrouvait devant un immense jardin botanique. Elle se rendit à l'intérieur en se disant qu'elle y trouvera sûrement de belles choses à photographier.
En effet, à peine quelques secondes après avoir mit les pieds dans le jardin, Byska ne put s'empêcher de commencer à capturer la jolie structure de celui-ci mais aussi beaucoup de ces fleurs enivrantes.

Le couché du soleil venait donner une allure encore plus chaleureuse au lieu, s'emparant du jardin pour l'éclairer de ses rayons oranges et roses. C'était vraiment magnifique, et pour une fois Byska ne regrettait pas d'être sortie.
De plus, son attention fut attirée par une tout autre chose. Une jeune demoiselle était assise sur l'herbe et semblait écouter de la musique. Les rayons ne l'épargnait pas non plus, et trouvant le cadre vraiment superbe, Byska se plaça derrière elle, pas trop près non plus et s’accroupit afin de prendre une photo où l'on voit la jeune fille et le ciel en même temps. Elle se redressa et admira fièrement ce qu'elle venait de prendre.




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Sam 25 Mar 2017 - 19:32
al rozana
ft. Byska Kraïev
Nawel sentait une présence, pas étonnant puisqu'elle se trouvait dans un endroit public. Elle décidait de n’y prêter aucune attention et de continuer ses rêveries. Le fait était que cette présence persistait, elle avait l’impression que cette personne la fixait et cela devenait vraiment gênant et déstabilisant pour la tunisienne. Certes, il est vrai qu'elle aimait bien quand l'attention était centrée sur elle, mais seulement quand elle le voulait, pas quand on pouvait clairement voir qu'elle s'était volontairement isolée.

Elle entendait soudainement un bruit qui attirait son attention, tournait alors nonchalamment sa tête en direction de la source de son trouble et mettait sa main au dessus de ses yeux pour se protéger de la lumière agressive du soleil. Ce qu'elle vit la ramena vite à la réalité. Une jeune fille se trouvait à quelques mètres d'elle, regardant fièrement son appareil photo, ses courts cheveux noirs tombaient sur son visage mais ne cachaient pas pour autant sa mine satisfaite. Elle avait une apparence européenne, une taille presque similaire à la sienne. Nawel voyait devant elle une maigreur et une pâleur inquiétante. Mais surtout une fille de petite vertu qui s'était permise de la prendre en photo sans son autorisation.

À ce moment là, Nawel n'avait qu'une envie, s’emparer de l’appareil photo et l'écraser sous les yeux de l'européenne, l’aggriper par les cheveux puis enfin lui parler, histoire de lui apprendre un peu de respect. Même si elle savait que cela ne lui provoquerait que des ennuis​, elle n'arrivait pas à chasser ces pensées hostiles. Plusieurs questions lui traversait l'esprit. Qu'est-ce qu'elle comptait faire ces photos ? Pourquoi elle ? Ne ressentait-elle aucune gêne ? Elle bouillonnait, son instant de tranquillité venait juste d’être interrompu par une fille qui paradoxalement dégageait une aura calme.

La maghrébine contrariée s’était levée furtivement et s'approchait de la pseudo photographe. L’espace qui les séparait s'était réduit en un rien de temps, Nawel se tenait à présent devant la fille à l'allure de fantôme.  Le vide du regard de Nawel s'était vite transformé en colère apparente. Elle fixait sa future victime et lui lâchait sèchement et rapidement :

"- euhhhhh cousine je peux savoir qu'est-ce que tu comptes faire avec ça ? “ disait-elle en désignant du menton l'arme du crime frénétiquement. Nawel soupirait, toujours contrariée, elle avait vraiment envie de lui, selon elle, “insulter ses morts” mais elle était tellement exaspérée et ne voulait pas se forger une réputation de fille vulgaire si rapidement. Elle intensifiait son regard et ne cachait pas ses intentions de casser son appareil photo et peut-être ses os par la suite ? Non, pas à ce point, mais elle avait vraiment besoin de manger pour se calmer, un bon petit casse-croûte thon-harissa avec du pepsi frais. En plus, elle trouvait ça marrant de faire mettre des coups de pressions ... à chacun sa manière de rire, non ?
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Dim 26 Mar 2017 - 22:49



Al Rozana

 Ft. FENIRA Nawel



- Byska admirait son beau travail, trouvant le contraste entre le ciel et la jeune fille vraiment intéressant. Elle fit aussi le tour de ses photos précédentes, supprimant les moins réussites, observant chaque détails, ne gardant que les plus artistiques. Que comptait-elle faire de toutes ces photos ? Un book, évidemment. Selon Byska, plus elle s'y prendrait tôt et plus elle chercherait à faire des photos de plus en plus belles, plus elle aurait de chances de trouver peut-être, après ses études, un emploi passionnant. Et au moins, elle prouverait qu'elle a une expérience dans le domaine de la photographie.
Soudain, elle se fit sortir de ses pensées par une voix ayant l'air énervée.

« - euhhhhh cousine je peux savoir qu'est-ce que tu comptes faire avec ça ?' »

Byska fixait la demoiselle avec son air neutre toujours bien accroché à son visage. Qui avait-il à ça ? Beaucoup de photographes prennent des clichés de ce genre. En quoi cela dérangeait ? Et surtout, pourquoi fallait-il que cette situation tombe sur Byska. De plus ce n'était pas comme si elle était ce genre de personnes perverses et excentriques, qu'elle s'était retrouvée à fantasmer sur cette personne et décida de la prendre en photo afin de l'afficher en grand dans sa chambre. Non, loin de là. Et à moins que cette nana ne soit une personne connue, Byska n'était pas une paparazzi non plus.

« Je trouvais le cadre sympa. » répondait-elle avec un léger haussement de sourcil et sans éprouver une quelconque arrogance dans son timbre. Elle montrait en retournant son appareil photo sa petite fierté, toujours en la fixant comme l'air de dire « Me fait pas chier, si t'es pas contente dégage ».
Puis elle ajouta à cela : « Tu étais plutôt jolie. »
C'était un peu exagéré d'autant qu'on ne voit la jeune dame de dos. Mais il fallait bien qu'elle invente quelques stratégies qui elle espérait, marcheraient afin de conserver cette photographie.
Elle se disait aussi que par politesse, elle devrait peut-être lui proposer de l'effacer, mais priait pour que la réponse soit négative.

« Je dois la supprimer ? »





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Lun 27 Mar 2017 - 8:51
al rozana
ft. Byska Kraïev

La jeune photographe fixait Nawel d’une manière si stoïque qu'on aurait pu la confondre avec une statue vivante.

« Je trouvais le cadre sympa. » répondait-elle en haussant légèrement les sourcils, ce qui n’avait pas vraiment plu à Nawel, elle avait totalement l’air indifférente face à son agacement. L'européenne montrait alors juste après la photo qui avait suscité la colère de Nawel, on la voyait de dos, son visage n'était pas visible et c’était déjà un élément qui apaisa légèrement l'impulsive tunisienne. La photo était en fait magnifique, en effet, le cadre était, comme affirmée par la photographe “sympa”, voire parfait pour Nawel. Peut-être était-ce un coup de chance ? Qui sait. Elle ne s'y connaissait pas beaucoup en photographie mais elle disposait d’un esprit critique et finalement, elle aimait beaucoup cette photo, par contre elle n'aimait pas l'attitude de la jeune fille. Si elle n'était plus contrariée pour avoir été prise photo, elle l'était à nouveau à cause de son comportement indifférent. D'autant plus que si elle avait été bien éduquée, elle aurait demandé la permission. On dit souvent que les meilleurs clichés sont prit sur le vif, comme ça, ce qui pourrait expliquer le comportement de la jeune blanche, mais ça, elle s’en foutait, elle n’était pas photographe.

« Tu étais plutôt jolie. »

Cette phrase avait provoqué un rire interne chez Nawel, elle savait qu'elle était “jolie” pour reprendre les mots de la photographe et puis quel intérêt ? Tout le monde est potable de dos, mais il fallait avouer que sa chevelure était éclatante sur le cliché, alors oui, elle était jolie. Nawel voyait bien que la jeune fille tenait à cette photo en voyant derrière son air indifférent une once de fierté.

« Je dois la supprimer ? »

« Non »  elle soupirait. « vas-y, garde la.  »

Nawel tentait de comprendre, la jeune fille pourrait supprimer la photo et partir en faire d’autre encore meilleurs que celle là, mais à sa place, Nawel serait vachement dégoûtée d'avoir été contrainte à ce genre de situation, elle aurait même pu songer à en garder une copie. La tunisienne fixait une dernière fois la photo puis s'éloignait légèrement de la jeune européenne, elle était trop proche pour rien.

Nawel se rasseyait par terre en grognant légèrement. Très féminin, en effet. Elle soupirait pour la énième fois, mais cette fois ci ce n’était pas pour exprimer une quelque exaspération mais plutôt pour exprimer le fait qu'elle est confortablement installée. La tension s'était considérablement diminuée. Elle fixait le ciel toujours en transition colorée et chaleureuse entre le jour et la nuit. Elle portait enfin son regard sur la jeune photographe et l’analysait maintenant calmement. Elle était vraiment pâle et contrastait vraiment avec son teint qui lui était tipé. Elle voulait savoir qui elle était, d'où elle venait et si elle faisait ça souvent mais de contentait juste de ne lui poser qu'une question, elle saurait sûrement le reste plus tard.

« - D’où tu viens ? »

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Mer 29 Mar 2017 - 15:44



Al Rozana

 Ft. FENIRA Nawel



- « Non. Vas'y garde la » répondait la jeune fille dans un soupir.

Byska souriait discrètement. Elle était encore plus satisfaite mais elle le montrait peu, comme toutes ses émotions. Byska ne se ventait que dans l'ironie.
Byska observait la demoiselle. Elle remarquait que son teint était d'ailleurs plutôt mâte. Elle comparait sa peau avec la sienne, bien que cela était totalement inutile étant donné que Byska se savait pâle. Il n'était donc pas difficile de paraître beaucoup plus bronzé qu'elle.

Elle se doutait que comme elle, son « modèle photo » était étrangère car elle n'avait aucuns traits asiatiques.
Elle s'interrogea quelques secondes sur ce que pourrait être la jeune femme. Mais il y avait tellement de possibilités, et c'est dans ces moments là qu'on se rend compte de l'immensité du monde et des nombreuses populations y vivant.
D'ailleurs, alors même que Byska se posait la question, elle se fit interrompre encore une fois par encore et toujours la jeune étrangère.

« - D’où tu viens ? »

Byska n'avait pas vraiment l'habitude de parler d'elle. Elle n'aimait pas ça. Son côté mystérieux, elle le gardait bien pour elle. Peut-être était-ce de la prétention, où bien même un fantasme de ce savoir intrigante aux yeux des autres. Du moins, ce n'était pas de là que venait son calme et sa manie de ne parler que très peu. C'était tout simplement ce qu'elle était depuis toute petite.

« Loin. Et toi ? »

Byska sentait bien qu'elle en aurait pour un petit moment, et que malgré elle, elle était engagée dans une conversation. Ça ne s'arrêtera pas à ça. Alors tant pis. Il aurait fallut réfléchir plus tôt à cette éventuelle situation.
L'avantage à tout ça c'est qu'elle pouvait au moins admirer le couché du soleil. Alors la jeune russe s'installa près de son interlocutrice. Elle fixait l'étendue de l'horizon, un peu rêveuse.





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Ven 31 Mar 2017 - 14:23
al rozana
ft. Byska Kraïev

« Loin. Et toi ? » Rétorquait la fille qui s'installait aussitôt à côté de Nawel. Plutôt ironique puisqu’elle comptait justement l'inviter à s'asseoir auprès d'elle. Voir quelqu'un debout alors qu'elle même est posée par terre l'épuise sur tous les plans

Dès lors que la jeune fille prononçait ces mots et s'asseyait par terre, un court silence s'était installé mais était aussitôt remplacé par un rire franc. Nawel riait, sa bouche grande ouverte, montrant toute ses  dents ainsi que sa tête légèrement​ basculée vers l'arrière. Elle riait pendant un petit moment puis se calmait tout en gardant un petit sourire en coin. La réponse de l’européenne n'avait quasiment rien de drôle mais la manière dont elle avait été dite en ajoutant son audace amusait Nawel. Cette fille était évasive et il était certain pour la tunisienne que cette dernière comptait rester vague, et cela pour un bon moment. Peut-être pour un bon moment mais plus pour très longtemps selon Nawel, cette fille l'intriguait de plus en plus et chaque mot prononcé, chaque action faite ne faisait qu’intensifier son ressenti. L’européenne n'avait vraiment pas l’air bavarde, ce n’était pas grave, Nawel était déterminée à lui faire lâcher quelques phrases.

L'atmosphère devenait totalement calme, la chaleur du soleil toujours présente accentuait ce phénomène avec sa douceur positive. Toujours aussi amusée, Nawel lui répondait tranquillement :

« Je viens tout droit de France, enfin … là où j'habitais était carrément une autre dimension. »

Elle soufflait du nez puis prenait une petite pause. Quand on demandait à Nawel d'où elle venait et qu'elle répondait qu'elle venait de France, ses interlocuteurs s'imaginaient directement qu'elle était​ quelqu'un de la haute société alors qu’on sait que c'était totalement le contraire. Quand elle leur expliquait sa véritable situation et sa provenance, certains ne la croyait pas  et insistaient, elle n'avait pas eu d'autres choix que de leur répondre agressivement en français avec un accent des quartiers prononcé, légèrement exagéré mais c'était nécessaire pour leur​ faire comprendre. Et puis, c’était plutôt comique, surtout lorsque leur visage se décomposait lentement, dégoût, de choc ou de surprise, peu importe.

Elle reprenait donc sa petite tirade :« Je suis d'origine tunisienne mais ce n’est pas drôle s'il n’y a que​ moi que se dévoile, tu ne trouves pas ? ». Elle voulait plonger son regard dans les yeux de la fille afin d'amplifier la portée ses mots mais celle-ci regardait l'horizon. Pas grave, Nawel la regardait fixement, elle attendrait jusqu'au moment où sa partenaire daignerait se retourner. Après ce que Nawel venait de dire, on pourrait presque croire qu'elle s'ouvre facilement​, ce qui n'était pas totalement faux. En fait, elle est juste sociable et aime beaucoup “ taper la discut’ “ comme elle le dit si bien. Et puis, elle voulait faire parler sa photographe, sachant très bien que la tâche n'allait pas être facile mais justement elle aimait bien la difficulté, les défis … c'était un peu l'essence de Nawel et surtout ce qui l'avait amené ici, au Japon.

En fin de compte, l’impulsive maghrébine était plutôt satisfaite de la tournure des éléments.



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Mar 4 Avr 2017 - 22:14



Al Rozana

 Ft. FENIRA Nawel



- Dès lors que Byska répondit à la demoiselle qu'elle venait de loin, elle se mit à avoir un fou rire  qui dura quelques minutes. Byska était assez gênée. Pourquoi riait-elle ? Elle n'avait rien dit de particulier et pourtant l'étrangère semblait amusée. Bizarrement le rire de celle-ci était contagieux et donnait à Byska l'envie de s'esclaffer. Elle se cachait alors quelque peu en se tournant simplement sur le côté, en essayant de penser à autre chose, bien que cela soit inutile car la jeune fille devait sûrement remarquer que Byska se retenait.
Puis enfin elle reprit ses esprits en prenant une grande et légère inspiration, avant de la relâcher lentement et en souriant.

« Je viens tout droit de France, enfin … là où j'habitais était carrément une autre dimension. »

La France. Byska en avait vaguement entendu parler. Elle connaissait, comme la plupart du monde et la première raison pour laquelle tant de touristes s'y rendent, cette fameuse Tour Eiffel. Tout le monde s'extasiait devant celle-ci, tout le monde aimait s'y rendre. Mais Byska ne trouvait pas vraiment ce monument exceptionnel. Enfin, il y avait un côté positif quand même, la vue du haut de cette tour devait être magnifique. Byska préférait quand même photographier ce qui sort un peu de l'ordinaire, se démarquer. Alors les quartiers délabrés, tagués, les vieilles rues ou bien même prendre une photo sur l'instant comme elle l'avait fait quelques minutes avant, c'est ce qu'elle aimait.

Trop souvent aussi, lorsqu'on évoque la France, on pense directement à Paris. C'est une ville imposante certes mais d'après la petite russe, la capitale avait la grosse tête, elle la qualifiait de narcissique. La France regorgeait sûrement de beaucoup d'autres villes, simples mais jolies.

« Je suis d'origine tunisienne mais ce n’est pas drôle s'il n’y a que​ moi que se dévoile, tu ne trouves pas ? »

Byska s'allongeait dans l'herbe en soupirant, fixant le ciel un petit moment. Puis son regard se tourna vers son interlocutrice, un petit sourire nostalgique au coin des lèvres.

« Je suis russe. Je viens de Moscou. »

Pourquoi cette nostalgie si soudaine, ce manque constant ? Pourquoi repensait-elle à son ancienne vie, à sa famille, encore soudée ? Puis sa famille détruite. Puis sa mère. Puis sa ménagère adorée.
Byska fixait à présent le ciel, ses nuages et ses lueurs. Son sourire s'était effacé. Elle n'avait pas appelé une seule fois les deux premières femmes de sa vie depuis qu'elle était arrivée au Japon. Elle y songerait sûrement après. Mais avec le décalage horaire ce n'était pas vraiment simple de communiquer vers Moscou.

Byska espérait du plus profond de son cœur qu'elles allaient bien, et que son père ne s'était pas disputé avec sa mère à propos d'elle. Elle espérait qu'elles ne lui en voudraient pas trop de ne pas avoir encore donné de nouvelles.

Byska inspirait profondément et elle remuait légèrement la tête pour sortir de ces négativités. Pour éviter un quelconque malaise mais aussi par curiosité, Byska tourna à nouveau la tête vers la tunisienne.

« Tu étudies où ? »





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Lun 10 Avr 2017 - 18:36
al rozana
ft. Byska Kraïev

Son interlocutrice s’allongeait, elle soupirait et fixait le ciel avant d’enfin répondre, munie d’un petit sourire doux :  « Je suis russe. Je viens de Moscou. »Yeesss pensait Nawel. Elle avait presque juste, elle venait de l’un de ces pays du nord, vu son teint, le contraire aurait été étonnant. Un petit silence s’installait puis fut enfin comblé par la russe qui s'adressait à Nawel.

« Tu étudies où ? »

Oops, c’était quoi le nom déjà ? Nawel savait qu’elle étudiait au lycée Amai mais elle ne se rappelait plus de la suite du nom. Bon, pas grave, elle s’en souviendrait plus tard, et peut-être que la petite ruskov connait ? Qui sait.

« Amai Gakene ou je sais plus … Amai quelque chose, en troisième année. »

C’est un peu honteux de ne pas se souvenir du nom d’un établissement extrêmement réputé, il serait plus judicieux de mettre cette impardonnable erreur sur le compte de la fatigue.Elle continuait de réfléchir au nom mais renonçait aussitôt, Nawel ne s’en rappelait pas et ne voulait pas s’enfoncer.

« Et toi ? » Il fallait bien retourner la question, histoire de ne pas passer pour quelqu’un d’égocentrique, même si ça ne dérangerait pas Nawel d’être qualifiée ainsi.

Elle s’allongeait à son tour en s’appuyant sur ses coudes. Elle avait encore faim et toute cette agitation n’avait fait que renforcer ce ressenti, Elle sortait donc un des paquet de gâteaux qu’elle avait dans son sac puis en mangeait un, aussitôt apparu qu’il disparu aussitôt. Il lui en restait un, elle songeait donc. Allait-elle le manger ou le partager ? Sa petite russe était bien maigre et avait vraiment besoin de manger un peu plus, mais d’un autre côté Nawel avait toujours aussi faim. Tout compte fait, elle l’appréciait, cette russe et elle avait encore une réserve de nourriture dans sa chambre, caché et fermé avec un cadenas.  Elle prenait alors le dernier paquet et le tendait à sa partenaire

« Oh, tu en veux ? » T’as surtout intérêt à dire oui avant que je regrette. La honte si elle refusait ... enfin pas tellement mais Nawel le prendrait comme un manque de respect. Déjà qu’elle a fait l’effort de se détacher de son bien aimé gâteau alors si en plus cette fille a l’audace de refuser, Nawel ferait certainement une syncope sur le champ.



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Mer 26 Avr 2017 - 17:58



Al Rozana

 Ft. FENIRA Nawel



- « Amai Gakene ou je sais plus … Amai quelque chose, en troisième année. »

Alors comme ça, la jeune française étudiait au même endroit que Byska et était plus âgée qu'elle. La russe riait un peu au fait que sa camarade ne se rappelait pas du nom complet de l'établissement. Était-elle nouvelle aussi ?

« Amai Gakuen... Moi aussi. Deuxième Année. »

Byska l'observait. Celle-ci s'allongeait et commençait à grignoter un paquet de gâteaux, ce qui lui donna faim. Byska posa sa main sur son ventre, comme si elle allait prédire un gargouillement et qu'elle tentait de le rendre aussi silencieux qu'elle.
Mais c' était sans compter l'aide de la maghrébine qui lui proposait son deuxième paquet.
Que faire ? Refuser car après tout, ce sont les siens et qu'elle ne voudrait pas lui enlever le plaisir de pouvoir manger encore ou accepter par politesse mais aussi par faim ? Byska ne savait pas. Elle hésita un moment en fixant le paquet.

« La moitié, s'il te plaît. »

En demandant seulement la moitié, elle pouvait en laisser à sa camarade et en avoir un peu. C'était pour Byska la solution la plus convenable.
Elle esquissa un sourire en prenant deux gâteaux avant de redonner le reste à la jeune fille.
D'ailleurs, Byska eut un déclique. La « jeune fille » devait sûrement avoir un prénom. Et elle l'ignorait encore. Elle hésitait à lui demander mais, elle ne voulait pas se dévoiler en retour. Alors elle ne dit rien pour le moment.
Elle regardait l'heure sur sa montre, puis le soleil qui disparaissait un peu plus, laissant place à la nuit. Il n'était pas trop tard, mais il ne faudrait pas trop tarder à rentrer, de plus Byska ne se rappellerait sûrement pas par où elle était passée.

« Je vais y aller. Tu... veux venir ? »

Elle serait rassurée si la demoiselle l'accompagnait, mais elle ne voulait pas trop non plus la collée, ne voulant pas porter à confusion ses paroles et ses gestes. Car après tout Byska souhaitait rester seule, elle n'avait besoin de personnes.




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